Technologies de l’information: plus de 6500 postes disponibles

Nouvelle encourageante pour les employeurs du secteur des technologies de l’information de la communication. Les écoles, les cégeps et les universités ont fait le plein de futurs techniciens et professionnels au cours des dernières années.

TECHNOCompétences, le comité sectoriel de main-d’oeuvre en TIC , a rendu public, mardi, son diagnostic sur l’état de la main-d’oeuvre dans ce secteur en pleine croissance.

En 2017, pas moins de 7300 nouveaux emplois ont été créés dans cette industrie qui a poussé à un rythme moyen de 2,51 % par année au cours de la dernière décennie, soit le double de la croissance annuelle du PIB au Québec pendant la même période.

Et des emplois, il s’en est créé six fois plus dans les TIC, l’an dernier, que dans le reste de l’économie.

«Dans un contexte de plein emploi, cette croissance amène son lot de défis pour l’industrie qui peine à pourvoir les 6500 postes disponibles», rend compte la publication qui soulève le cas des plus petites entreprises qui n’arrivent pas à trouver des travailleurs d’expérience.

Au Québec, le salaire moyen d’un professionnel en TIC est de 70,600 $. À Québec, un professionnel en TIC va toucher en moyenne 16 % de moins que son collègue installé à Montréal.

La relève sur les bancs d'école

Par ailleurs, TECHNOCompétences a observé, au cours des cinq dernières années, une «propension à la hausse» des inscriptions dans les programmes de formation en TIC.

En formation professionnelle, le programme Soutien en informatique a connu une croissance marquée. Le bassin d’étudiants a augmenté de 63 %. La diplomation, pour sa part, a crû de 54 %.

Au collégial, le bassin d’étudiants dans les programmes de techniques de l’informatique a augmenté de 15 % et le taux de diplomation de 64 %.

Même constat du côté des universités. La croissance des inscriptions a été forte dans les programmes liés au génie informatique (114 %) et aux sciences de l’informatique (78 %).

Le comité sectoriel de main-d’oeuvre apporte cependant un bémol.

«La situation au regard de la mise à jour des programmes reste toujours extrêmement problématique, surtout pour les programmes étant sous la responsabilité directe du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.» Elle ne suit pas toujours «le rythme effréné imposé par l’innovation dans le secteur. Des efforts et des changements concrets devront cependant s’opérer afin d’assurer la pertinence des programmes offerts.»