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BlackBerry Key2: conçu pour le travail

Lors du lancement à New York, il y a quelques semaines, TCL Communication, l’un des principaux fabricants mondiaux de téléphones intelligents et partenaire de licence de la marque BlackBerry, parlait de la résurrection d’une icône à cause du clavier. C’est vrai.

Pour avoir utilisé les anciens BlackBerry, j’avais l’habitude de ces claviers externes et du fameux concentrateur (hub) des BlackBerry où l’on trouve tous ses messages.

Il m’a fallu plus de temps pour déballer l’appareil et insérer la carte SIM de mon fournisseur que pour retrouver mes repères et créer les raccourcis du clavier pour ouvrir les applications.

Si l’écran est plus petit que celui des autres téléphones multifonctions des dernières générations, il est amplement grand pour effectuer toutes les tâches que j’ai à faire dans mes fonctions professionnelles : consulter mes courriels et réseaux sociaux, lire des documents de tous les formats, clavarder sur Messenger ou par textos. Ça va drôlement plus rapidement pour écrire avec un vrai clavier. La sensation des touches fait une grande différence et je n’écris jamais de lettre en double ou de trop dans mes messages.

La pile est plus puissante que celle de mon iPhone SE, garde sa charge presque 20 heures de plus et se recharge plus rapidement grâce au mode de recharge rapide.

Intéressant même pour les jeux

Même pour les jeux que j’ai pris le temps de tester, l’écran est suffisamment grand pour avoir tous les détails et la souplesse nécessaire pour les mouvements. L’affichage est de 4,5 pouces pour une hauteur totale de près de 6 pouces avec une largeur de presque 3 pouces. L’appareil photo arrière donne d’excellents résultats, même pour la vidéo (caméra double 12 mégapixels). La caméra frontale, pour autre chose des égoportraits, fonctionne très bien pour les conversations vidéo par Skype ou Google Duo.

Le concentrateur et le clavier, c’est ce que j’ai le plus apprécié au cours de dernières semaines.

Selon les données sur le site, l’appareil est doté de la dernière version du système d’exploitation Android 8.1 Oreo et la pile de 3500 mAh devrait fonctionner plus de 25 heures en utilisation mixte. Elle devrait même garder sa charge en mode normal pendant deux jours. L’appareil se vend 880 $ sans contrat et près de 300 $ avec un contrat de deux ans.

Site Web: https://blackberrymobile.com/ca/fr/product/blackberry-key2/

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Facebook veut offrir son interface en inuktitut

Facebook demande la collaboration de ses utilisateurs qui parlent inuktitut afin de traduire le site de réseautage social dans la langue des habitants du Grand-Nord, qui utilisent beaucoup les médias sociaux pour communiquer.

Depuis lundi, jour de la Fête du Nunavut, les locuteurs de l’inuktitut peuvent accéder à l’application «Translate Facebook», où ils pourront lire des mots et des phrases de l’interface et se verront demander une traduction dans la langue inuite. Les utilisateurs peuvent aussi se prononcer par vote sur les suggestions de traduction de l’application, et les résultats serviront éventuellement à établir une version inuktitute de Facebook, qui sera lancée l’année prochaine.

Kevin Chan, responsable de la politique publique chez Facebook Canada, explique que le projet fait suite à une table ronde avec des leaders autochtones, qui avaient souhaité une interface dans leur propre langue. On commencera par des choses simples, comme les boutons «partager» et «commenter», mais Facebook promet éventuellement des phrases plus complexes dans l’interface.

L’inuktitut désigne toutes les langues parlées par les Inuits, y compris le dialecte parlé sur l’île de Baffin. Ses locuteurs peuvent déjà taper sur Facebook des messages en écriture syllabique, une version écrite de la langue. Mais selon M. Chan, les Inuits souhaitaient que l’interface du site lui-même soit en inuktitut.

L’interface n’utilisera pas l’écriture syllabique, mais plutôt l’orthographe romaine - l’alphabet utilisé pour le français ou l’anglais, notamment. M. Chan explique que cette décision a été prise sur recommandations de l’une des organisations partenaires de Facebook dans ce projet, afin de rendre le site de réseautage social aussi accessible que possible au plus grand nombre.

L’organisme «Nunavut Tunngavik Incorporated», qui administre les revendications territoriales des Inuits, et l’»Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit», l’autorité linguistique du Nunavut, ont contribué à ce projet.

«La reconnaissance par Facebook de son rôle dans la promotion et l’utilisation de l’inuktitut est très appréciée, particulièrement au Nunavut, où c’est la langue publique majoritaire», a déclaré Aluki Kotierk, présidente de «Nunavut Tunngavik». «C’est particulièrement bienvenu, parce que les Inuits du Nunavut utilisent Facebook pour garder contact entre eux.»

Selon Statistique Canada, le pourcentage d’Inuits du Nunavut qui déclaraient l’inuktitut comme la langue maternelle était de 80 pour cent en 2011, en baisse par rapport à un taux de 88 pour cent en 1996; l’utilisation de l’inuktitut à la maison est passée de 76 à 61 pour cent pendant la même quinzaine d’années.

«Fournir une interface et permettre les communications dans notre langue est l’une des façons d’encourager les nôtres à utiliser notre langue dans tous les domaines, y compris les très populaires médias sociaux», a estimé Mary Thompson, présidente de l’»Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit», l’autorité linguistique du Nunavut.

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Google devrait lancer son concierge numérique Duplex cet été

MOUNTAIN VIEW, Californie - Lorsque Google a présenté pour la première fois en mai Duplex, son concierge numérique capable de faire des appels téléphoniques, certains ont jugé qu’il semblait trop humain. D’autres se sont inquiétés du fait qu’il enregistrerait secrètement les appels.

Le géant de la recherche en ligne assure qu’il s’est attardé à ces préoccupations.

Tout d’abord, Google affirme que le bot s’identifiera comme un assistant automatisé à l’avance et annoncera qu’il enregistre les appels. Des téléphonistes humains se tiendront prêts en cas de problème.

Quant à la tendance de Duplex à utiliser des «hum» et des «ah», Google note que cela a amélioré la capacité de l’assistant à prendre rendez-vous en interagissant plus naturellement avec les humains à l’autre bout du fil.

Google prend grand soin d’assurer que Duplex se conforme à un ensemble de principes concernant l’intelligence artificielle qu’il a publié plus tôt ce mois-ci. Parmi ceux-ci: mettre au point uniquement des outils qui sont socialement bénéfiques et dont la conception même protège la vie privée.

«Nous n’essayons pas de leurrer les gens», a déclaré Scott Huffman, le vice-président de l’ingénierie pour l’Assistant de Google. Pour l’illustrer, il a fait entendre un enregistrement d’un prototype de Duplex dans lequel une voix masculine informatisée, à l’accent britannique, essaie de faire une réservation pour quatre dans un restaurant. Le bot comble un silence gênant avec un «Hello» désagréable.

«Le système n’était pas très bon, a admis M. Huffman. Les gens raccrochaient, ils se sentaient mal à l’aise avec la conversation, et l’équipe a commencé à se demander, ‘Comment allons-nous rendre ça plus naturel?’ En chemin, à chaque étape, nous avons constaté que notre taux de réussite augmentait.»

Maintenant, Duplex peut prendre rendez-vous chez le coiffeur, faire des réservations au restaurant ou vérifier les heures d’ouverture à l’occasion des jours fériés - les seules tâches pour lesquelles il est programmé - quatre fois sur cinq sans intervention humaine.

Et il s’identifie de différentes manières. Dans un exemple d’appel, Duplex a lancé: «Bonjour, je vous appelle pour faire une réservation, je suis le service de réservation automatique de Google, donc je vais enregistrer l’appel». Dans un autre, il commence: «Salut, je suis l’assistant Google. J’appelle pour faire une réservation pour un client. Cet appel automatisé sera enregistré.»

Les entreprises peuvent refuser d’accepter les appels de Duplex en ligne, bien que cela signifie que Duplex ne mettra pas à jour les informations sur Google Maps après avoir vérifié des données telles que les heures d’ouverture. Les personnes qui demandent à Duplex de passer des appels peuvent limiter ce que le bot partage avec les entreprises, par exemple en gardant leur adresse de courriel privée.

Lors d’un test de Duplex, un journaliste de l’Associated Press a agi comme employé d’un restaurant et s’est opposé à ce que l’appel soit enregistré. Google n’a pas permis de partager l’enregistrement audio ou vidéo de la démo, mais voici une transcription de la conversation:

Duplex: «Salut, je voudrais faire une réservation, je suis le service de réservation automatique de Google, je vais donc enregistrer l’appel, je peux réserver une table pour le samedi 30?»

AP: «Euh, ok, mais si je ne veux pas que l’appel soit enregistré?»

Duplex: «Ok, on vous rappellera sur une ligne non enregistrée.»

Un téléphoniste a rappelé en quelques minutes, a terminé la réservation et a déclaré que le restaurant ne recevrait plus d’appels de Duplex à l’avenir.

John Havens, le directeur général de l’Initiative mondiale de l’IEEE sur l’éthique des systèmes autonomes et intelligents, affirme qu’il est «très encouragé» par la transparence immédiate de Duplex.

Puisque les gens interagissent de plus en plus avec des systèmes d’intelligence artificielle, ils doivent avoir des choix clairs sur la façon dont ils sont disposés à le faire, a-t-il dit. «Vous avez raccroché et un humain a rappelé, si cela devient la norme, c’est génial.»

Le lancement initial de Duplex ne couvrira que les questions relatives aux congés et aux fins de semaine, et sera limité à un groupe restreint de testeurs et d’entreprises. La possibilité de réserver au restaurant ou de prendre rendez-vous chez le coiffeur suivra plus tard cet été.

Google s’intéresse principalement aux petites entreprises qui n’acceptent pas les réservations en ligne via des applications telles que Open Table, que l’Assistant de Google utilisera pour réserver au lieu de Duplex s’il est disponible.

Pour l’instant, Google n’a pas l’intention de donner accès à la technologie aux développeurs d’applications tiers. Nick Fox, un vice-président de Google, a déclaré qu’il était trop tôt et que Google continue à découvrir comment son bot interagit avec les humains dans le monde réel.

«Nous avons vu des entreprises raccrocher, a-t-il dit. Est-ce que c’est agréable de lui parler, est-ce étrange de lui parler? C’est l’objectif de cette prochaine phase, de vraiment comprendre ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, de répéter et d’aller de l’avant.»

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L’intelligence artificielle au service des entreprises

Mirego lance jeudi matin une coentreprise spécialisée dans les solutions basées sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et adaptées aux entreprises engagées dans la transformation numérique de leur compagnie.

En créant Hectiq.AI en collaboration avec Martin Laprise, physicien et scientifique de données, la mission de la nouvelle entité sera d’apporter des solutions d’affaires aux sociétés à l’aide d’outil d’analyses des données de masse (Big Data), des algorithmes et des systèmes d’apprentissage profond (deep learning et machine learning).