Les joueurs de tous les âges peuvent prendre part au Défi Laser sans craindre de se faire blesser par les projectiles. Cette infographie montre l'équipement que les joueurs portent, dont le gilet qui comportent les dix cibles illuminées et le fusil qui en a une aussi.

Un jeu d'adresse avec des lasers à la Star Wars à Québec

Le jeu d'adresse Défi Laser, c'est comme le jeu des enfants «les cowboys contre les indiens, mais à la manière de Star Wars avec des lasers», lance Yoann Brottier qui a importé de France le modèle de jeu en labyrinthe des lasers tag.
<p>Michael, Michael et Martin se préparaient à joueur une deuxième partie en équipe contre les filles Andréanne, Mélyna et Danye, parce que tout le monde avait bien apprécié l'expérience de la première partie. </p>
Contrairement au paintball où le joueur doit quitter le jeu dès qu'il a été touché, Défi Laser permet à tout le monde de s'amuser même s'il se fait désactiver pour huit secondes des dizaines de fois pendant la partie de 20 minutes.
Ce n'est pas violent, ça ne fait pas mal comme une balle de peinture, et il n'y a aucun danger pour les yeux. «Ça fait près de 25 ans que le concept existe en France, continue Yoann Brottier. Nos appareils et notre technologie ont été homologués pour le Canada et les États-Unis par le Bureau Véritas et Industrie Canada.»
Trois labyrinthes
Dans certains établissements de jeu d'adresse analogues utilisant des transmetteurs à infrarouge «qui n'exigent pas une aussi grande précision des tirs», continue M. Brottier, la tendance est de mettre tous les groupes d'âge ensemble, de mélanger tout le monde dans la seule salle de jeu. À Sainte-Foy, Défi Laser a fait construire trois labyrinthes différents pouvant accueillir entre 6 et 25 participants. Pour les plus gros groupes, on unira deux salles ou les trois s'il le faut.
«Ici, dira Yoann Brottier, nous ne mélangerons pas des enfants à des groupes d'adultes, à moins que ce soit un groupe familial.» C'était le cas mardi avec un groupe de Lévis composé de jeunes adultes accompagnés de deux parents, même chose avec le groupe de Morrigane qui fêtait son anniversaire avec des amies de son âge en jouant dans les labyrinthes.
Dans les deux groupes, tout le monde était heureux de l'expérience de la première partie où ils s'étaient bien amusés. Alors, d'un commun accord les participants se lançaient un deuxième défi dans une nouvelle salle.
«C'est super le fun», racontait Morrigane au sortir de la première partie. «C'est beaucoup mieux que ce à quoi j'ai joué à Ottawa», ajoutait l'une de ses amies avant de partir presque à la course pour une deuxième joute.
Dans le groupe de Lévis, où au moins un des participants, Michael, avait joué au paintball, Danye affirmait qu'elle n'aurait jamais tenté l'expérience avec les balles de peinture. Elle avait décidé de partir pour une deuxième ronde parce que c'était vraiment intéressant. Et les autres acquiesçaient en hochant la tête. 
Dans les deux cas, tous les participants en étaient à leur première expérience, et ils avaient bien aimé ce petit 20 minutes dans les recoins sombres du labyrinthe.
Un second Défi Laser à Beauport dans un an
Passionné de ce jeu dont il était copropriétaire d'une dizaine de franchises en France, Yoann Brottier a décidé, avec sa compagne Andréa Javelot, de venir tenter l'expérience à Québec. Ils ont mis près de deux ans à préparer leur plan d'affaires et six mois à obtenir les autorisations et le financement à Québec pour ouvrir les portes du centre d'amusement le 3 juillet.
«Nous voulions changer d'air et nous nous sommes préparés en conséquence», avoue Yoann Brottier. «J'ai fait venir un ami qui travaillait pour moi afin de concevoir les labyrinthes. Et nous avons importé cette technologie qui a fait ses preuves. Car tout peut être paramétré sur le système informatique, le tir des fusils laser, les bases des équipes, les défis en équipe, les bonus. À la fin de la partie, les joueurs obtiennent leur classement en fonction des tirs réussis et des tirs reçus.»
Les deux partenaires ont eu l'aide de Québec International pour «parler aux bonnes personnes pour faire avancer le projet». Mais, ils ont dû franciser le nom de l'entreprise à la demande de l'Office de la langue française qui ne semblait pas aimer «Laser Tag Evolution», nom utilisé en France.
Dans une ville de la taille de Québec, il y a de la place pour d'autres centres d'amusement du genre. Dans un an, après avoir analysé le rendement de ce premier commerce, un nouveau Defi Laser pourrait voir le jour dans le secteur Beauport. À moyen terme, M. Brottier estime qu'il pourrait ouvrir cinq centres dans la région.
Les détails sur les heures d'ouverture et les tarifs de l'activité sont sur le site Web www.defilaser.ca. Les locaux sont au 2333, rue Galvani, près de la côte Nérée-Tremblay.