Le centre de données en colocation 4Degrés a reçu la certification Tier III d'Uptime Institute. Il s'agit de la seule firme de la région de la capitale à obtenir une telle reconnaissance.

Vidéotron acquiert le centre de données 4Degrés

Le centre de données 4Degrés change de propriétaire. Vidéotron se porte acquéreur du centre de serveurs en colocation entré en service en juin dans le Parc technologique de Québec.
Le montant de la transaction s'élève à 31,5 millions $ et pourra atteindre 35,5 millions $ si certaines conditions sont remplies.
Selon le communiqué diffusé ce matin, «l'acquisition de ce centre procurera à Vidéotron Service Affaires un avantage important dans l'offre de services groupés offerts aux entreprises d'ici qui cherchent à décentraliser leurs serveurs de données» et à passer dans l'univers de l'infonuagique.
Interrogée à savoir si Vidéotron se lancerait dans les services d'infonuagique, l'entreprise a répondu par courriel qu'elle analysait les possibilités. «Nous nous devons d'y aller une étape à la fois. Nous sommes sûrs qu'avec l'expertise de l'équipe en place, nous pourrons faire les meilleurs choix qui s'imposent.»
Pour ce qui est de l'avenir du centre de données et de son développement, on répond que l'infrastructure actuelle offre plusieurs possibilités d'expansion. «Le marché des centres de données est encore sous-développé. Le Québec accuse un retard en la matière par rapport à la tendance observée en Amérique du Nord. Les opportunités d'affaires sont donc réelles. Nous sommes encore au début de la vague», écrit-on.
Pour Vidéotron, cette acquisition vient compléter l'offre de services offerts aux 115 000 entreprises clientes du réseau filaire (fibre optique et câble coaxial) et de son réseau mobile.
Le centre 4Degrés est l'un des rares au Québec à avoir obtenu l'accréditation «Tier III» de l'Uptime Institute.
Rappelons qu'au moment de l'entrée en service du centre 4Degrés, deux autres projets de centre de serveurs étaient sur les planches pour la région de Québec : celui d'Interplex, qui n'a jamais levé de terre, et celui d'Asentri, la firme derrière le coffre-fort virtuel de la Ville de Québec, prévu pour 2017, mais dont la réalisation semble de plus en plus incertaine.