Les visiteurs d'Expo Québec pourront avoir une vue imprenable sur le chantier de l'amphithéâtre. Les organisateurs de la fête qui commence le 16 août ont fait installer une plateforme du haut de laquelle une trentaine de personnes à la fois pourront constater l'état d'avancement des travaux. (14 août)

Fini la réalité augmentée à Expo Québec

La Ville de Québec met fin prématurément à l'activité de réalité augmentée à Expo Québec. Celle-là même qui avait mené au congédiement de l'ex-dg d'ExpoCité.
Une autre attraction de la dernière édition d'Expo Québec passe à la trappe. Après le retrait du Vertige qui avait causé des blessures à certains participants, de la bagarre Tomatina en raison d'une pénurie de tomates et du spectacle de cascadeurs XTrem, voilà que le comité de programmation d'Expo Québec a mis fin au contrat de deux ans de 243 000 $ accordé en avril 2013 à la firme Monumental Technologies. La décision a été entérinée mercredi par le comité exécutif de la Ville.
«Le comité de programmation d'Expo Québec désire mettre fin au contrat puisque les attentes n'ont pas été atteintes lors d'Expo Québec 2013», lit-on dans la décision de l'exécutif. L'activité consistait en l'installation de deux écrans géants qui permettaient entre autres au spectateur de visiter virtuellement, en 3D, le futur amphithéâtre de Québec.
Le contrat avait été octroyé à la montréalaise Monumental Technologies sur un fond de controverse. C'est d'abord l'entreprise de Québec Piranha qui avait décroché le mandat. Celui-ci lui avait été confié de gré à gré par l'ancien directeur général d'Expo Cité, Pierre Gignac. La Ville de Québec avait par la suite congédié M. Gignac pour ne pas avoir respecté le processus d'appel d'offres et pour avoir omis d'informer ses supérieurs qu'un contrat avait été signé avec Piranha. Le dossier avait aussi été transféré à l'Unité permanente anticorruption (UPAC).
Piranha avait répliqué en poursuivant la Ville pour 170 000 $ pour la perte du contrat. Les discussions sont toujours en cours pour en venir à une entente à l'amiable (voir plus bas).
Alexandre Bastien, directeur des ventes et de la promotion à ExpoCité, souligne que l'attraction de réalité augmentée «n'a pas été aussi populaire qu'on l'aurait souhaité». Ce n'est pas l'entreprise Monumental Technologies qui est en cause, mais plutôt le manque d'intérêt qu'a suscité ce type de technologie. Une chose est sûre, pour 2014, on oublie la réalité augmentée, tranche-t-il.
Il souligne qu'après avoir modifié 50 % de la programmation dans le virage famille amorcé en 2013, l'organisation s'attendait à des réajustements. Il faudra d'ailleurs s'attendre à ce qu'une ou deux autres activités ne soient pas renouvelées pour la prochaine présentation d'Expo Québec. «Notre cible, c'est toujours de changer 15 à 20 % [de la programmation chaque année]. De prendre ce qui fonctionne moins et de le remplacer par les tendances que l'on voit ailleurs» dans le monde.
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Près d'une entente à l'amiable entre Piranha et la Ville
La Ville de Québec serait sur le point de conclure une entente à l'amiable avec la firme Piranha, qui la poursuivait pour 170 000 $ pour la perte du contrat de réalité augmentée à Expo Québec.
«La dernière offre qu'on a reçue de la Ville était à notre satisfaction. C'est la troisième qu'on reçoit. Il n'y a jamais de gagnant là-dedans, mais je pense que ça va nous permettre de regarder vers l'avant», a révélé jeudi le président de Piranha, Dominic Gagnon.
Pour l'homme d'affaires, c'est une question de jours pour que la question soit réglée. Des discussions sont prévues au coursdes prochaines heures entre les avocats des deux parties. La résiliation du contrat de son concurrent, Monumental Technologies, lui donne raison, soutient-il.
«Ça prouve que ce n'était pas possible de livrer ça dans ce budget-là.»
Il espère tourner la page sur cet épisode et refaire les ponts avec l'administration municipale. «On a toujours plusieurs mandats avec la Ville par année. Depuis Expo Québec, on n'a eu aucun mandat de la Ville. Demain matin, la Ville m'appelle, je ne vais pas lui dire non.»