Dans FarCry 5, le joueur est transporté dans des villages sous le contrôle d’une secte religieuse.

FarCry 5: au nom du père, du fusil et de la torture

Je n’avais pas joué à un jeu de la série FarCry d’Ubisoft depuis quelques années. Avec la version 5 qui se passe dans une région comme le Montana, au lieu de devoir sortir des griffes de guérilleros ou d’autres paramilitaires, le joueur est transporté dans des villages sous le contrôle d’une secte religieuse.

C’est étrange comme réalisme avec tout ce que l’on peut lire et entendre sur des groupuscules extrémistes étatsuniens ou du Proche-Orient qui ne jurent que par la religion et les armes. Le jeu a beau être une fiction, on est assez proche de la réalité lorsque je repense aux événements de Waco où une secte a tenu le FBI en haleine ou encore à l’attentat à Oklahoma City par des sympathisants de mouvements miliciens, ou à Boko Haram, ou aux aveuglés de l’État islamique.

Non pas que je craigne que cela se produise, mais l’histoire et les discours fanatiques du jeu sont vraiment collés sur la réalité des illuminés : obsession, violence, chaos, torture, élimination des impies. On voit très bien les effets de la montée de l’extrême droite, des adorateurs du fusil et des survivalistes obtus.

Ce n’est pas un jeu à mettre dans les mains des enfants du primaire, car la violence est omniprésente, mais comme mode de jeu, FarCry 5 est bien fait avec son monde ouvert.

J’ai principalement circulé dans le mode histoire pour explorer le territoire et aider la résistance à gagner du terrain. Il ne faut pas oublier de terminer les quêtes secondaires pour faire de l’argent qui servira à acheter des armes, des véhicules et du matériel en tout genre, notamment le grappin et le parachute.

Avions et hors-bords

On peut piloter un avion, des hors-bords, des tout-terrain, et se déplacer à pied. C’est utile pour chasser des animaux et revendre les peaux.

Il faut embaucher des mercenaires et choisir les plus compétents pour les différentes missions de libération du territoire. Les ennemis sont drôlement bien équipés pour la riposte. Mieux vaut avoir la bonne arme pour abattre un hélicoptère.

Puisque la campagne n’est pas linéaire, si la libération d’une zone est trop dure, il suffit de prendre les secteurs secondaires, d’effectuer des missions pour augmenter ses points de compétence et vaincre l’ennemi. Parfois, cela peut devenir fastidieux, car les ennemis sont des durs à cuire que le moteur de jeu rend parfois irréalistes.

Le jeu ne fera pas une révolution en marquant un virage, mais il plaira certainement aux amateurs d’action et de stratégie, et fera un grand plaisir aux joueurs qui suivent la franchise depuis le début.

Le jeu se vend 80 $ pour les consoles PS4, Xbox One et sur PC. Pour visionner la bande annonce : https://youtu.be/7KRnOXQswrk