Selon Jean-Yves Roy, pdg de l'INO, le faible taux de chômage à Québec est attribuable au fait que la ville a pris un virage vers l'économie du savoir.

L'INO: 25 ans d'audace et de passion pour la lumière

À l'occasion de son 25e anniversaire, l'Institut national d'optique se transporte au Musée de la civilisation demain et dimanche pour présenter ses plus récentes innovations. Le Soleil profite de l'événement pour faire le point sur les activités du centre de recherche qui fait rayonner le secteur de l'optique et de la photonique dans la région de Québec.
«Les applications de l'optique-photonique sont moins connues du grand public», admet le président et directeur général de l'Institut national d'optique (INO), Jean-Yves Roy. Pourtant, on en trouve une panoplie dans notre quotidien : les lecteurs optiques dans les supermarchés, les commandes à distance ou encore la chirurgie des yeux au laser... Portrait d'une institution qui cumule 25 ans d'innovations!
L'INO est un organisme à but non lucratif financé par les entreprises et les gouvernements provincial et fédéral. Il veille à «développer des expertises et des plateformes technologiques et les transférer à des industriels pour leur permettre d'améliorer leur positionnement concurrentiel», souligne Jean-Yves Roy.
Le centre de recherche est d'ailleurs reconnu comme le plus grand de ce type au Canada. L'optique-photonique, cette science transversale, touche autant le secteur biomédical que la sécurité, la défense, l'environnement, l'énergie et les ressources naturelles.
Une pépinière à Québec
Depuis sa création en 1985 et le début de ses activités en 1988, l'INO, situé dans le Parc technologique de Québec, a contribué à l'essaimage de 29 entreprises qui fonctionnent encore aujourd'hui. Habituellement, un chercheur ou groupe de chercheurs prend l'initiative de créer une spin-off, c'est-à-dire une entreprise mise sur pied à partir d'un transfert technologique. Ce fut le cas pour TeraXion, spécialisée entre autres dans les réseaux de transmission par fibre optique et tout récemment INN-OXX qui commercialise des technologies pour le secteur minier.
«Le défi pour l'INO, c'est que lorsqu'il y a un transfert, il faut renouveler notre parc de plateformes. Ça fait partie de la gestion du risque qu'on doit assumer», mentionne Jean-Yves Roy. Une recherche constante des besoins de l'industrie et des nouveaux marchés est nécessaire et cela donne lieu également à l'embauche de nouveaux chercheurs. Selon le pdg de l'Institut, le faible taux de chômage dans la ville de Québec est attribuable «au fait que depuis 25 ans, la ville de Québec a pris un virage clairement orienté vers l'économie du savoir», notamment par la création de l'INO.
En plus de créer de l'emploi et de contribuer à l'essor de nouvelles entreprises, l'INO se donne comme mission de fournir les meilleures innovations technologiques aux industries québécoises et canadiennes. Il mise aussi sur l'exportation afin de générer plus de revenus.
«Ça nous permet d'avoir une reconnaissance internationale, de tisser des liens avec des milieux scientifiques de ces pays-là et d'avoir des revenus d'appoint qui ne viennent pas nuire à nos entrepreneurs canadiens», mentionne Jean-Yves Roy. Actuellement, ce dernier est en pourparlers avec le gouvernement fédéral afin d'obtenir une aide financière pour démarrer des équipes scientifiques plus importantes en Ontario et en Alberta et en Colombie-Britannique.
>> EN CHIFFRES
191 brevets
29 entreprises créées
54 transferts technologiques
200 chercheurs actifs
5000 solutions sur mesure pour le compte d'entreprises québécoises et canadiennes