L'UPAC poursuit toujours son enquête sur des employés d'IBM soupçonnés de complot pour fraude.

IBM peut encore participer aux appels d'offres du gouvernement

Sept mois après que trois employés d'IBM eurent été accusés de complot pour obtenir frauduleusement un lucratif contrat de Revenu Québec, la multinationale est toujours libre de participer aux appels d'offres gouvernementaux.
Au Québec, les entreprises dont les dirigeants sont accusés ou reconnus coupables d'infractions criminelles ou fiscales sont inscrites au Registre des entreprises non admissibles et ne peuvent plus soumissionner à des contrats publics. 
Ce fut le cas d'EBR, la PME informatique de Québec où travaillait Mohamed El Khayat lors de sa première arrestation. Le couperet était alors tombé après trois mois. 
L'entreprise avait aussitôt entrepris une restructuration et fini par récupérer son certificat d'autorisation auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Mais l'arrestation en mars d'un autre cadre, Jean-François Robidas, a tout bousillé. L'entreprise a fermé ses portes ce printemps. 
Arrestations
Lors de cette dernière rafle, Patrick Fortin, vice-président Technologies et partenariats stratégiques chez IBM Canada, ainsi que les représentants Gilles Gariépy et Daniel Létourneau ont été arrêtés. 
«Afin d'évaluer l'existence ou non de motifs de révocation, l'Autorité [des marchés financiers] a demandé des renseignements supplémentaires à l'entreprise qui lui permettront de faire la lumière sur la situation, notamment en regard du rôle des personnes arrêtées dans l'entreprise et de permettre à l'UPAC de procéder aux vérifications requises», disait un communiqué de presse diffusé le 18 mars. 
Mais il n'y a pas eu de verdict depuis. L'UPAC poursuit toujours son enquête et transmettra un avis à l'AMF, qui décidera des suites, comme le veut la procédure. 
«Pour IBM, cette vérification est toujours en cours, et nous ne pouvons discuter davantage sur un dossier d'entreprise», a indiqué jeudi Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l'UPAC.