Christophe La Fontaine et Guillaume Boucher-Bélanger, cofondateurs de Netleaf, pensent doubler leur effectif actuel de neuf employés dans l'année qui vient.

Netleaf en poussée de croissance

La jeune pousse qui tentait de faire sa place au soleil, il y a cinq ans, dans le référencement Web vient de passer à la vitesse supérieure. Déménagée dans Saint-Roch, Netleaf compte maintenant neuf employés.
L'agence de référencement a triplé le nombre d'employés dans la dernière année et les cofondateurs de Netleaf, Guillaume Boucher-Bélanger et Christophe La Fontaine, pensent que l'effectif actuel de neuf employés va doubler dans l'année qui vient.
«Bien que certaines entreprises se disent spécialistes du placement numérique et du référencement Web, estime Christophe La Fontaine, nous sommes peu nombreux au Québec à avoir développé cette spécialité avec les outils de Google.»
Deux façons de faire
La recherche par mots-clés n'est pas près de disparaître. Mais il y a deux façons de faire les choses : préparer et créer le site Web en fonction du référencement ou bâtir le référencement à partir d'un site déjà existant. Dans les deux cas, il s'agit de faire en sorte que le site apparaisse dans les premières références de la demande de recherche sur le moteur Google.
La deuxième solution est la plus complexe et la plus longue, affirment les deux hommes d'affaires. Pour un site de milliers de pages, il faut du temps et de l'argent et une analyse en profondeur du site. Si le client est prêt à assumer la facture, soit ! 
Préparer un site en conséquence de son référencement, soutient M. Lafontaine, permet de s'assurer que chacune des étapes corresponde aux standards de qualité de Google. La structure du squelette du site s'organisera autour du référencement. Ce sera logique et cela donnera des résultats en fonction des attentes du client.
Mais pourquoi Google alors qu'il existe d'autres outils de recherche? «Les statistiques nous montrent que 80 à 90 % des Québécois utilisent le moteur de recherche Google. Il est possible d'organiser le référencement pour d'autres moteurs de recherches, mais nous ne pouvons pas garantir que la recherche placera le site en question dans les premiers résultats de la première page de référence», explique Guillaume Boucher-Bélanger. C'est une stratégie gagnante pour les propriétaires du site : le positionnement en première place des résultats se traduit par plus d'appels, plus de demandes d'information et plus de contrats pour les entreprises qui vendent des biens ou des services.
Veille technologique
De plus, lorsque l'équipe de Netleaf se charge du boulot, le contrat annuel comprend une veille technologique assurant que le positionnement du site sera toujours dans la cible de la première page des résultats de recherche, tout juste après les liens du type «adwords», ou référence publicitaire payée, offerts en ligne par Google.
Parmi les standards de qualité qui amène le moteur Google à positionner un site plus haut dans les résultats, les cofondateurs de Netleaf mentionnent les sites adaptatifs, c'est-à-dire qui s'affichent correctement sur ordinateur, tablette et téléphone. Il y a aussi les sites à haute sécurité commençant par les lettres HTTPS. Google reconnaît alors la qualité du site avec ces critères, ils sont mieux notés et mieux positionnés.
En plus, pour les entreprises, la recherche permet d'identifier la localisation du commerce dans la carte locale de Google Map qui apparaît en marge, à droite des résultats. Tout cela à cause du référencement avec Industrie Canada et d'autres outils. «Nos clients notent que les internautes s'en servent avec leur téléphone pour nous appeler ou demander les directions à suivre à l'aide du GPS intégré», soutient M. La Fontaine.
Parmi les outils intéressants avec le mode de référencement au clic (adwords), Google offre aux organismes sans but lucratif un budget de service qui vaut au minimum 10 000 $US jusqu'à 40 000 $ par mois en service. 
Netleaf, qui donne son temps gratuitement dans ce projet, vient de faire le suivi pour l'Association québécoise de prévention de suicide. «C'est une initiative très intéressante pour les OSBL», soutient M. La Fontaine.
Quant aux prochaines années, les cofondateurs de Netleaf les voient en mode croissance, mais aussi en adaptation, car les commandes de recherches vocales sur le Web par le téléphone s'installent et sont en progression. Le mode de référencement devra lui aussi être adapté.
Site Web : netleaf.ca