Pour son 350e anniversaire en 2014, la fabrique veut mettre en valeur ses lieux de culte, dont l'église Notre-Dame-des-Victoires à la place Royale.

Tourisme religieux: un bon défi pour Québec

Il reste un secteur touristique à organiser à Québec: le tourisme religieux, selon le maire Régis Labeaume. Un bon défi, surtout avec un grand nombre d'églises et peu de moyens financiers.
Une étude a récemment révélé que sur les 4,7 millions de visiteurs qui viennent annuellement à Québec, 1,1 million font un détour par au moins l'une des églises patrimoniales du Vieux-Québec. Cela représente une proportion de 23 % de la fréquentation touristique pour la région immédiate de Québec, a quantifié la recherche effectuée par la Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Québec.
Le maire est conscient de l'attrait que représentent les églises et les bâtiments religieux dans sa ville et il aimerait bien que ce secteur soit mieux organisé. Mais les défis sont nombreux. «Il y a tellement d'églises et de lieux. Il faut faire le tri. [...] L'idée d'organiser un circuit intégré pour le tourisme religieux, c'est nécessaire, c'est payant, mais ça coûte cher.»
Si la Ville n'est pas responsable des églises, elle a «un devoir de préservation du patrimoine» contre la détérioration et aussi contre les velléités des promoteurs, ajoute M. Labeaume.
La Ville discute avec les deux congrégations fondatrices, les ursulines et les augustines. Déjà, ces dernières ont apporté de l'eau au moulin avec le lieu de mémoire habité qu'elles ont légué. Le service d'hôtellerie, le musée et le centre d'archives seront très attractifs, croit le maire, mais cela représente des investissements de 36 millions $.
«C'est toute la problématique. Surtout dans une ville patrimoniale comme Québec. On n'en manque pas, de patrimoine. C'est juste qu'il faut préserver le maximum et que ça représente énormément d'argent.»