Une équipe au travail

Web à Québec: créer une application utile aux citoyens en 72 heures

Pendant l'événement Web à Québec (WAQ), une douzaine de programmeurs et designers du Web participent à la création d'applications pour que les citoyens de la ville de Québec puissent avertir les autorités et les services municipaux qu'il y a un problème à régler à tel endroit avec un lampadaire, un nid de poule sur telle rue ou toute autre situation demandant une intervention.
Cette compétition nommée l'Iron Web s'est mise en route mercredi et se terminera vendredi en après-midi. La Ville de Québec s'est associée au WAQ, explique l'organisateur en chef Jonathan Parent, en lançant un défi aux deux équipes de six participants. Elles doivent réaliser trois applications en 72 heures, une pour les téléphones, une pour les tablettes et une dernière pour le Web et les ordinateurs personnels.
La compétition est retransmise en direct sur le Web à l'adresse ironweb.org.
La Ville remettra 5000$ en bourse, soit 1000$ pour le meilleur rendu de chacune des applications et 2000$ pour la meilleure application parmi les six projets. D'ailleurs, ces applications seront mises à la disposition des citoyens. Ainsi, disent les représentants de la ville, ces outils pourront identifier le problème et le lieu avec précision pour faciliter une intervention rapide.
Une particularité de la compétition cette année est la présence d'un participant de la ville de Bordeaux dans chacune des équipes. Ils font partie d'une délégation d'une dizaine de Français venus participer au WAQ et à des rencontres avec des entreprises en technologie de Québec.
Mercredi soir, le WAQ accueillait Mike Kruzeniski, de l'équipe de conception de Twitter, où il dirige la création des expériences fondamentales sur le célèbre réseau social depuis sept mois.
Avant, il étant chef principal de conception chez Microsoft, où il s'occupait notamment de la productivité et des expériences internationales sur le système d'exploitation du Windows Phone.
Devant plus de 500 personnes à l'Espace 400e, le concepteur a donné de nombreux exemples de design d'interface des ordinateurs aux fils des ans, certaines conceptions faisaient rire la foule à cause de la naïveté des principes mis de l'avant dans les années 70 et 80.
À son avis, avec tous les écrans qui entourent les citoyens ces années-ci, le design des interfaces doit miser sur la simplicité, l'efficacité, la clarté et l'expérience quasi sensorielle de l'utilisateur. Il faut que l'interface soit une expérience agréable qui reflète non seulement la marque qu'elle habille, mais qui doit aussi être un reflet de la personnalité de l'utilisateur.
Il croit que les présentations au design complexe sont dépassées et que les meilleures applications et interfaces, dans leur présentation comme dans leur utilisation, doivent se comprendre tout de suite sans qu'on ait besoin de réfléchir pour savoir comment elles fonctionnent. Pour lui, le design moderne tout en demeurant simple, à la limite dépouillé, doit avoir un petit côté émotif et attirant.