Les terrains des Soeurs de la Charité, qui viennent d'être vendus au promoteur Michel Dallaire, ont une grande valeur agricole pour l'UPA, qui croit qu'un développement résidentiel et commercial contribuera à l'étalement urbain et à la perte de terres agricoles cultivables.

Terres des Soeurs de la charité: il faut dézoner, réitère Labeaume

Qu'importe la position de l'Union des producteurs agricoles, l'administration Labeaume persiste et signe: il faut dézoner les terres agricoles des Soeurs de la Charité et construire le vaste développement immobilier prévu par le Groupe Dallaire.
«On n'est pas obligés de penser pareil», a répliqué lundi maire de Québec Régis Labeaume à l'UPA.
Le Soleil révélait samedi que l'organisme lancera sous peu une «mobilisation citoyenne» sur Internet afin d'empêcher que les terrains vendus par les Soeurs de la Charité soient remplacés pas l'imposant développement immobilier d'ici 15 ans.
Le maire Labeaume, qui croit toujours que le projet du Groupe Dallaire est meilleur pour la région, a soutenu que la région de Québec est déjà bien dotée en agriculture urbaine avec ses 24 jardins communautaires. «C'est une réalité qui existe, ce besoin de cultiver en ville. Et on y répond en bâtissant des jardins communautaires. Et on pense qu'on fait notre bonne part.»
Ce projet, annoncé en décembre, se distingue par le fait que les profits de la vente des 6500 unités d'habitation, estimés à 150 millions $, seront versés dans des oeuvres caritatives.
«On veut dézoner ces terres agricoles. La Ville de Québec l'a déjà dit», a réitéré la conseillère responsable de l'aménagement du territoire, Julie Lemieux. «On a l'intention de faire quelque chose de très bien. Mais ça ne se fera pas demain matin», a nuancé l'élue qui promet une consultation citoyenne.