La meilleure amélioration de la Fitbit Ionic par rapport au modèle Blaze est sans doute le système de recharge de la pile: plus besoin de sortir le module de la montre pour l’insérer dans un système de charge.

Ionic, le plaisir de l’heure

ON A TESTÉ / La nouvelle montre Ionic de Fitbit n’a pas quitté mon bras depuis un bon bout de temps. Je connais bien les produits Fitbit puisque je possède depuis plusieurs mois le modèle Blaze pour le suivi quotidien de mes activités physiques, du rythme cardiaque et le suivi du sommeil.

La version Ionic comporte des améliorations très intéressantes, notamment le GPS, la musique que l’on écoute avec des écouteurs Bluetooth et les options de paiement.

La meilleure amélioration à mon avis, c’est le système de recharge de la pile. Avec le modèle Blaze, il faillait sortir le module de la montre pour l’insérer dans un système de charge. L’installation dans le boîtier métallique du bracelet était un peu difficile avec les risques d’abîmer la montre. Cette fois, il faut simplement détacher la montre du poignet pour y connecter l’embout aimanté dans le circuit de recharge.

On peut aussi changer de bracelet pour les activités ou les sorties. Ça se fait très facilement.

Autonomie de six jours

Le système de suivi des exercices est précis, avec la détection automatique pour la marche ou la course à pied en termes de pas ou de kilomètres. Même chose pour la natation, fonction que je n’ai pas encore essayée. Il y a même une application d’entraînement avec des conseils. Et une section défi pour inviter des amis.

On peut par ailleurs utiliser la fonction GPS pour suivre les trajets en temps réel. Cependant, l’utilisation du GPS diminue rapidement la durée de la charge. Mieux vaut avoir le fil de recharge à portée de la main, car six heures plus tard, la pile sera vide ou presque.

Si on écoute de la musique en même temps que le GPS, la charge dure encore moins longtemps. Dans les différents essais des dernières semaines, sans l’utilisation du GPS, l’énergie diminue d’environ 12 à 15% par jour, donc une durée d’au moins six jours. En écoutant la musique téléchargée dans la montre, une heure d’écoute amène une consommation de 12% en moyenne. Avec l’application pour Mac ou PC, on peut télécharger 300 pièces musicales sur la montre.

Payer avec sa montre

Avec l’application «Pay on the go», il est possible de payer ses achats. Ça fonctionne très bien. Par contre, Fitbit doit négocier des ententes avec les émetteurs de cartes de crédit au Canada. Ça devrait se faire prochainement, même si aucune date n’est avancée.

Si je ne parle pas à ma montre lors d’un appel téléphonique, je reçois une alerte. C’est pratique lorsque le téléphone est sur mon bureau. Il est possible de programmer des alertes pour le texto, le courrier ou pour les réseaux sociaux à partir de l’application sur le téléphone ou sur le Web dans les paramètres de son compte. On voit la notification sur l’écran de la montre. Même les prévisions de la météo peuvent être affichées. 

Et il y a une fonction pour des exercices de relaxation, des avertissements pour l’heure du coucher et jusqu’à huit alarmes différentes pour le réveil ou d’autres activités régulières.

Il est facile de personnaliser l’apparence de l’affichage selon une dizaine de choix.

L’environnement des applications de la Fitbit Ionic est simple à comprendre et les paramètres sont faciles à gérer. J’adore cette montre! Elle se vend 400$.

Site Web: goo.gl/f2dw1t

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L'assistant Google Home, un outil prometteur

Nous sommes encore dans les prémisses de ce que l'assistant personnel Google Home peut faire, mais ça pourrait devenir impressionnant.

Pendant un peu plus de deux semaines, je demandais à Google Home de me raconter ma journée à venir. Ainsi, la voix québécoise de l’appareil me récitait mes rendez-vous, m’avisait du temps à venir avant de me donner les manchettes et le bulletin de nouvelles de la radio de Radio-Canada.

J’aurais aimé que Google me donne les manchettes des journaux, me lise quelques articles du Soleil, mais non. Les seules manchettes Web étaient celles de TC Média lues par une voix robotisée. Ouf! Pénible. Je lui ai coupé le sifflet en faisant disparaître cette préférence. Si Google peut lire efficacement les données de Wikipédia, pourquoi ne pas le faire pour n’importe quel site? 

Je voulais de la musique. Rien de plus simple: «OK Google, joue du Stacy Kent ou de la musique classique douce ou une musique d’ambiance du style piano.» Et c’était diffusé. J’ai même créé une liste des choix préférés dans Google et, à la demande, la musique jouait.

Comme Google Home écoute tout dans la maison, même le son de la télé, un soir que la publicité de Google était diffusée avec le fameux «OK Google, joue telle liste musicale», voilà que le machin se met en marche à cause de la publicité. Drôle!

J’ai aussi demandé à l’appareil de me raconter une blague, de me définir la physique quantique, de me donner la biographie de tel ou tel personnage. La lecture de pages de Wikipédia était parfaite. Quel est le numéro de téléphone de telle pizzéria? Voilà! Même les résultats du hockey de la LNH arrivaient sans attendre la diffusion de Sport 30 à RDS.

J’ai même pu faire des appels en reliant mon cellulaire à l’appareil. C’est bien, mais tout le monde peut entendre la conversation. Si j’avais eu Chromecast, j’aurais pu faire le pont entre Google Home et mon téléviseur.

Des limites

Mais cet assistant personnel a des limites et des réponses du genre: «mon équipe travaille à parfaire mon apprentissage» ou «je ne peux pas répondre à cela». Comme j’utilise déjà Siri sur mon iPhone et ma tablette, je m’attendais à des limites. Je peux ajouter des rendez-vous à mon agenda du bureau avec Siri, pas avec Google, même si j’ai l’application agenda du géant californien. Si j’avais possédé des thermostats Google, j’aurai pu régler la température de la pièce. Et la lumière des pièces.

Nous sommes encore dans les prémisses de ce que cet appareil peut faire, mais ça pourrait devenir impressionnant, comme ce que j’avais vécu dans la maison Intelligente de l’autre géant, Microsoft, dans sa maison du futur, il y a 10 ans. L’ordinateur gérait la maison: chauffage, climatisation, éclairage, même la recharge des téléphones ou du véhicule électrique. Sans oublier qu’il créait des ambiances selon les thèmes. C’est la fiction de Star Trek et de son ordinateur parlant qui se transpose dans la réalité.

Avec la croissance des objets connectés, il reste à avoir un outil qui les reliera tous, car, pour l’instant, chaque système possède son contrôleur des interactions.

J’ai adoré l’expérience avec Google Home et j’ai bien hâte de voir l’évolution. L’appareil vaut 180$ alors que la version Mini se vend 80$. En attendant, je dois me lever pour mettre la musique manuellement dans mon gros système stéréo.

Site Web: goo.gl/oN9fBV