Le Groupe Dallaire s’était engagé en 2014 à remettre tous les profits de la vente d’unités du développement sur les terres des Soeurs de la Charité, soit environ 150 millions $, à des œuvres philanthropiques.

Terres des Soeurs de la Charité: Groupe Dallaire étudie un projet plus vert

Le Groupe Dallaire travaille actuellement sur une nouvelle mouture plus écologique pour son développement immobilier sur les terres agricoles des Soeurs de la Charité.

«L’immobilier est une industrie qui va se transformer d’ici 15, 20 et 30 ans. C’est comme l’industrie automobile avec les voitures sans conducteur», compare au Soleil le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire.

«Dans le bâtiment, avec l’intelligence artificielle, je pense qu’on s’en va vers une autre ère, notamment, avec des bâtiments plus verts qui ont une meilleure empreinte écologique. Pour y arriver, cela va prendre des bâtiments plus intelligents», poursuit-il.

Ce dernier participait jeudi, à Québec, au Rendez-vous annuel 2018 du créneau d’excellence Bâtiment vert et intelligent.

Pour son développement sur les terres des Soeurs de la Charité, d’une superficie de 211 hectares, toutes les options sont aujourd’hui sur la table à dessin afin de présenter un projet qui rejoindra la population et répondra aux besoins des familles de demain.

«Nous travaillons sur un projet qui intègre l’agriculture. On regarde actuellement ce qui se fait ailleurs dans le monde en terme d’innovation pour les développements résidentiels», indique le président.

«On s’en va vers des maisons qui vont marcher à l’énergie solaire. C’est dans un avenir pas si loin. Il faut commencer à penser à faire des bâtiments net zéro ou des établissements qui sont prêts pour devenir net zéro au niveau énergétique. Ce sont des choses auxquelles il faut penser pour de nouveaux quartiers. Nous analysons plusieurs possibilités», poursuit-il, regardant aussi pour intégrer des toits verts à son projet.

Pour information, un bâtiment net zéro est un édifice qui produit autant d’énergie qu’il en consomme.


« On s’en va vers des maisons qui vont marcher à l’énergie solaire. [...] Il faut commencer à penser à faire des bâtiments net zéro ou des établissements qui sont prêts pour devenir net zéro au niveau énergétique. »
Michel Dallaire, président et chef de la direction du Groupe Dallaire

6500 unités

Lors de l’annonce du projet, en 2014, l’homme d’affaires souhaitait initialement construire sur le terrain à l’ouest de Beauport situé entre l’avenue Saint-Samuel et Bourg-Royal environ 6500 unités d’habitation incluant des maisons de ville et en rangée, des condos ainsi que des appartements.

Le développement prévoyait aussi des espaces commerciaux, une école et un centre communautaire.

Rappelons que le Groupe Dallaire s’était engagé à remettre tous les profits de la vente d’unités, soit environ 150 millions $, à des œuvres philanthropiques.

Au cours des dernières années, plusieurs citoyens et organisations, comme l’Union des producteurs agricoles, ont dénoncé la disparition des terres agricoles sur ce site, s’opposant au dézonage.

En octobre dernier, ils ont remporté une première victoire lorsque le Schéma d’aménagement et de développement proposé par l’agglomération de Québec, qui prévoyait le dézonage de 567 hectares de terres agricoles, a été refusé par le gouvernement du Québec.

Quelques jours après cette annonce, le maire de Québec, Régis Labeaume, a toutefois réitéré son appui au projet du Groupe Dallaire, estimant qu’il était essentiel pour accueillir les 33 000 nouveaux ménages attendus d’ici 20 ans. Il a alors proposé à l’entreprise de refaire ses devoirs afin de présenter un projet «révolutionnaire».

Pour le moment, le promoteur immobilier n’est pas en mesure de fournir un échéancier quant au dévoilement à la population du nouveau projet. En 2014, il espérait livrer ses premières unités d’ici environ une quinzaine d’années. Il n’est également pas en mesure de dire le nombre d’unités d’habitation qui figureront dans les plans finaux.

«Nous ne sommes pas encore à cette étape», souligne-t-il. «C’est un projet qu’on va présenter en collaboration avec la municipalité».

D’ici le mois de février, la Ville devra démontrer au ministère des Affaires municipales qu’il est nécessaire de développer ce site.