Le directeur général de Temrex, Michel Bigaouette, et Jean-Pierre Grenon, membre du conseil d'administration de l'entreprise, sont confiants de voir les nouvelles cellules de séchage améliorer la rentabilité de l'usine. Les cellules de séchage sont informatisées.

Temrex investit 8 millions$ à sa scierie de Nouvelle pour augmenter sa capacité de séchage

GASPÉ — Produits forestiers Temrex réalise présentement un investissement de 8 millions $ afin d’augmenter la capacité de séchage de son usine de Nouvelle de 26 % à 100 % de sa production. Ce choix de privilégier le bois séché s’est imposé en raison des conditions graduellement changeantes des marchés.

Cette usine gaspésienne, la plus grosse scierie de la région, a longtemps fait sa spécialité d’alimenter des clients à la recherche de bois vert, mais ce marché rétrécit.

«Au fil des ans, on voyait que le marché du bois vert diminuait de 10 à 15 % par année. On perdait des clients chaque année. C’était un marché canadien. Notre projet d’augmentation de la capacité de séchage était sur la table depuis plusieurs années. On l’a analysé de fond en comble avant de le réaliser […]. Le gros du volume est consommé par les Américains», précise le directeur général de Temrex, Michel Bigaouette.

Même si Temrex est la propriété exclusive d’Investissement Québec, une société publique avec des moyens financiers considérables et que l’ajout de séchoirs était considéré depuis au moins six ans, il fallait démontrer la rentabilité du projet avant de l’enclencher.

«Temrex est gérée de façon autonome. On est soumis aux mêmes contraintes que les autres entreprises.  On doit avoir des opérations rentables pour faire aboutir des projets. Ce n’est pas plus facile d’aller chercher des fonds chez Investissement Québec en raison de sa taille», note M. Bigaouette.

Son approvisionnement forestier s’établit à 500 000 mètres cubes de billes de bois, pour une production de 130 millions de pieds-mesure-de-planche par an. La société ne dévoile pas ses données financières mais son chiffre d’affaires se situe entre 80 M$ et 100 M$ par an si on se fie aux prix du bois de sciage et des sous-produits.