Deux des dirigeants de Délire Escalade, Vincent Légaré et Lisa Lajoie, en action.

Toujours plus haut pour Délire Escalade

Lisa Lajoie, Jeff Beaulieu et Vincent Légaré se sont connus au début des années 2000 à l’Université Laval où ils initiaient des néophytes à l’escalade. Des vrais trippeux constamment à la recherche, l’hiver comme l’été, d’un cap abrupte à gravir.

Ils sont encore ensemble. Lisa Lajoie et Jeff Beaulieu forment même un couple dans la vie.

Et ils se passionnent encore pour la grimpe.

Pour eux, l’escalade est même devenue leur gagne-pain.

Lisa Lajoie et Jeff Beaulieu sont à la tête de deux entreprises connexes : Délire Escalade et Délires Prises d’escalade. Vincent Légaré est le directeur des opérations de Délire Escalade.

Avant de fonder officiellement leurs entreprises, le trio se réunissait dans l’appartement de l’un des trois membres pour fabriquer des prises d’escalade, ces petites pièces installées sur les parois d’un mur d’escalade intérieur permettant aux grimpeurs de s’appuyer ou de s’agripper.

Ils ont alors mis au monde Délire Prises d’escalade en 2002.

Trois ans plus tard avec l’aide d’une trentaine de copains qui ont passé le chapeau pour amasser un peu de love money, ils ouvraient une petite salle d’escalade de bloc. Cette activité se pratique sans corde, le défi étant de grimper des blocs de faible hauteur.

En 2008, les trois amis décident de faire le grand saut.

Ils inaugurent, à Beauport, un premier gymnase d’escalade. Un investissement de 315 000 $. Les adeptes peuvent s’amuser à faire l’ascension d’un mur d’une hauteur de 45 pieds. «Nous avons agrandi nos installations à Beauport à quatre ou cinq reprises au cours des dernières années», signale Lisa Lajoie, la copropriétaire et présidente de Délire escalade. Elle est aussi copropriétaire de Délire Prises d’escalade.

Au milieu des années 2010, l’escalade a connu un élan de popularité qui ne s’est pas encore estompé. Ajoutée au programme des Jeux olympiques de Tokyo en 2020, à l’instar du baseball, du karaté, du skateboard et du surf, l’escalade pourrait bientôt connaître une autre poussée de croissance.

Flairant la bonne affaire, Délire escalade a ouvert une deuxième succursale en 2015. À Sainte-Foy, cette fois.

Et pourquoi pas une troisième ?

C’est fait.

L’inauguration du gymnase d’escalade du quartier Lebourgneuf, sur le boulevard Pierre-Bertrand, s’est déroulée jeudi matin. Un investissement d’un peu plus d’un million de billets verts qui permettra la création de 15 nouveaux emplois. Un gym de 15 300 pieds carrés dans lequel les sportifs pourront pratiquer une foule d’activités.

«Notre réseau, nous voulons maintenant l’amener à Saguenay et à Lévis», ambitionne Lisa Lajoie.

Place à l’exportation

L’autre entreprise du couple Lajoie-Beaulieu, Délire Prise d’escalade, se porte assez bien merci.

Son chiffre d’affaires frisera 1,8 million $ à la fin du présent exercice financier. «Entre 2017 et 2018, la croissance de nos revenus a été de 33%.

L’entreprise possède une usine à Saint-Augustin-de-Desmaures.

«Notre expertise dépasse la fabrication de prises d’escalade. Nous nous spécialisons dans l’installation de salles d’escalade. Nous offrons un service clé en main à nos clients», explique Lisa Lajoie en mentionnant qu’une centaine de gymnases d’école et des centres sportifs municipaux profitent des équipements conçus, fabriqués et installés par Délire Prise d’escalade.

«Déjà, nous exportons notre expertise à l’étranger. En 2019, nous allons intensifier notre présence aux États-Unis.»

Les deux entreprises comptent maintenant 80 employés. En tout et partout, elles ont investi plus de 4 millions $ au cours des 15 dernières années.

Vincent Légaré et Lisa Lajoie ont inauguré, jeudi, dans le quartier Lebourgneuf, une troisième succursale de Délire Escalade.