François Marceau, qui teste tous les objets ou presque chez Mirego, s'intéresse de près aux lunettes Google.

Lunettes Google: les premiers pas d'un outil à fort potentiel

Les objets connectés, ce n'est pas l'expression la plus formidable de la langue française mais elle décrit une réalité à nos portes, même sur le bout de notre nez.
Si les lunettes Google font parler d'elles, le produit est encore en phase de développement, aux balbutiements. C'est que Le Soleil a pu constater cette semaine avec Albert Dang-Vu, le patron de Mirego, et François Marceau, développeur de logiciel de l'entreprise.
«Nous avons demandé à Google d'utiliser ces lunettes pour évaluer le potentiel de développement d'application, raconte Albert Dang-Vu, mais c'est un produit dans la phase alpha. Les possibilités sont là, mais il faudra encore des adaptations. Ça demeure un objet qui a un fort potentiel même s'il faudrait que la technologie s'intègre à des montures qui ont plus de style tout en utilisant les verres correcteurs de ceux qui portent déjà des lunettes.»
François Marceau, qui teste tous les objets ou presque chez Mirego, raconte comment on peut prendre des photos, s'en servir pour consulter une carte routière ou faire d'autres recherches. On peut s'en servir pour mesurer sa vitesse lors d'une course à pied ou à vélo, ou consulter une recette sans mettre les mains graisseuses sur l'iPad ou le livre. Toutefois, les lunettes doivent être connectées à un téléphone cellulaire. Elles valent plus de 1500 $.
Albert Dang-Vu voit beaucoup de potentiel dans les entreprises, comme pour une infirmière qui pourrait consulter le dossier du patient pendant qu'elle l'ausculte, ou encore l'employé au contrôle de la qualité qui obtient des informations sur le fonctionnement de la machine.
Tout ce qui peut s'afficher sur un iPhone ou un autre téléphone peut s'afficher sur l'écran des lunettes Google. Par contre, l'outil est perfectible tant pour le son que pour la durée de la pile qui ne dépasse pas trois heures d'utilisation.
«Ce qu'il faut, affirme-t-il, c'est tout l'écosystème des applications pour que le consommateur soit satisfait. Ça viendra, mais il faudra encore du temps de développement pour avoir un outil encore plus intéressant.»
iBeacon
Pourtant, il y a d'autres objets, comme la balise iBeacon, moins spectaculaires à regarder que les lunettes Google, mais drôlement efficaces.
Il s'agit d'une forme de transpondeur que l'on a dans ses poches, sur son porte-clefs ou dans son sac, en lien avec l'iPhone et le système iOS 7, puisque Apple est derrière ce projet, et une autre balise dans un commerce. La personne passe dans une allée d'un grand magasin et on l'avertit d'un rabais sur son téléphone. Ou encore devant le restaurant, on pourra avoir accès au menu, réserver et commander le repas. Et même ne pas oublier le lait à l'épicerie.
Le potentiel est énorme avec son côté pratique tant pour les commerçants que les consommateurs, affirment les deux spécialistes.
Ces deux vidéos en anglais donnent des informations sur les possibilités de cette technologie :