Les entrepreneurs Marie-Elsa Proulx et Marc Duchesne ont remporté l'appel d'offre pour l'exploitation du kiosque de la terrasse Dufferin et la glissade glacée.

Terrasse Dufferin: terroir et histoire à la place des queues de castor

Finis les hot-dogs, la barbe à papa et les queues de castor sur la terrasse Dufferin. Avec le nouveau locataire du kiosque Princesse-Louise, ce sont plutôt les produits et les animations du terroir qui sont en vedette.
1884, c'est le nom de la nouvelle sandwicherie-crèmerie sur la terrasse Dufferin. C'est aussi l'année où la fameuse glissade derrière le Château Frontenac aurait vu le jour. «Jusqu'à preuve du contraire, c'est la plus vieille attraction de Québec», souligne le copropriétaire de l'entreprise, Marc Duchesne. Avec Marie-Elsa Proulx, il a remporté cet hiver l'appel d'offres de Parc Canada pour occuper le petit kiosque dont la vue donne sur le fleuve. L'entente inclut l'exploitation de la descente glacée, qui réjouit grands et petits depuis plusieurs générations.  
Après 30 ans, le locataire précédent a plié bagage. L'occasion était trop belle pour le duo de trentenaires, qui oeuvre dans l'industrie touristique depuis longtemps, de donner une nouvelle âme au lieu. Et c'est justement en raison de leur expérience auprès des étrangers qui visitent Québec qu'ils ont mis la main sur le convoité contrat de cinq ans, et ce, devant d'autres gros joueurs. 1884 est devenue l'entreprise soeur de Cicerone Tours qu'a cofondée M. Duchesne et qui offre des visites guidées en costumes d'époque.
Personnages
Ainsi, en plus d'être nourris, les clients de 1884 sont aussi divertis. L'été, des personnages comme mademoiselle Margot, tirée tout droit de la fin du 19e siècle, raconte aux touristes qui parcourent la terrasse Dufferin qu'elle est à la recherche d'un compagnon de vie. L'hiver, c'est un coureur des bois qui amusera les amateurs de luge tout en les informant de l'histoire de ce moyen de transport d'époque. Des forfaits glissade-chocolat chaud - «pas en poudre» précise M. Duchesne - seront disponibles tandis que le prix de l'attraction devrait demeurer le même qu'avant, soit 3 $. 
 «On veut être des ambassadeurs de la région de Québec», fait valoir l'entrepreneur. Pour y parvenir, tous les produits proviennent du coin, que ce soit les fruits de Léonce Plante sur l'île d'Orléans, le café de la Brûlerie de Café de la rue Saint-Jean, la crème glacée de Tutto Gelato à côté ou encore les sandwichs de MIUM. Tous ou presque puisque le 1884 a fait une concession importante : offrir de la populaire «slush» aux clients. Ceux qui avaient l'habitude de manger «une grosse molle» sur la terrasse ne seront pas en peine non plus. 
L'hiver, la cuisine sera adaptée, souligne Marie-Elsa Proulx, qui se familiarise tranquillement avec les aléas de la restauration. «C'était un peu difficile au départ», admet celle qui, par exemple, n'avait aucune idée du nombre de sandwichs par jour à prévoir. «Mais on a bien compris que lorsqu'il fait pas beau, on sert de la soupe et du café», renchérit en riant son partenaire d'affaires. 
Pour fidéliser la clientèle du secteur, des rabais sont offerts. 1884 emploie une quinzaine de personnes, dont certaines sont affectées uniquement à l'entretien de la terrasse Dufferin. Jusqu'à l'automne, le kiosque sera ouvert de 10h à 22h. Avec le temps froid, ses portes fermeront un peu plus tôt.