Pour apparaître sur FlipNpik, les commerces doivent avoir été recommandés par les utilisateurs ou les ambassadeurs.
Pour apparaître sur FlipNpik, les commerces doivent avoir été recommandés par les utilisateurs ou les ambassadeurs.

FlipNpik: une application qui veut promouvoir l’achat local

Myriam Boulianne
Myriam Boulianne
Le Soleil
En ces temps incertains, les commerçants pourront compter sur une nouvelle application pour accroître leur visibilité. Déjà 300 commerces de la ville de Québec sont inscrits sur FlipNpik et 1500 autres pourraient s’y ajouter d’ici une semaine.

L’application, disponible partout au Canada, répertorie entre 7000 et 8000 commerces recommandés par les utilisateurs. FlipNpik se veut «un réseau social basé sur un contenu créé par la communauté et visant à payer les utilisateurs pour faire la promotion de leurs commerces préférés», explique Nadira Hajjar, cofondatrice de l’application.

En gros, chaque fois qu’une personne recommande un établissement, elle reçoit des «Flip Social», des points échangeables contre des rabais et des offres dans les commerces inscrits. Les utilisateurs pourront aussi recevoir des «boîtes à surprises», promotion exclusive d’un commerce dans le but d’attirer une nouvelle clientèle.

Pour apparaître sur FlipNpik, les commerces doivent avoir été recommandés par les utilisateurs ou les ambassadeurs. Ces derniers, qu’ils soient des personnalités publiques, des blogueurs ou des influenceurs, sont au cœur de l’application. «Leurs profils étant publics, on peut aller voir leurs commerces préférés pour s’en inspirer», précise Mme Hajjar. 

Dans la région de Québec, la créatrice de contenu Kamélia Gill a choisi de participer au projet, car elle a «toujours eu à cœur d’encourager les commerces locaux». Suivie par plus de 23 000 abonnés sur Instagram, elle confirme que cette préoccupation est au cœur de son contenu. 

Originaire de la Montérégie, mais résidant à Québec pendant ses études, Kamélia reçoit des questions sur une base régulière, à savoir quels sont ses restaurants et cafés préférés à Québec, quelles activités à faire, etc. «Avec FlipNpik, je trouve ça génial parce que je peux partager toutes mes recommandations sur une seule et même page», affirme-t-elle.

Parmi les commerces quelle a récemment inscrits sur l’application, notons Bols et Poké, le Nektar Caféologue de la rue St-Joseph, ou encore la boutique de plantes Folia Design.

«On s’inquiète pour les commerçants»

La cofondatrice de l’application, Nadira Hajjar, est consciente que la crise de la COVID-19 a été difficile pour les commerçants. Elle et son équipe ont donc décidé d’adapter le produit. Ces prochaines semaines, plusieurs fonctionnalités seront ajoutées. Les utilisateurs pourront par exemple voir sur le profil des commerçants si ceux-ci ont une boutique en ligne ou s’ils offrent la livraison ou la cueillette en magasin. De plus, une carte interactive permettra de voir les commerces recommandés à proximité. 


« On ne peut pas vraiment promouvoir le fait de sortir et de consommer. Alors, on ajuste nos messages afin d’encourager les commerces. »
Nadira Hajjar, confondatrice de FlipNpik

En raison de la COVID-19, les créateurs ont également dû repousser leur date de lancement, qui devait avoir lieu en mars. «On va attendre l’ouverture progressive des commerces avant de faire la promotion complète.»

Pour l’instant, la plateforme compte 4000 utilisateurs. Mme Hajjar espère atteindre les 50 000 d’ici la fin de l’année. L’application est gratuite, mais la cofondatrice n’écarte pas la possibilité d’une adhésion payante lorsque FlipNpik aura atteint une masse critique d’utilisateurs.