Pour le ministre François Blais, le portail ne peut qu’être le bienvenu pour les entrepreneurs, trop souvent confrontés à un véritable capharnaüm lorsqu’il s’agit de transiger avec le gouvernement.

Portail Entreprises Québec: «virage majeur» dans le soutien aux entrepreneurs

En fonction depuis plus d’un an, le portail Entreprises Québec a permis de réduire de plus de moitié le délai nécessaire pour permettre à un entrepreneur d’avoir accès aux services gouvernementaux afin de se lancer en affaires. Jusqu’à maintenant, quelque 600 d’entre eux ont profité de cette plateforme qui vise à simplifier les démarches avec le gouvernement.

Pour le ministre délégué aux Petites et Moyennes entreprises, à l’Allègement réglementaire et au Développement économique, Stéphane Billette, ce guichet unique s’avère un «virage majeur» dans le soutien aux entrepreneurs, souvent irrités par la complexité des étapes lorsque vient le temps de transiger avec le gouvernement.

De toute évidence, le nouveau système a fait ses preuves. Alors qu’une douzaine de jours en moyenne était nécessaire auparavant pour le lancement d’une entreprise en bonne et due forme, le délai de traitement n’est plus que cinq jours.

Demandes de permis, suivis de dossier, services d’accompagnement, recherches de financement, changements d’adresse, autant de services qui seront offerts aux entrepreneurs, en un seul clic, sur le site www.entreprises.gouv.qc.ca.

«C’est un guichet unique qui va aller chez l’entrepreneur», au lieu de l’inverse, a expliqué mardi, en conférence de presse, le ministre Billette, flanqué pour l’occasion du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale François Blais, et du ministre délégué à l’intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles, Robert Poëti.

De l’avis de M. Billette, cette nouvelle plateforme, qui découle d’une série de recommandations émises par le Comité de travail sur l’entrepreneuriat des jeunes entreprises déposé en début d’année, contribue à «faciliter la vie entrepreneuriale» et les échanges avec l’État. En outre, une meilleure coordination est instaurée — «en bon québécois, on sait ce que font la main gauche et la main droite».

Même s’il n’a pas été publicisé jusqu’à maintenant sur une large échelle, le service connaît un «succès plus qu’impressionnant», a indiqué M. Billette. «C’est de plus en plus utilisé, ça commence à se parler dans le milieu [des affaires].»

Pour le ministre Blais, ce système ne peut qu’être le bienvenu pour les entrepreneurs, trop souvent confrontés à un véritable capharnaüm lorsqu’il s’agit de transiger avec le gouvernement. À travers «une centaine de sites Web, plus de 1000 numéros de téléphone et 450 points de service, il peut être difficile de s’y retrouver. Il s’agit d’une véritable transformation de la culture du service à la clientèle de l’administration publique.»

Ce nouveau portail d’accompagnement s’inspire de ce qui se fait le mieux en la matière, au Royaume-Uni et en Australie. Quelques provinces canadiennes ont déjà adopté ce virage, comme l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, a expliqué le ministre Blais.

L’accès des entreprises aux appels d’offres publiques sera également simplifié grâce à ce portail, a pour sa part précisé le ministre Poëti.