Michel Lambert, membre du comité organisateur chez ISACA Québec, et André Chicoine, président d’ISACA Québec, qui tiendra un congrès qui durera trois jours et qui portera sur neuf thématiques différentes.

Technologies émergentes: c’est génial, mais...

Les technologies émergentes ne cessent de nous épater. Alors qu’une nouvelle application pour les téléphones est créée tous les jours, que les voitures peuvent être contrôlées à distance et que plusieurs scandales entourant le vol d’informations privées font surface, il devient primordial d’être bien informé.

Pour célébrer ses 35 ans, ISACA Québec tiendra en octobre un congrès international sur les opportunités et les défis des technologies émergentes à Québec même, à l’hôtel Le Concorde.

«C’est très d’actualité, on est pleinement conscients de ça. On va essayer de donner une partie de l’information aux nombreuses questions», indique André Chicoine, président de ISACA Québec et conseiller en gouvernance de la sécurité chez In Fidem. 

Le congrès durera trois jours et portera sur neuf thématiques différentes. Il y aura des conférences davantage pour le grand public et d’autres qui cibleront les entreprises ou les professionnels du domaine qui désirent être à jour.

«La protection de la vie privée, l’éthique en général, je pense que ça n’a jamais été aussi intense dans les médias que maintenant. Tout le monde est interpellé par ça, on en parle entre nous dans notre réseau, des gens pour qui ce n’était pas une préoccupation il y a quelques années, là ça vient spontanément comme sujet de discussion. En terme de timing, je pense qu’on a vu juste», soulève aussi Michel Lambert, membre du comité organisateur chez ISACA Québec, et lui aussi conseiller chez In Fidem.

Le congrès est ouvert à toute la population. Le but est de démystifier tous les sujets qui semblent compliqués. 

«On souhaite évidemment la présence des représentants des municipalités, des représentants de moyenne et grande entreprise. C’est pour eux aussi. On aura une présentation sur les villes intelligentes, le big data, l’intelligence artificielle. On va aussi démystifier le block chain, tout le monde sait que ça existe, mais peu savent vraiment c’est quoi», ajoute M. Lambert. 

Et la sécurité?

Les deux hommes espèrent que le congrès rappellera aux gens que derrière chaque avantage ou chaque nouveau service technologique se cachent des risques. Il faut en être conscients et devenir vigilants.

«Si on n’est pas conscients de la valeur et de l’opportunité, on est moins enclin à en profiter. Quand on met en place un nouvel avantage, il faut être sûr d’avoir mis les contrôles. C’est un couteau à double tranchant», insiste M. Lambert.

Les deux hommes donnent l’exemple des voitures contrôlées à distance pour illustrer leurs propos. 

«C’est génial, mais c’est aussi épouvantable. Il y a des gens qui sont capables de craquer ça, et de faire démarrer ton auto ou appliquer les freins. Il y a des gens qui découvrent ces choses-là et trouve l’outil fantastique, mais ne pense pas à l’enjeu de sécurité. Ils croient que les gens sont tous honnêtes, c’est ça le plus grand problème», poursuit M. Chicoine.

Les technologies se développent à la vitesse grand V, mais la sécurité de l’information doit emboîter le pas. Pour chaque nouveau programme créé, il faut penser à la protection des données.

Après Desjardins, Capital One... 

Le sujet de la protection de données privées a fait les manchettes à maintes reprises dans les derniers mois. D’abord, dans le cas de Desjardins, les deux conseillers souhaitent rappeler qu’il ne s’agit pas d’une cyberattaque, mais d’un employé malhonnête qui a profité de ses accès pour voler des fichiers.

«Oui, les incidents qu’on a vu chez Capital One, chez Revenu Québec ou chez Desjardins, ça soulève beaucoup de questionnements, de la part des gens ou des entreprises. On le voit beaucoup, les gens se posent davantage la question : pour les risques, est-ce qu’on est correct? Si tu prends l’employé de Desjardins, c’est possible de garder un contrôle avec les accès et les téléchargements. L’employé fait partie souvent de la solution», explique M. Chicoine. 

«Une partie de la réponse est une solution technologique. Le morceau le plus important reste la personne. Tu peux éduquer les personnes à être vigilants, les solutions technologiques ont ses limites. Desjardins existe depuis plusieurs décennies, c’est un cas sur combien? La vaste majorité des employés contribuent à la solution», ajoute M. Lambert.

Le congrès se teindra du 7 au 9 octobre, il est possible de consulter la programmation et de s’y inscrire sur le site Web d’ISACA Québec (isaca-quebec-2019.org).