Le directeur général d'Ubisoft Québec, Patrick Klaus, et la diectrice adjointe, Andrée Cossette, lors du lancement d'Assassin’s Creed Odyssey, jeudi

De nouveaux espaces de travail pour Ubisoft à Québec

En même temps qu’Ubisoft Québec lançait son odyssée grecque, le directeur du studio Patrick Klaus annonçait un nouvel investissement de 3 millions $ pour l’expansion de l’entreprise dans des locaux additionnels, toujours dans le quartier Saint-Roch.

Pour supporter sa croissance, de nouveaux espaces de travail seront aménagés sur 30 000 pieds carrés de l’autre côté de la rue, au-dessus du magasin Benjo. Cela s’ajoute aux 70 000 pieds carrés que les 500 employés occupent actuellement. Une partie de l’équipe traversera le boulevard Charest en avril 2019.

«Le succès amène le succès et nous souhaitons être en mesure de piloter plus d’une production d’envergure AAA comme Assassin’s Creed Odyssey au cours des années à venir», explique M. Klaus. «Il est donc important de se donner les outils à la hauteur de nos ambitions».

L’an dernier, la direction du studio annonçait un grand plan d’expansion au Québec avec la création de 200 nouveaux emplois d’ici 2027. Selon toute vraisemblance, l’objectif pourrait être atteint plus tôt que prévu.

Les investissements supplémentaires sont estimés 140 millions $ dans la région pour les prochaines années.

Techno

Respect de la vie privée: Facebook suspend des dizaines de milliers d'applications

SAN FRANCISCO — Facebook, soumis à une pression croissante des autorités américaines, a annoncé vendredi avoir suspendu de la plateforme des dizaines de milliers d’applications, qui posent potentiellement un risque en termes de respect de la vie privée de ses utilisateurs, d’après une enquête interne menée sur des millions d’applications.

Le réseau social a lancé cette enquête en réponse au scandale dit de Cambridge Analytica: en 2018, un lanceur d’alerte a révélé que cette entreprise britannique avait mené des campagnes de manipulation massives, via des applications tierces sur Facebook, pour influencer les électeurs américains et britanniques.

«Nous avions promis à l’époque que nous passerions en revue toutes les applis ayant eu accès à des quantités importantes d’informations (sur les utilisateurs, NDLR) avant le changement de notre règlement en 2014», explique dans un communiqué Ime Archibong, vice-président des partenariats chez Facebook.

Pour cette grande enquête, la plateforme a travaillé avec des «centaines de personnes: avocats, enquêteurs externes, analystes de données, ingénieurs (...)», afin de «mieux comprendre les mécanismes abusifs» et pour pouvoir, in fine, «déloger les acteurs néfastes parmi les développeurs».

Les suspensions concernent 400 développeurs, mais «ne signifient pas nécessairement que ces applis représentent une menace pour les gens», a indiqué Ime Archibong.

«Loin d’avoir fini» 

En mars 2018, un ancien employé de la société d’analyse de données britannique Cambridge Analytica (CA) a révélé qu’elle avait récolté à leur insu les données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook aux États-Unis.

Des informations qui auraient permis d’élaborer des profils psychologiques pour les cibler ensuite avec des messages politiques, notamment en faveur du Brexit ou de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine en 2016.

L’agence de protection des consommateurs américaine a infligé en juillet une amende record de 5 milliards de dollars à Facebook pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur le contrôle de leur vie privée, notamment lors de cette fuite massive de données personnelles.

«Nous sommes loin d’avoir fini» relate Ime Archibong à propos de l’investigation interne en cours. «Tous les mois, nous incorporons ce que nous avons appris et nous réexaminons les manières pour les développeurs d’utiliser nos plateformes», comme Instagram, réseau social plus axé sur les photos et vidéos, et la messagerie Messenger.

Il rappelle que la plateforme a restreint les possibilités pour les applications de collecter des données à moins de démontrer qu’elles servent à «améliorer l’expérience de l’utilisateur. (...) Les applis dont l’utilité est limitée, comme les jeux-questionnaires de personnalités, ne sont plus autorisées sur Facebook».

Actions en justice 

Certaines applications ont été suspendues parce qu’elles «n’ont pas répondu à nos requêtes demandant plus d’informations», précise-t-il, et quelques-unes ont été interdites, notamment pour «avoir partagé des données de façon inappropriée» ou «ne pas avoir protégé l’identité d’utilisateurs».

Facebook a aussi entrepris des actions en justice contre des sociétés qui refusent de coopérer ou qui ont créé des applications pour pirater les téléphones d’usagers.

Depuis l’éclatement du scandale de Cambridge Analytica, le réseau aux 2,4 milliards d’utilisateurs est soumis à une attention toute particulière, notamment de la part des gouvernements occidentaux, concernant l’usage et la gestion des données personnelles. Il fait face à plusieurs enquêtes aux États-Unis sur ce sujet ainsi que sur ses pratiques commerciales.

Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rencontré des élus au Congrès américain. Selon le sénateur Josh Hawley, il a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids de son réseau social.

Le modèle économique de Facebook repose sur la collecte de données des utilisateurs, qui sont anonymement agrégées et revendues aux annonceurs pour un ciblage publicitaire à la fois très fin et à très grande échelle.

Techno

Zuckerberg refuse de vendre Instagram et WhatsApp

Le patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été reçu jeudi par Donald Trump à la Maison-Blanche, et a rejeté lors d’une visite au Congrès américain l’idée de vendre Instagram et WhatsApp afin de répondre aux préoccupations sur le poids du géant Facebook, selon un élu.

La visite de M. Zuckerberg à Washington a été rythmée par des rencontres privées avec des élus et une entrevue à la Maison-Blanche avec le 45e président des États-Unis.

«Bonne rencontre avec Mark Zuckerberg de Facebook dans le Bureau ovale aujourd’hui», a simplement indiqué Donald Trump sur le premier réseau social au monde jeudi soir, accompagnant son message d’une photo où l’on voit les deux hommes se serrer la main. Il n’a pas apporté davantage de détails sur la teneur de leurs discussions.

Au Congrès américain dans la même journée, Mark Zuckerberg a rejeté l’idée de vendre Instagram et WhatsApp, a affirmé le sénateur républicain qui le lui a suggéré.

«Nous avons eu une conversation franche», a tweeté le sénateur Josh Hawley, l’un des critiques les plus virulents de Facebook, après sa réunion à huis clos avec son patron fondateur.

«Je l’ai mis au défi de faire deux choses pour montrer que Facebook est sérieux sur les questions de l’impartialité, de la protection des données personnelles et de la concurrence», a ajouté le sénateur Hawley :

«1) Vendez Whatsapp et Instagram 2) Soumettez-vous à un audit indépendant, extérieur sur la question de la censure. Il a répondu non aux deux», a dit le sénateur, qui avait déjà poursuivi le réseau de ses foudres quand il était procureur général du Missouri.

Mercredi soir, M. Zuckerberg avait rencontré en privé d’autres élus lors d’un dîner animé, a confié le sénateur démocrate Mark Warner.

«Il nous reste un long chemin à parcourir, mais j’apprécie sa sincérité et le fait qu’il ait pris nos inquiétudes au sérieux. J’espère que nous pourrons travailler ensemble pour répondre à ces défis», a-t-il tweeté.

«Il s’en est pris plein les oreilles de la part de nombreux collègues», a précisé M. Warner sur Yahoo Finances.

S’il veut une plus stricte régulation, M. Warner a précisé qu’il n’était pas, pour l’instant, partisan de démanteler le géant Facebook.

«Je ne suis pas encore avec certains de mes amis qui veulent aller directement jusqu’à casser» le groupe, a-t-il dit sur Fox Business Network.

Le jeune magnat de la tech et les élus ont évoqué «de nombreux sujets», selon M. Warner, notamment la protection des données personnelles, la transparence, les contenus racistes, les moyens de mieux authentifier les identités ou encore les cryptomonnaies.

Le Congrès planche sur une législation protégeant mieux la vie privée face aux géants de l’internet, pour qui les données personnelles sont souvent la principale source de revenus.

Fin juillet, les autorités fédérales américaines avaient imposé à Facebook, qu’elles accusent d’avoir «trompé» ses utilisateurs, un contrôle indépendant de la manière dont il traite les données personnelles, en plus d’une amende record de cinq milliards de dollars.

Techno

Cinéma et jeux vidéo: mariage encore difficile

PARIS — Découvrir une aventure sur grand écran avant de la poursuivre sur sa console : ce réflexe fait partie depuis longtemps des habitudes des «gamers», mais les adaptations de films en jeux vidéo donnent parfois des résultats inégaux.

Dernier exemple d’un transfert d’univers : le jeu Blair Witch, sorti pour célébrer les 20 ans du film à succès de la fin des années 90, et qui replonge le joueur dans son ambiance angoissante.

Il ne sera pas seul : Star Wars : Fallen Order, inspiré de l’univers créé par George Lucas, et Marvel’s Avengers sont, entre autres, prévus dans les prochains mois.

Dans ces deux cas, le joueur connaîtra de nouvelles aventures, mais dans un univers familier. «C’est le type de jeu qui marche le plus souvent», souligne Fanny Renard, animatrice de communauté pour le studio indépendant Goblinz : «un même univers, mais une histoire différente, qui vient compléter celle existante».

Un choix assumé par les créateurs de Blair Witch qui se savent «attendus au tournant avec un film aussi emblématique».

«Nous voulions développer notre propre histoire mais en gardant l’esprit du film. Le sentiment d’isolement est important, pris au piège sans savoir quoi faire», explique Barbara Kciuk, auteure principale chez Bloober Team, le studio responsable de l’adaptation.

Une logique également appliquée avec succès par LucasArts, la filiale vidéoludique de Lucas Films, les créateurs de Star Wars, dont plusieurs jeux, tels que les Jedi Knights ou Galactic Battleground, sont devenus des références.

«Une simple commande»

Ce parti pris n’est pourtant pas celui de la majorité des adaptations de succès cinématographiques. Souvent trop proches du scénario du film, parfois bâclées, les adaptations, qui apparaissent dès le début des années 80, sont rarement une réussite.

«Atari avait réalisé une adaptation du film E.T., un produit qui les a littéralement tués», rappelle Andrew Kitson, de Fitch Solutions. «Atari avait mis les moyens, mais n’avait donné que cinq semaines aux développeurs et un brouillon du script du film pour travailler. Sans surprise, le jeu était pauvre et l’histoire très éloignée de celle du film».

Deux ans après la sortie du film, le pionnier des jeux vidéo cessera de faire des consoles, avant de se vendre au japonais Namco en 1985.

«Le problème vient de la commande. Lorsqu’un jeu est une simple commande, il ne sera pas fait avec le même soin, on aura souvent une œuvre vidéoludique plus étriquée», souligne Laurent Michaud, directeur d’études pour l’Idate.

«Le développement du jeu commence tard dans le processus de production du film et des produits mal terminés sont mis en vente mais pour les studios peu importe, un mauvais jeu ne viendra pas entacher la réputation d’un film», ajoute M. Kitson.

Le jeu investit le cinéma

Si le cinéma voit surtout le jeu vidéo comme une source de revenus additionnels, il y cherche également de plus en plus de l’inspiration.

Depuis le milieu des années 90, environ 150 films ont ainsi vu le jour en s’inspirant de jeux vidéo, de Doom à Mario Bros. en passant par Street Fighter ou Prince of Persia. Mais bien peu ont connu un réel succès, à l’exception sans doute des adaptations de Lara Croft (Tomb Raider), ou des Resident Evil, avec Milla Jovovich.

Certains éditeurs, comme le français Ubisoft, ont même décidé de lancer leur propre société de production afin d’adapter leurs licences en films ou séries.

Ubisoft a commencé en 2016 avec une adaptation de son jeu à succès Assassin’s Creed, un film qui n’a pas su convaincre la critique, mais qui n’enlève rien aux ambitions du groupe : près d’une dizaine de films tirés de ses jeux sont prévus dans les prochaines années.

Pour l’heure cependant, le jeu vidéo n’a pas encore trouvé son œuvre cinématographique majeure, qui le ferait basculer, au même titre que la littérature, comme une source d’inspiration légitime.

«Le Seigneur des Anneaux a été adapté plusieurs fois au cinéma avant le succès de Peter Jackson, les précédentes versions n’étaient pas brillantes. Il a fallu le temps nécessaire, les bonnes technologies et le bon réalisateur, qui connaissait bien l’œuvre de J.R.R. Tolkien. Il en sera de même pour les adaptations de jeux vidéo», insiste M. Michaud.

Techno

Facebook veut empêcher les publicités de modifier des titres de presse

SAN FRANCISCO — Facebook veut empêcher les annonceurs de modifier les titres d'articles de presse en fonction du message publicitaire qu'ils cherchent à véhiculer, a indiqué lundi le réseau social, souvent critiqué pour son manque de réaction lors de scandales de manipulation de l'opinion.

Le géant californien a confirmé prendre des mesures après qu'un titre d'article de la BBC ait été changé dans une publicité politique, de façon à faire croire que le gouvernement britannique était plus généreux dans ses dépenses pour l'éducation qu'en réalité.

Techno

Technologies émergentes: c’est génial, mais...

Les technologies émergentes ne cessent de nous épater. Alors qu’une nouvelle application pour les téléphones est créée tous les jours, que les voitures peuvent être contrôlées à distance et que plusieurs scandales entourant le vol d’informations privées font surface, il devient primordial d’être bien informé.

Pour célébrer ses 35 ans, ISACA Québec tiendra en octobre un congrès international sur les opportunités et les défis des technologies émergentes à Québec même, à l’hôtel Le Concorde.

«C’est très d’actualité, on est pleinement conscients de ça. On va essayer de donner une partie de l’information aux nombreuses questions», indique André Chicoine, président de ISACA Québec et conseiller en gouvernance de la sécurité chez In Fidem. 

Le congrès durera trois jours et portera sur neuf thématiques différentes. Il y aura des conférences davantage pour le grand public et d’autres qui cibleront les entreprises ou les professionnels du domaine qui désirent être à jour.

«La protection de la vie privée, l’éthique en général, je pense que ça n’a jamais été aussi intense dans les médias que maintenant. Tout le monde est interpellé par ça, on en parle entre nous dans notre réseau, des gens pour qui ce n’était pas une préoccupation il y a quelques années, là ça vient spontanément comme sujet de discussion. En terme de timing, je pense qu’on a vu juste», soulève aussi Michel Lambert, membre du comité organisateur chez ISACA Québec, et lui aussi conseiller chez In Fidem.

Le congrès est ouvert à toute la population. Le but est de démystifier tous les sujets qui semblent compliqués. 

«On souhaite évidemment la présence des représentants des municipalités, des représentants de moyenne et grande entreprise. C’est pour eux aussi. On aura une présentation sur les villes intelligentes, le big data, l’intelligence artificielle. On va aussi démystifier le block chain, tout le monde sait que ça existe, mais peu savent vraiment c’est quoi», ajoute M. Lambert. 

Et la sécurité?

Les deux hommes espèrent que le congrès rappellera aux gens que derrière chaque avantage ou chaque nouveau service technologique se cachent des risques. Il faut en être conscients et devenir vigilants.

«Si on n’est pas conscients de la valeur et de l’opportunité, on est moins enclin à en profiter. Quand on met en place un nouvel avantage, il faut être sûr d’avoir mis les contrôles. C’est un couteau à double tranchant», insiste M. Lambert.

Les deux hommes donnent l’exemple des voitures contrôlées à distance pour illustrer leurs propos. 

«C’est génial, mais c’est aussi épouvantable. Il y a des gens qui sont capables de craquer ça, et de faire démarrer ton auto ou appliquer les freins. Il y a des gens qui découvrent ces choses-là et trouve l’outil fantastique, mais ne pense pas à l’enjeu de sécurité. Ils croient que les gens sont tous honnêtes, c’est ça le plus grand problème», poursuit M. Chicoine.

Les technologies se développent à la vitesse grand V, mais la sécurité de l’information doit emboîter le pas. Pour chaque nouveau programme créé, il faut penser à la protection des données.

Après Desjardins, Capital One... 

Le sujet de la protection de données privées a fait les manchettes à maintes reprises dans les derniers mois. D’abord, dans le cas de Desjardins, les deux conseillers souhaitent rappeler qu’il ne s’agit pas d’une cyberattaque, mais d’un employé malhonnête qui a profité de ses accès pour voler des fichiers.

«Oui, les incidents qu’on a vu chez Capital One, chez Revenu Québec ou chez Desjardins, ça soulève beaucoup de questionnements, de la part des gens ou des entreprises. On le voit beaucoup, les gens se posent davantage la question : pour les risques, est-ce qu’on est correct? Si tu prends l’employé de Desjardins, c’est possible de garder un contrôle avec les accès et les téléchargements. L’employé fait partie souvent de la solution», explique M. Chicoine. 

«Une partie de la réponse est une solution technologique. Le morceau le plus important reste la personne. Tu peux éduquer les personnes à être vigilants, les solutions technologiques ont ses limites. Desjardins existe depuis plusieurs décennies, c’est un cas sur combien? La vaste majorité des employés contribuent à la solution», ajoute M. Lambert.

Le congrès se teindra du 7 au 9 octobre, il est possible de consulter la programmation et de s’y inscrire sur le site Web d’ISACA Québec (isaca-quebec-2019.org). 

Techno

Borderlands 3: un jalon important pour Gearbox Québec [VIDÉO]

L’ambiance était à la fête, vendredi, dans les bureaux de Gearbox Studio Québec. Avec la sortie de Borderlands 3, les employés participaient à leur tout premier lancement de jeu depuis la création du studio de Québec, en 2015.

«C’est historique pour nous. On a bâti le studio pour se rendre là», a lancé Pierre-André Déry, codirecteur du studio avec Sébastien Caisse. «On savoure le moment», a complété ce dernier. Dans les quatre dernières années, le studio de Québec, qui est le premier studio satellite de Gearbox, un indépendant établi au Texas, est passé d’une poignée d’employés à plus de 130. Le nouvel opus de la série Borderlands, très attendu par les fans, a été le principal projet de l’entreprise depuis sa création. 

«Le studio de Québec a fait une part significative dans le jeu, dont plusieurs niveaux, des systèmes complets, tous les véhicules dans le jeu, certains “boss” et les interfaces. On a aussi participé à la direction artistique», énumère Pierre-André Déry. 

Borderlands 3 est aussi le tout premier jeu à offrir une extension dans la populaire plateforme de streaming Twitch, qui permet aux spectateurs d’interagir avec le jeu et les streamers. Une nouveauté conçue en grande partie dans les studios de Saint-Roch, expliquent les codirecteurs. «C’est assez révolutionnaire comme système», a soutenu Sébastien Caisse. 

Techno

L'iPhone en déclin, mais toujours la star attendue de la présentation d'Apple

SAN FRANCISCO — L’iPhone sera la star de la présentation Apple de mardi, mais le géant californien des technologies en profitera aussi sans doute pour faire valoir son offre de services et de contenus, en pleine expansion.

«Nous allons peut-être voir ce qu’Apple veut dire quand il parle des services et des appareils comme d’un seul produit unifié», anticipe Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies.

Cultivant toujours sa culture du secret, le géant à la pomme a envoyé une invitation minimaliste pour participer à «un événement spécial» à son siège de Cupertino, au coeur de la Silicon Valley, le 10 septembre.

Depuis des années, Apple organise des présentations en grande pompe pour dévoiler une nouvelle gamme d’iPhone à l’approche de la saison des fêtes.

Cette année, experts et observateurs parient sur trois nouveaux modèles, certains estampillés «pro», et un successeur de l’iPhone XR, plus abordable que les cellulaires haut de gamme dont les prix avoisinent les 1000 euros.

Mais le luxueux téléphone est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents. Il s’est classé à la quatrième position des ventes mondiales de cellulaires au deuxième trimestre 2019, derrière Samsung (23 % de parts de marché) et les Chinois Huawei (18 %) et Oppo (11 %).

La présentation de mardi pourrait donc faire la part belle aux petits et grands nouveaux de l’écosystème Apple, de la carte de crédit à Apple TV+, le service de streaming vidéo.

«C’est l’occasion pour eux d’utiliser les services pour ajouter de la valeur aux appareils», estime Carolina Milanesi. L’analyste envisage notamment des offres combinant des abonnements à la musique, la télévision ou les jeux avec les nouveaux téléphones.

Écosystème

La date de mise en service de la nouvelle plateforme de vidéos est très attendue, d’autant que Disney doit lancer la sienne en novembre, sur un marché déjà bien occupé par Netflix et Amazon, ainsi que YouTube et Facebook Watch du côté des réseaux sociaux gratuits.

La firme californienne a aussi prévu d’investir le secteur lucratif des jeux vidéos, avec le lancement, d’ici la fin de l’année, d’un nouveau service sur abonnement baptisé Apple Arcade.

Cette densification de l’écosystème d’Apple, où l’on trouve déjà des services de paiement, d’abonnement à la musique ou aux magazines, doit lui permettre de relativiser sa dépendance à l’iPhone.

Les recettes de ses cellulaires ont plongé de presque 12 % en un an sur la période avril-juin 2019, à 53,8 milliards $.

En parallèle, le groupe a affiché des croissances solides de ses services, ainsi que des accessoires comme la montre Apple Watch et ses écouteurs Air Pods.

La firme de Cupertino devrait annoncer mardi des améliorations techniques sur ses équipements. Côté iPhone, les spéculations portent notamment sur un appareil photo plus performant, un écran plus résistant et un processeur plus rapide. Mais pour l’internet ultrarapide 5G, il faudra sans doute attendre 2020.

Incertitude chinoise

Dans ce domaine, les concurrents d’Apple ont pris de l’avance. Le Sud-Coréen Samsung a dégainé en premier avec un cellulaire à écran pliable et un modèle compatible avec la 5G, dévoilés en février à San Francisco.

Mais l’Américain n’a pas dit son dernier mot, selon Dan Ives, analyste chez Wedbush.

Selon lui, le «tiercé gagnant d’iPhone 11», attendu mardi, va aider l’entreprise à «élever une barrière» autour de la base d’adeptes.

Il estime qu’un tiers des 900 millions d’utilisateurs d’iPhone dans le monde sont dans une phase où ils envisagent de passer à un modèle supérieur, soit un fort potentiel de ventes en perspective.

«Malgré les incertitudes sur la Chine, nous sommes optimistes pour l’avenir d’Apple», ajoute-t-il.

La Chine représente 17 % des ventes d’Apple, mais la guerre commerciale entre Washington et Pékin gêne l’entreprise dans ses efforts pour conquérir une plus grande part de cet immense marché.

«Les ventes de cellulaires, d’ordinateurs portables et de tablettes haut de gamme de Huawei ont augmenté sur son marché domestique notamment pour des raisons nationalistes, en réponse à la guerre commerciale et aux mesures du gouvernement américain contre Huawei», explique Avi Greengart, analyste chez Techsponential.

Le fabricant chinois dispose aussi d’atouts technologiques de taille, de sa caméra ultra performante aux services sur mesure pour son marché national.

Les nouvelles caractéristiques techniques de l’iPhone seront donc étudiées de près, alors qu’un autre rival, Google, devrait bientôt lancer son Pixel 4, un cellulaire qui pourra être manipulé en partie sans le toucher, simplement avec des gestes de la main détectés par des capteurs.

Techno

Wijaa: une plateforme Web québécoise spécialisée dans l’économie de partage

Vous cherchez une personne pour ramasser vos feuilles, effectuer une réparation, aider aux devoirs? Wijaa, une plateforme Web de l’économie de partage qui est inspirée d’Uber et d’Airbnb, met en relation des clients et des experts.

Il y a quelques années, Ali Zouari cherchait quelqu’un pour une réparation à son domicile. «Il a trouvé les recherches fastidieuses. Il n’y avait rien qui regroupait différents services. Il a donc eu l’idée de créer avec l’aide de David Banford, une plateforme pour répondre à tous les besoins quotidiens de la maison», explique Mona Sebanne, responsable des communications chez Wijaa.

Lancée officiellement fin août, après quelques mois de tests, Wijaa permet d’accéder à des personnes qui proposent différents services comme l’entretien ménager ou paysager de votre domicile, l’aide aux devoirs, l’assemblage de meubles ou encore une séance de beauté à domicile. 

Comment ça fonctionne?

Les clients comme les experts peuvent s’inscrire gratuitement sur le site. Le client dit ce qu’il recherche et les experts dans le secteur reçoivent la demande. Ils proposent alors leur service et le client fait son choix en se basant sur le descriptif du travailleur, mais aussi sur les notes des autres clients. 

«Les clients et les travailleurs interagissent directement pour obtenir un service, en évitant les intermédiaires. Le tarif du service est fixé par Wijaa et nous prenons un pourcentage de 20 % sur la facture finale», relate Mme Sebbane. Les taris se situent entre 23 $ et 30 $ selon le service désiré. Et le salaire d’un expert est d’au moins 19 $ l’heure pour un minimum de 2 heures.

Selon Mme Sebbane, seulement au Canada, l’économie de partage représente des dépenses de plus d’un milliard $ par année, ce qui démontre clairement l’intérêt grandissant des consommateurs pour ce nouveau modèle d’affaires. Durant les trois premiers mois d’essais préliminaires réalisés dans la ville de Québec, l’entreprise a pu constater que certains travailleurs inscrits sur Wijaa gagnent plus de 500 $ par semaine. 

Wijaa existe à Québec, Montréal et Trois-Rivières. L’entreprise est actuellement en période active de recrutement pour inscrire de nouveaux travailleurs sur sa plateforme pour les villes de Québec et Montréal. «Nous avons déjà plus de 300 experts inscrits et plus d’une centaine de clients également», indique Mme Sebbane. 

Wijaa étendra son service dans tout le Québec et le Canada dans les prochains mois. Une application est également en cours de création.

Techno

Facebook met à jour sa fonction de reconnaissance faciale

SAN FRANCISCO — Les utilisateurs de Facebook devront désormais choisir d’activer la reconnaissance faciale s’ils veulent s’en servir pour être identifiés dans les photos postées sur le réseau social, a indiqué la plateforme mardi.

Sinon la fonctionnalité restera désactivée par défaut.

Ce changement intervient alors que le géant des réseaux subit une pression des institutions pour mieux protéger la vie privée et les données, y compris biométriques, de ses utilisateurs.

La technologie de reconnaissance faciale identifie automatiquement les personnes présentes sur les photos mises en ligne sur Facebook, si ce sont des contacts des utilisateurs. Ceux-ci peuvent alors choisir d’inscrire leurs noms.

Depuis près de deux ans, cette fonctionnalité va plus loin, en signalant aux utilisateurs quand ils apparaissent sur des images postées sur le réseau par leurs contacts.

Désormais, les personnes qui utilisaient cette option ou qui rejoignent le réseau à partir de mardi se verront proposer l’activation, ou non, de cette technologie.

En-dehors de ce bouton on/off, les principes qui la régissaient auparavant restent inchangés.

La fonctionnalité «ne vous identifie toujours pas [auprès de personnes qui ne font pas partie de vos contacts]», rappelle Srinivas Narayanan, chercheur de la division d’intelligence artificielle de Facebook, dans un communiqué en ligne.

«Nous ne partageons pas vos informations liées à la reconnaissance faciale avec des tiers. Et nous ne vendons pas notre technologie», ajoute-t-il.

Fin juillet, l’agence américaine de protection des consommateurs a infligé à Facebook une amende record de 5 milliards de dollars pour avoir «trompé» ses utilisateurs sur leur capacité à contrôler leurs informations personnelles.

Elle a aussi passé un accord avec le réseau social pour modifier sa façon de traiter les données, lui imposant notamment de fournir des informations claires sur son utilisation de la technologie de reconnaissance faciale et d’obtenir le consentement explicite des utilisateurs pour tout usage non défini au préalable.

Les données des utilisateurs constituent un moteur essentiel du modèle économique de Facebook, fondé sur la personnalisation à très grande échelle des publicités. 

Techno

Le cirque se réinvente avec la high-tech

MONTRÉAL — Montréal a vu naître et grandir le Cirque du Soleil et des dizaines de studios de jeux vidéos. Forte de ce double héritage, la métropole est le foyer d’un rare bouillonnement créatif qui imagine le cirque du futur, mêlant les arts traditionnels et la haute technologie.

Au milieu du Vieux-Port de Montréal, entre l’imposant pont Jacques-Cartier et une grande roue, deux étranges pyramides blanches ont été érigées cet été.

Baptisées PY1, il s’agit de la nouvelle création de Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil qui, après avoir vendu en 2015 sa compagnie à des investisseurs chinois et américains, a fondé une nouvelle entreprise : Lune Rouge.

«Montréal, c’est la capitale du cirque, c’est indéniable, mais Montréal c’est surtout la capitale du divertissement», lance Jean Guibert, directeur de création de Lune Rouge, dont l’ambition affichée est de révolutionner le monde du spectacle. Et ça commence avec les deux pyramides de PY1.

Le premier spectacle qui s’y joue, intitulé Au-delà des échos, est une fresque d’une heure sur «l’histoire de la formation de l’univers jusqu’à l’avènement de la technologie», résume M. Guibert, un Français arrivé à Montréal au début des années 2000 afin de travailler pour le Cirque du Soleil.

Concrètement, l’intérieur de la principale pyramide est transformé en écran géant à quatre faces triangulaires, sur lequel des images abstraites sont projetées, accompagnées de la voix grave d’un narrateur et de musique électronique.

«Casser les barrières»

Outre ce spectacle, PY1 se transforme certains soirs en une discothèque futuriste et en journée, en salle de yoga. À l’automne, les pyramides, d’une capacité de 600 places, quitteront Montréal pour Miami et seront dotées d’une technologie supplémentaire : des lunettes de réalité augmentée qui permettront de voir évoluer des acrobates et comédiens virtuels.

«Aujourd’hui on crée des spectacles en allant chercher des expertises dans le domaine du jeu vidéo et on commence à fusionner, à casser les barrières, entre les univers du spectacle, du cirque, du théâtre et du jeu vidéo pour créer de nouvelles formes de divertissement», observe Jean Guibert.

Ce syncrétisme se nourrit de l’exception culturelle québécoise : un foisonnement créatif rare pour une métropole de cette taille, dans laquelle ont lieu d’importants festivals culturels — FrancoFolies, Festival de Jazz, Juste pour rire —, combiné au dynamisme du secteur des jeux vidéos dans cette ville qui compte plus de 140 studios, dont celui d’Ubisoft, le plus grand au monde avec 3700 employés.

Beaucoup de compagnies de cirque travaillent en métissant les arts du cirque, la danse, les arts visuels, la musique, relève Nadine Marchand, directrice du Festival Montréal Complètement Cirque.

Spectacles hybrides

À cela s’ajoute «la technologie [qui] nous permet de faire des hybridations de formes de spectacles et de continuer à surprendre les gens», relève M. Guibert, de Lune Rouge.

Bosch Dreams est un autre bel exemple de spectacle alliant technologie, dramaturgie et arts du cirque. Écrit et mis en scène par la compagnie montréalaise Les 7 doigts de la main, il propose un voyage fantastique dans l’univers du peintre Jérôme Bosch, en donnant vie à ses toiles les plus célèbres grâce à des animations numériques sur écran géant au milieu desquelles évoluent de vrais acrobates.

Présenté en juillet au Festival Montréal Complètement Cirque, ce spectacle a affiché complet à chacune de ses représentations.

Les troupes montréalaises peuvent compter sur des artistes disposant «d’une formation acrobatique de haut niveau et de haut calibre» dispensée à l’École nationale de cirque, fondée à Montréal en 1981, observe Anthony Venisse, metteur en scène d’un spectacle de rue créé spécialement pour le Festival.

«La force de l’École nationale de cirque est qu’elle mise beaucoup sur la technique», tout en cultivant aussi la «qualité artistique», dit-il.

Ce qui ouvre tout un champ des possibles et fait, selon Nadine Marchand, que «certains artistes qui auraient pu aller vers le théâtre ou la danse ont opté finalement pour le cirque», séduits par «cette inventivité».

Techno

Le compte du patron de Twitter brièvement piraté

SAN FRANCISCO — Le compte Twitter de Jack Dorsey, patron et fondateur du réseau social à l’oiseau, a été brièvement piraté vendredi et affichait des messages insultants ou racistes. Un épisode très embarrassant pour Twitter.

«Nous sommes au courant que @jack a été piraté et nous enquêtons sur ce qui s’est passé», a tweeté l’entreprise.

«Le compte est maintenant sécurisé, et il n’y a aucun signe que les systèmes de Twitter aient été compromis», a-t-elle ajouté.

Des insultes racistes contre les Noirs et des tweets faisant l’apologie d’Adolf Hitler ont commencé à apparaître peu avant 20H00 GMT. Les messages ont été rapidement supprimés en une quinzaine de minutes, mais assez longtemps pour que la nouvelle fasse le tour de Twitter et l’objet de multiples commentaires souvent moqueurs.

Les tweets suspects comportaient plusieurs hashtags déjà apparus dans d’autres actes de piratage:  #chucklingsquad et  #ChucklingHela.

Le compte de la police de Londres avait notamment été piraté en juillet et les mêmes mots-dièses étaient apparus sur les tweets détournés.

La police avait alors attribué l’attaque à un jeune homme, adolescent ou âgé d’une vingtaine d’années, connu sous le pseudonyme de Cal ou @Cal086 qui vivrait aux États-Unis.

Le hashtag est aussi réapparu au cours d’une attaque la semaine dernière contre le compte Twitter d’Etika (Daniel Desmond Amofah). Ce «hack» avait d’autant plus choqué que le compte avait été piraté après le décès du jeune Youtubeur, retrouvé mort le 25 juin.

@jack est la première adresse de l’histoire de Twitter. Le 21 mars 2006 Jack Dorsey avait envoyé le premier tweet: «just setting up my twttr» (je règle mon twittre»).

Incident embarrassant

Twitter fait l’objet de nombreuses critiques de tous bords sur la lenteur à réagir et à éliminer des tweets jugés racistes ou incitants à la violence.

Son manque de réactivité --comme Facebook-- au moment de l’opération de désinformation de grande envergure entreprise par des agences russes afin de favoriser l’élection de Donald Trump en 2016, lui a également été reproché.

Le réseau social a multiplié les efforts pour éliminer les tweets dont il estime qu’ils violent la charte des utilisateurs, mais aussi pour effacer, parfois avant qu’ils ne soient en ligne, des comptes semant de la désinformation.

Ainsi le 19 août, Twitter a révélé que les autorités chinoises ont utilisé près d’un millier de comptes pour discréditer et diviser les manifestants pro-démocratie à Hong Kong.

Twitter a suspendu 986 comptes qui «sont coordonnés dans le cadre d’une opération soutenue par l’État» chinois pour «miner la légitimité et les positions politiques» des manifestants, affirmait le réseau.

Twitter avait même alerté son rival Facebook des tentatives du régime chinois, conduisant le réseau social de Mark Zuckerberg à lui aussi sévir.

Mais tout le monde n’est pas convaincu. «Le fait que le compte de @jack ait été piraté n’inspire pas confiance dans la plateforme Twitter, qui plus est peu avant une élection fédérale au Canada», a tweeté Michelle Rempel Garner, une élue conservatrice canadienne.

Peu après l’attaque, de très nombreux spécialistes de la cybersécurité ont rappelé que les usagers devaient impérativement utiliser l’authentification à double facteur pour se connecter à leur compte en toute sécurité.

Cette double authentification outre le classique mot de passe peut aussi comprendre l’inscription d’une série de chiffres unique fournie par une application.

Sans être parfaite, cette protection rend le travail des pirates bien plus difficile, mais les usagers rechignent souvent à y faire appel parce qu’elle suppose de passer par une étape supplémentaire avant d’accéder au réseau.

Techno

Google révèle un piratage de plusieurs années sur les iPhones

WASHINGTON — Les experts en sécurité de Google ont découvert qu’une opération de piratage avait ciblé les iPhone pendant au moins deux ans, et implantait, via des sites internet, des logiciels malveillants pour accéder aux photos, à la géolocalisation des utilisateurs et à d’autres données.

Dans un article publié jeudi sur le blog du Projet Zero de Google, les experts estiment que les sites web qui ont été piratés pour héberger ces attaques reçoivent plusieurs milliers de visiteurs par semaine. Ils n’ont toutefois pas précisé quels sites ont été touchés.

«Une simple visite sur l’un des sites piratés suffisait au serveur d’exploitation pour attaquer votre appareil, et, en cas de succès, installer un programme de surveillance», a indiqué Ian Beer, du Projet Zero.

Une fois installé, le logiciel malveillant «va en premier lieu voler les fichiers et télécharger les données de géolocalisation», a-t-il ajouté, précisant qu’il a également pu accéder à des messages cryptés partagés via des applications comme Telegram, WhatsApp et iMessage.

La messagerie instantanée de Google, Google hangouts, ainsi que Gmail ont également été affectés, a souligné Ian Beer dans cette publication, qui fournit des détails sur la manière dont le logiciel malveillant a ciblé et exploité les vulnérabilités de l’iPhone.

La plupart de ces failles se trouvent dans le navigateur Web par défaut Safari, selon M. Beer, qui précise que l’équipe du Projet Zero en a découvert dans la quasi-totalité des systèmes d’exploitation, depuis iOS 10, jusqu’à la version actuelle iOS12.

Une fois embarqué dans l’iPhone, le logiciel malveillant transmettait les données capturées, y compris la géolocalisation en direct, transmise chaque minute.

Selon Ian Beer, Google a informé Apple de ces attaques au mois de février, à la suite de quoi le géant à la pomme a délivré un correctif de sécurité pour l’iOS 12.1.

L’iPhone, qui a longtemps été la vache à lait d’Apple, a vu son chiffre d’affaires chuter de 12 % sur le dernier trimestre par rapport à l’an passé, et représente désormais moins de la moitié des revenus du groupe.

Apple devrait présenter le 10 septembre sa nouvelle gamme d’iPhone.

Techno

L'entrepreneur futuriste Elon Musk se méfie... des machines

SHANGHAI — Elon Musk, le fantasque patron de Tesla et de Space X, a fait part jeudi en Chine de sa réticence à l’égard des nouvelles technologies au cours d’un débat sur l’intelligence artificielle, alors même qu’il ambitionne de créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines.

Invité à débattre de l’avenir de l’intelligence artificielle lors d’un débat à Shanghai avec Jack Ma, l’emblématique patron du groupe de commerce électronique Alibaba, M. Musk a semblé prendre ses distances avec la technologie.

«Le rythme de progression des ordinateurs est dingue», a-t-il relevé, inquiet qu’à l’avenir les machines dopées à l’intelligence artificielle puissent finir par se lasser d’avoir affaire à des humains «lents et stupides».

«A défaut d’autre chose, l’ordinateur va s’impatienter. (Pour lui) ça sera comme parler à un arbre», a justifié Elon Musk face à Jack Ma qui, lui, voit au contraire l’intelligence artificielle comme «un progrès».

«Les ordinateurs sont peut-être intelligents, mais les humains le sont beaucoup plus», a estimé le multimilliardaire chinois, qui s’apprête à quitter la tête d’Alibaba. «Nous avons inventé les ordinateurs, mais je n’ai jamais vu un ordinateur créer un être humain».

La fusion personne-machine n’en demeure pas moins un très sérieux sujet de recherche pour Elon Musk.

L’homme d’affaires a présenté à la mi-juillet les avancées de sa start-up, Neuralink, qui ambitionne de relier directement et intimement le cerveau humain à l’ordinateur.

Techno

CAQ: pas de taxe GAFA avant le rapport de l’OCDE

Le gouvernement Legault veut avoir en main le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), attendu pour 2020, avant de décider s’il taxera le chiffre d’affaires des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple).

C’est ce qu’a affirmé mardi un porte-parole du ministre des Finances, Éric Girard, en réponse à une question de La Presse canadienne. La députée libérale et fiscaliste Marwah Rizqy venait de déclarer que «le feu est pris» et qu’il y a «urgence d’agir» au Québec.

Les géants américains du web ont été montrés du doigt comme les grands responsables de la crise financière sans précédent qui frappe présentement les entreprises de presse québécoises.

Loin de garantir que le gouvernement imposera une taxe GAFA, l’attaché politique Jean-Philippe Fournier a indiqué qu’il fallait d’abord et avant tout attendre que les pays de l’OCDE se saisissent de la question.

D’ailleurs, il n’est pas du tout évident pour la Coalition avenir Québec (CAQ) que le Québec puisse agir seul dans ce dossier, sans l’aval d’Ottawa, quoi qu’en dise Mme Rizqy.

Elle a affirmé en commission parlementaire sur l’avenir des médias que le Québec pouvait parfaitement taxer les géants du web. Brandissant un tableau, elle a indiqué qu’en agissant ainsi, la province pourrait récupérer d’importantes sommes d’argent.

«Il y a un pompier et il s’appelle le ministre des Finances, a-t-elle déclaré. C’est lui qui a la capacité, lors de sa mise à jour économique, de dire non seulement: «Oui, on fait une aide immédiate», mais: «On peut aussi avoir une taxe GAFA immédiate pour le Québec». On est autonome, on a notre propre agence du revenu de Québec qui peut collecter les géants du web et immédiatement, il y aurait des entrées d’argent. On peut le faire dès la mise à jour économique en novembre.

«On peut aussi s’assurer d’avoir des redevances, tout ça, c’est quelque chose qu’on est capable de faire et on ne peut pas attendre», a insisté l’élue de Saint-Laurent.

Les GAFA accaparent chaque jour une portion toujours plus grande des revenus publicitaires qui auparavant assuraient le financement des médias, dont certains, comme les six quotidiens du Groupe Capitales Médias (Le Soleil, Le Quotidien, Le Droit, Le Nouvelliste, La Voix de l’Est et La Tribune) sont acculés à la faillite.

Tant le premier ministre François Legault que son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, se sont engagés à présenter un programme d’aide financière aux médias dès cet automne.

Le 11 juillet dernier, la France a légiféré pour imposer à hauteur de 3 pour cent le chiffre d’affaires réalisé en France par des firmes comme Google et Amazon.

Les pays du G7 ont convenu cette semaine à Biarritz qu’ils tenteront de s’entendre en 2020 sur une taxe internationale. Une fois qu’elle entrera en vigueur, la France abolira sa taxe et remboursera aux entreprises leur versement sous forme de déduction, a expliqué le président français Emmanuel Macron.

Le gouvernement du Québec attendra la publication des conclusions de l’OCDE avant d’envisager la possibilité de taxer les GAFA. «On attend de voir ce que cette étude-là va dire et on verra par la suite», a affirmé M. Fournier.

Techno

Jeux vidéo violents: pour les gamers, jouer n’est pas tuer

COLOGNE — Les jeux vidéo responsables des fusillades aux États-Unis et ailleurs? Consommateurs et professionnels réunis cette semaine au salon Gamescom, un des plus grands du secteur au monde, se défendent des accusations venant dernièrement y compris de Donald Trump.

Le président américain a tenu les jeux vidéo pour partie responsables des tueries qui ont fait 31 morts au Texas et dans l’Ohio début août.

«Nous devons mettre un terme à la glorification de la violence dans notre société [...] Cela inclut les jeux vidéo horribles et effroyables qui sont maintenant monnaie courante», a déclaré M. Trump dans le sillage de deux fusillades qui ont choqué les États-Unis. En 2018, après une tuerie à Parkland, il avait même accusé les jeux vidéo de «modifier les pensées des plus jeunes».

Sans aller jusque-là, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a l’an dernier reconnu comme maladie le «trouble du jeu vidéo», à savoir l’utilisation persistante et addictive de ces jeux.

«Théories sans preuves»

«En tant que joueur, vous êtes habitué à entendre ce type de critiques, mais je n’y prends pas garde, car ce n’est pas sérieux», estime Celina Bausch, joueuse de 22 ans, parlant de «théories sans preuves».

Manga dans la main, elle attend son tour pour tester la dernière version de Call of Duty, série de célèbres jeux vidéo de tir dans des situations de guerre et présentée au salon de la Gamescom de Cologne, qui s’achève le 24 août.

Le but dans ces jeux n’est «pas de tuer pour tuer, mais plus de privilégier la progression tactique», lui fait écho Tim Köhler, 21 ans, autre passionné de ce même jeu.

Pour Julien Villedieu, délégué général du Syndicat National du Jeu Vidéo (SNJV), représentant l’industrie française, «réduire les jeux vidéo à la violence est une erreur : à partir du moment où elle est proposée dans le cadre d’un contexte, offerte avec un certain nombre d’alternatives, on peut considérer que ça fait partie de l’univers» du jeu.

Catharsis

Dès les origines, l’industrie des jeux vidéo a été pointée du doigt pour ses conséquences supposées néfastes sur le comportement des utilisateurs, jeunes en particulier.

Aux États-Unis, les critiques ont été particulièrement intenses après les sorties de jeux comme Wolfenstein 3D (1992) et Doom (1993), popularisant le genre des jeux de tir violents à la première personne.

Elle ont continué après la tuerie de l’école Columbine (13 morts) en 1999, commise par deux adolescents qui pouvaient passer jusqu’à 15 heures par jour devant des jeux vidéo ou encore celle de l’école Marjory Stoneman Douglas en 2018 (17 morts).

«L’argument de Donald Trump est totalement dépassé. Cela fait plus de 20 ans que les études sur la violence dans les jeux vidéo et les films ont entièrement déconstruit cet argument», assure à l’AFP Pascaline Lorentz, sociologue et spécialiste du genre.

«Ces études disent qu’il n’y a pas de lien de causalité entre la violence présente dans les jeux et les actes violents perpétrés par des joueurs», ajoute-t-elle.

Les jeux violents comporteraient même une dimension cathartique, assure-t-elle : «Se lâcher un bon coup, ça fait du bien. Le corps pleure, crie, court, frappe pour faire sortir certaines émotions négatives. C’est empêcher ce processus d’équilibrage émotionnel et sensoriel qui est dangereux».

L’amateur de «jeux de tirs» Tim Köhler s’étonne aussi des mises en cause : «On joue dans le monde entier aux jeux vidéo, mais les principales fusillades se produisent aux États-Unis. Peut-être qu’il faudrait considérer le problème autrement».

Comparativement, dans des pays pionniers de cette industrie comme le Japon, d’où sont issus Nintendo, Sega ou Sony, ou la Corée du Sud, pays qui dépensent plus par habitant pour les jeux vidéo que les États-Unis, de tels drames sont rarissimes.

Techno

Le rétro est aussi à la mode chez les joueurs de jeux vidéo

COLOGNE — Consoles surannées, couleurs criardes et écrans à gros pixels : parallèlement aux jeux dernier cri ultraréalistes présentés au salon Gamescom de Cologne, les amateurs de jeux vidéo se ruent aussi sur les appareils vintage sortis des greniers.

Cette année l’espace «rétrogaming», constitué de jeux anciens, n’a jamais été aussi imposant à la grand-messe du jeu vidéo européen, où le public s’extasie face aux consoles d’un autre âge, aux micro-ordinateurs et autres bornes d’arcades, ces jeux vidéo de café, payants, où l’on joue debout ou assis.

«Cela me rappelle mon enfance et je me rends compte aujourd’hui que les jeux à l’époque pouvaient aussi être compliqués», s’amuse Jackye Müller, une étudiante de 21 ans tentant d’attraper des bananes avec Donkey Kong, manette de Super Nintendo en main.

Plus loin, un père fait découvrir à son jeune fils le «Pong», l’un des premiers jeux vidéo d’arcade, datant de 1972, sorte de tennis dans lequel chaque joueur s’affronte en déplaçant une raquette virtuelle de haut en bas de façon à garder la balle dans le terrain de jeu.

Pixels d’antan

«Le rétro est partout: dans les films, la musique, les voitures, les habits, alors pourquoi pas les jeux?», s’interroge Christian Gleinser. Ce passionné est le créateur de plusieurs nouveaux jeux, fonctionnant sur ordinateur avec des graphiques des années 80.

«Les gens veulent s’amuser entre amis et apprécient la facilité d’utilisation, le peu de temps de chargement voire les vieux pixels d’antan», avance-t-il, alors que plus loin retentit une fanfare reprenant les bandes sonores de Sonic, Mario Kart ou Pokémon.

Au-delà des collectionneurs, certains habitués ont pris l’habitude de rejouer à d’anciens jeux, pourtant faits pour une console, via des petits programmes appelés émulateurs, pas toujours légaux mais qui permettaient d’adapter le jeu au support.

Mais c’est avant tout le vieillissement de l’âge moyen des joueurs qui marque un tournant: ceux tombés dedans dans les années 80 ou 90 peuvent partager désormais leurs souvenirs, sur les supports derniers cris, avec leurs enfants.

«On constate un retour de la cassette VHS ou du vinyle, le rétrogaming vient en définitive s’inscrire dans cette tendance, il n’y a pas de raison que le jeu vidéo y échappe», constate Fanny Renard, animatrice de communauté pour le studio indépendant Goblinz.

Vraie tendance ? 

Une tendance qui a incité la plupart des fabricants de consoles à rééditer leurs anciens modèles, assortis de catalogues parfois conséquents de 30 ou 40 des plus gros succès de l’époque.

Dernier en date sur ce créneau, le groupe japonais Sega, qui n’avait pas résisté à l’arrivée de la PlayStation de Sony et de la Xbox de Microsoft. Il va proposer à la rentrée sa Megadrive Mini, assortie de 42 jeux.

Elle viendra s’ajouter aux deux consoles célèbres de Nintendo, NES et SuperNES, elles-mêmes rééditées, ainsi qu’à la toute première PlayStation, toutes de retour sur le marché.

«Le fait que chaque fabricant réédite ses consoles avec des catalogues embarqués conséquents démontre qu’il y a un véritable marché. Le coût de revient est très faible, tout est déjà amorti depuis très longtemps, ce n’est que de la marge supplémentaire pour ces groupes», souligne Laurent Michaud, directeur d’études pour l’Idate.

Difficile cependant de savoir si la tendance est ou non passagère. «La réalité augmentée est un marché d’avenir» pour le jeu vidéo, «le rétrogaming ce sera un peu différent», anticipe ainsi M. Michaud.

«Il y a le potentiel pour que cela devienne un vrai marché, mais ni très important en valeur ni sur sur le long terme», estime pour sa part Andrew Kitson, de Fitch Solutions.

Techno

YouTube agit à son tour contre la propagande de la Chine sur Hong Kong

SAN FRANCISCO — Après Twitter et Facebook, la plateforme vidéo YouTube a annoncé jeudi avoir agi à son tour contre une vaste campagne de propagande menée par les autorités chinoises sur les réseaux sociaux pour discréditer la mobilisation en faveur de réformes démocratiques à Hong Kong.

YouTube a désactivé 210 chaînes après avoir découvert qu’elles agissaient «de manière coordonnée en mettant en ligne des vidéos liées aux manifestations en cours à Hong Kong», a expliqué Shane Huntley, analyste chargé de la sécurité pour Google, qui possède la plateforme vidéo.«Nous avons mis au jour le recours à des VPN et d’autres méthodes pour masquer l’origine de ces comptes», a précisé l’expert. 

Deux autres géants technologiques américains, Twitter et Facebook, avaient porté lundi des accusations similaires contre Pékin, soulignant avoir fermé un millier de comptes actifs liés à cette campagne de désinformation.

«Semer la discorde»

«Ces comptes cherchaient délibérément et spécifiquement à semer la discorde politique à Hong Kong et notamment à saper la légitimité et les positions politiques du mouvement de protestation sur le terrain», a expliqué Twitter à propos des comptes actifs suspendus.

Région semi-autonome du sud de la Chine, Hong Kong traverse depuis juin sa plus grave crise politique, avec des manifestations et autres actions presque quotidiennes pour demander davantage de libertés.

Cela s’est traduit par des menaces d’intervention du gouvernement central chinois, qui a qualifié le mouvement de «terroriste».

Pékin a cependant officiellement laissé les coudées franches à la police locale pour régler la situation. En coulisses, le gouvernement central déploie d’importants efforts pour tenter d’influencer l’opinion, affirment cependant Twitter, Facebook, et désormais Google.

Techno

Huawei ouvre un nouveau front dans la guerre pour le contrôle des cellulaires

PARIS — Avec HarmonyOS, son nouveau système d’exploitation mobile (OS, pour Operating System), le géant chinois des télécoms Huawei ouvre un nouveau front dans la bataille technologique avec les États-Unis en venant concurrencer frontalement Android sur un marché très spécifique, mais extrêmement lucratif.

Le marché des OS pour smartphones se résume aujourd’hui à un duopole 100% américain: d’un côté Apple, avec son iOS qui équipe exclusivement ses iPhones, de l’autre Google, avec Android installé sur la quasi-totalité des concurrents de la firme à la pomme, dont Huawei.

Or ce dernier, confronté à des sanctions américaines, ne pourra bientôt plus profiter des services développés par Google, qui comme les autres groupes technologiques américains n’a plus le droit de commercer avec Huawei. Le groupe chinois se doit donc de tenter le pari d’un OS autonome.

«C’est une puissance mondiale de la recherche aujourd’hui», souligne Stéphane Téral, directeur exécutif de la recherche sur l’industrie mobile pour le cabinet IHS Markit. «Lorsque Huawei s’est lancé en 2011 sur le marché, il y avait du scepticisme, mais ils ont décollé de manière exceptionnelle, ils peuvent imposer un troisième OS sur le marché», estime-t-il.

Ce troisième OS, d’autres ont tenté de le lancer: BlackBerry tout d’abord, dès 1999 pour ses propres téléphones, emportés par l’émergence du smartphone; Microsoft ensuite, en 2010, qui équipera les appareils du finlandais Nokia, lequel avait également raté le virage du smartphone.

Deux expériences arrêtées en 2016 et 2017, qui ont refroidi les ardeurs des plus grands, à commencer par le numéro un mondial du smartphone, le sud-coréen Samsung.

«Samsung y avait pensé, mais sans réellement s’y lancer», rappelle Sylvain Chevallier, associé au sein du cabinet BearingPoint, «mais dans le cas de Huawei, leur marché intérieur leur donne beaucoup de poids, toutes les applications chinoises, WeChat, Alipay, etc, seront compatibles, cela rend la possibilité d’un succès très crédible.»

Un outil de fidélisation 

Dans un pays qui compte plus de 800 millions d’utilisateurs de smartphones, un écosystème d’applications très spécifiques et un patriotisme exacerbé par les récentes tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, Huawei dispose de tous les atouts pour tranquillement faire monter Harmony en puissance.

«Ils disposent d’une plateforme d’un milliard d’utilisateurs potentiels pour tester leur OS, repérer rapidement les erreurs et les corriger, inciter les développeurs d’applications à ne pas se couper de ce marché, puis s’attaquer à un autre marché», détaille Stéphane Téral.

Sylvain Chevallier voit en particulier «clairement un coup à jouer» sur les marchés émergents, comme l’Inde, l’Indonésie ou le continent africain, où le basculement vers le smartphone se fait petit à petit et où les utilisateurs ne sont pas encore habitués à un système d’exploitation particulier.

«Bien plus que les caractéristiques techniques d’un appareil, l’OS est un facteur de fidélisation extrêmement fort, Apple par exemple se maintient principalement grâce à son iOS», souligne-t-il.

D’autant que Huawei pourrait bientôt ne pas être seul et voir les autres constructeurs chinois, Xiaomi, OPPO ou Vivo notamment, basculer leurs appareils sous un système d’exploitation chinois, surtout s’il dispose de l’écosystème d’applications qui va avec et que l’État central les y incite fortement.

Or, les constructeurs venant de l’Empire du Milieu représentent 42% du marché mondial du smartphone, selon le cabinet Counterpoint, et plus de 55% des smartphones sous Android.

De quoi donner des sueurs froides à Google, qui pourrait être un des grands perdants de la guerre commerciale américano-chinoise.

Contacté par l’AFP, le groupe américain n’a pas souhaité commenter.

Mais «il y a une possibilité de voir tous les constructeurs chinois basculer sous cet OS», confirme M. Teral, «c’est ce que tout le monde craint actuellement du côté de Google et cela transformerait même la Silicon Valley».

D’autant qu’Harmony ne se veut pas un système d’exploitation seulement pour les smartphones, mais aussi pour l’ensemble des objets connectés de Huawei, à l’image de sa nouvelle télévision intelligente, présentée le lendemain de son OS.

«Il faut bien avoir en tête que beaucoup d’acteurs, pas seulement en Chine, ne seront pas mécontents de disposer d’une alternative à Android, qu’il s’agisse des opérateurs télécoms pour leurs box, des constructeurs automobiles pour leurs voitures intelligentes, ou d’autres», insiste M. Chevallier.

Techno

40 ans après, le légendaire Walkman existe toujours

TOKYO — Il ressemble désormais à un téléphone intelligent avec un écran tactile, une mémoire et une connexion sans fil : le baladeur audio Walkman du Japonais Sony existe toujours, bien que méconnaissable par rapport à ses débuts il y a 40 ans.

Sorti en 1979, le Walkman inaugural, matricule TPS-L2, était un engin bourré de pièces mécaniques.

«C’était d’une précision impressionnante, au point que je me demande si on saurait le refaire aujourd’hui», confie à l’AFP l’ingénieur Hiroaki Sato, concepteur des plus récents Walkman et un brin nostalgique des anciens, que l’on peut admirer actuellement dans une exposition organisée à Tokyo pour les 40 ans de la gamme.

«J’étais collégien quand le premier modèle est sorti, et je n’ai pas eu les moyens de l’acheter», regrette M. Sato.

Aujourd’hui, ce Walkman premier du nom a l’air d’une antiquité avec son boîtier qu’on devait ouvrir pour y loger une cassette, ses boutons physiques à enfoncer, son casier à piles ou les curseurs pour le volume.

Mais des exemplaires fonctionnels circulent toujours sur le marché de l’occasion, dont un présenté comme neuf et jamais utilisé, vendu la bagatelle de 1,3 million de yens (16 300 $CAN), soit près de 40 fois son prix initial.

«Mecs» et «poupées» 

«Je ne pense pas que les Walkman actuels pourront toujours être utilisés dans 40 ans», déplore l’ingénieur Sato. Car les formats audionumériques seront sans doute bien différents d’aujourd’hui et les batteries rechargeables introuvables.

Il fallait cependant prendre grand soin des modèles à cassette magnétique, pour éviter les pannes d’engrenages. «Je pense que c’est cet entretien régulier qui a fait naître un certain attachement à l’objet», poursuit M. Sato, en manipulant un des tout premiers exemplaires conservés par Sony.

M. Sato parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, celui où les psychiatres s’inquiétaient de ces nouveaux comportements, quand en France Léon Zitrone présentait au journal télévisé «des jeunes hommes, et femmes aussi, que l’on voit dans les rues avec un casque sur les oreilles».

Aujourd’hui, ce sont presque ceux qui n’en portent pas qui surprennent. Les casques sont désormais sans fil et les baladeurs sans touche.

«Depuis mon plus jeune âge, les appareils ont des écrans tactiles, pas des boutons», confirme Scott Fung, lycéen de 17 ans, originaire de Hong Kong, les yeux ébahis devant un vieux Walkman exposé à Tokyo.

L’étonnement ne s’arrête pas là : le Walkman numéro 1, né de l’envie d’un des fondateurs de Sony de se divertir avec de la musique dans l’avion, «avait deux prises casques, pour que les couples puissent écouter ensemble de la musique», rappelle M. Sato.

Sur les exemplaires du premier lot, une série très limitée, était même écrit au-dessus de ces prises «guys» et «dolls» («mecs» et «poupées»), une inscription qui ferait peut-être hurler aujourd’hui.

Comme les passagers d’un hélicoptère, les deux utilisateurs pouvaient aussi se parler en appuyant sur la touche orange «hot line». Aujourd’hui, chacun a son téléphone intelligent, sa musique, et les messages s’échangent par écrit.

Plébiscité par les connaisseurs

Après plus de mille variantes de Walkman (Sony a arrêté de compter en 2004) et plus de 420 millions d’exemplaires écoulés, passant successivement de la cassette au CD, puis au MD jusqu’aux mémoires flash, la gamme continue de s’agrandir.

Il existe d’une part des modèles très grand public et, d’autre part, des appareils rassemblant toutes les meilleures technologies audio de Sony, destinés aux mélomanes audiophiles prêts à débourser près de 3000 euros (4450 $CAN) pour une qualité musicale hors pair.

Sony n’est pas le seul sur ce créneau de l’audio haute-résolution : on y trouve aussi la griffe sud-coréenne Astell&Kern, ou les fabricants chinois Cayin, Hiby et iBasso.

La marque japonaise, pionnière de l’écoute de la musique en itinérance, avait un temps perdu de sa superbe, secouée par l’arrivée de l’iPod d’Apple en 2001. Mais elle a recouvré depuis l’oreille des maniaques du son en contribuant à élever la qualité des fichiers audionumériques avec des formats non compressés et des techniques de transmission sans fil améliorées.

«On poursuit toujours la même idée que pour le premier modèle : écouter de la musique à l’extérieur avec la meilleure qualité possible», insiste M. Sato.

Techno

Internet: les petits fournisseurs ont la cote

MONTRÉAL — Plus d’un million de ménages canadiens ont maintenant recours à des fournisseurs Internet de plus petite taille. Et la proportion est en croissance depuis 10 ans.

Dans un rapport dévoilé mercredi et basé sur des données du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), le Bureau de la concurrence du Canada indique que la part de marché des fournisseurs de service Internet autres que les grandes compagnies de téléphone et de câblodistribution est passée de 5,5 % à 13 % entre 2008 et 2017.

Comme ces petits fournisseurs se sont concentrés dans les zones plus densément peuplées du sud du Québec et du sud de l’Ontario, le Bureau a pu estimer leur part de marché à 15 à 20 %. Il avance ainsi une part de marché de 18,6 % dans la région de Montréal, de 16,6 % dans la région d’Ottawa et de 16,1 % dans la région du Grand Toronto et de Hamilton.

De façon générale, 87 % des Canadiens abonnés à des services Internet à large bande sont branchés à des réseaux filaires appartenant à une compagnie de téléphone ou de câblodistribution.

Satisfaction

Le rapport, qui inclut un sondage auprès de 2005 ménages canadiens, laisse aussi voir que 90 % d’entre eux se disent satisfaits de leur fournisseur de services Internet actuel — 38 % «très» et 52 % «plutôt» satisfaits.

Et les petits fournisseurs font particulièrement bonne figure. «Les consommateurs qui font affaire avec des concurrents de services de gros se disent plus satisfaits de leur fournisseur que ceux qui font affaire avec des fournisseurs traditionnels», écrit le Bureau de la concurrence dans son rapport, intitulé «Donner du choix — une étude de la concurrence dans l’industrie canadienne des services à large bande».

Les régions moins bien servies

Le Bureau relève toutefois «une importante exception» dans les régions rurales et éloignées du Canada, où les services sont plus restreints et sont plus lents.

«Ainsi, environ 99 % des foyers canadiens des centres densément peuplés ont accès à des services sur bande de 50 Mb par seconde ou plus grâce à des modems câble ou à des réseaux de fibre optique, tandis qu’à peine 37 % des foyers en régions rurales et éloignées jouissent de telles connexions», souligne-t-il.

Le BCC rappelle que le budget Morneau de 2019 prévoyait des fonds pour le déploiement d’internet dans les régions rurales et éloignées du pays. De même, la mise en oeuvre du Fonds pour la large bande du CRTC a récemment débuté, note-t-il.

En matière de coût pour les services Internet, le Bureau rapporte les données du CRTC selon lesquelles les fournisseurs dotés d’installations tirent chaque mois une somme de 58,32 $ par abonné, tandis que leurs concurrents offrent leurs services 15 % moins chers, en moyenne. D’autres études font état de rabais pouvant atteindre 35 % pour certains types de forfaits des concurrents des services de gros.

Techno

Microsoft confirme écouter des conversations d’utilisateurs

SAN FRANCISCO — Le géant américain de l’informatique Microsoft a confirmé mercredi que certaines conversations d’utilisateurs étaient écoutées par ses prestataires afin d’affiner les fonctionnalités de traduction vocale offertes par Skype et son assistant numérique Cortana.

«Microsoft recueille des données vocales pour fournir et améliorer des services de recherche, de commandes vocales, de dictée ou de traduction», a confirmé le groupe à l’AFP, tout en assurant obtenir l’autorisation des clients avant de recueillir leurs données vocales.

L’entreprise a défendu ses pratiques après les révélations du média Vice selon lesquelles les conversations, tenues sur le service de traduction de Skype et écoutées par les prestataires du groupe, pouvaient toucher à des sujets intimes comme le sexe ou la perte de poids.

Microsoft a également soutenu prendre des précautions en matière de protection de la vie privée, notamment en supprimant les informations concernant l’identité des utilisateurs avant de les partager avec les fournisseurs chargés de l’aider à améliorer ses logiciels ou services. Ces prestataires seraient enjoints à respecter les normes de protection de la vie privée établies par la législation européenne.

Cette révélation est la dernière d’une longue série: en mai dernier, Amazon a annoncé l’ajout de fonctionnalités pour demander à Alexa, son assistant vocal, d’effacer ses enregistrements ou d’aveugler la caméra.

Google a de son côté suspendu les écoutes dans toute l’Union européenne pour trois mois, après une demande d’une autorité allemande de protection des données.

La semaine dernière, Apple a aussi interrompu temporairement l’analyse par des employés ou des sous-traitants de conversations enregistrées par son assistant vocal Siri, le temps de «passer en revue» son dispositif.

Techno

Twitter : des données personnelles utilisées sans consentement explicite

PARIS — Le réseau social Twitter a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi que des données personnelles de ses utilisateurs avaient été utilisées à des fins publicitaires depuis mai 2018 sans leur consentement explicite.

Le réseau précise que l’erreur a été corrigée lundi et qu’une enquête est en cours pour déterminer combien d’utilisateurs ont pu être concernés, conseillant au passage à ces derniers de revoir leurs réglages en matière de partage des données.

Selon Twitter, cela concerne deux cas de figure particuliers : si un utilisateur a regardé ou cliqué sur une publicité pour une application mobile d’une part, ou en envoyant des publicités basées sur l’appareil utilisé pour se connecter au réseau d’autre part.

«Depuis septembre 2018, nous avons pu vous montrer des publicités basées sur des déductions que nous avons réalisées à partir de l’appareil que vous utilisez, même si vous ne nous en avez pas donné la permission. Les données concernées sont restées aux mains de Twitter et ne concernaient pas des informations comme les mots de passe ou les adresses mail», a expliqué le réseau dans une note explicative publiée sur son centre d’aide en ligne.

Twitter, qui présente ses excuses aux utilisateurs concernés, assure mettre en place les «étapes nécessaires pour nous assurer que cela ne se reproduira plus», et invite ses utilisateurs à contacter son bureau de protection des données via un formulaire.

Ces deux problèmes, liés au respect du consentement explicite des utilisateurs dans l’usage de leurs données personnelles, sont apparus après l’entrée en vigueur, en mai 2018, du Règlement européen de protection des données (RGPD).

Le RGPD a notamment imposé aux plateformes et sites web de s’assurer du consentement explicite des utilisateurs pour collecter leurs données, notamment à des fins de ciblage publicitaire et lorsque cette collecte se fait pour des entreprises tiers.

Le RGPD oblige également toute entreprise victime d’une perte de données personnelles d’en avertir les autorités compétentes du pays où se trouve son siège européen, en l’occurrence pour Twitter l’Irlande, dans les 48 heures suivant la découverte de cette fuite, et les personnes concernées le plus tôt possible.

Techno

La réalité virtuelle, remède à l’isolement des personnes âgées

MIAMI — Nidia Silva, 78 ans, a toujours voulu nager avec des dauphins. Un rêve (quasiment) devenu réalité grâce aux lunettes de réalité virtuelle que lui a fait essayer une association de Miami luttant par ce moyen contre la dépression et l’isolement des personnes âgées.

«C’est un monde inconnu, mais très beau», décrit avec enthousiasme la septuagénaire, qui dit avoir l’impression de se prélasser dans les eaux de Cuba, d’où elle a émigré il y a une vingtaine d’années.

Cette opportunité lui a été offerte par une Française, Alexandra Ivanovitch, venue expérimenter ses lunettes de réalité virtuelle dans un parc du quartier de Little Havana, où de nombreux retraités cubains aiment venir jouer aux dominos.

Son projet, baptisé «VR Genie», est destiné à lutter contre l’isolement auquel les personnes âgées doivent souvent faire face, notamment celles vivant seules ou dans des maisons de retraite offrant peu d’activités.

«Nous utilisons la réalité virtuelle pour exaucer leurs souhaits», explique la Parisienne de 35 ans, docteure en sciences humaines du numérique.

Des bars de La Havane aux plus hauts sommets du monde, la technique leur permet d’oublier l’espace de quelques minutes la touffeur de l’été floridien pour s’échapper vers des contrées souvent inconnues.

«Nous mettons le monde à leur portée», souligne Alexandra Ivanovitch, alors que beaucoup des personnes âgées auprès desquelles elle travaille n’ont plus les capacités physiques ou financières de parcourir la planète.

Proposé par l’association à but non lucratif Equality Lab, le projet «VR Genie» est financé par les autorités locales. L’objectif est de fournir des lunettes de réalité virtuelle aux maisons de retraite du comté, dès que la Française aura davantage étoffé sa «bibliothèque à rêves».

«Très relaxant»

Des études scientifiques ont récemment montré que la réalité virtuelle pouvait aider à combattre la dépression, l’anxiété, le stress post-traumatique et autres problèmes psychologiques.

«Nous savons que l’imagerie mentale ou la méditation peuvent avoir des bénéfices en matière de cognition et d’autres choses de cette nature», indique Aldrich Chan, neuropsychologue à l’université de Miami.

Consultant pour Equality Lab, le scientifique analyse les bénéfices potentiels de la réalité virtuelle dans l’accompagnement des personnes âgées, notamment le fait de réaliser virtuellement leurs derniers rêves.

Une équipe de l’université de Californie à Los Angeles étudie l’usage de la réalité virtuelle dans le traitement de l’anhédonie, un symptôme de la dépression empêchant les personnes qui en sont atteintes de ressentir des émotions positives dans un certain nombre de situations.

La psychiatre Michelle Craske et ses collègues s’emploient à traiter l’anhédonie et à améliorer le bien-être des patients à travers la méditation et les expériences positives vécues dans la réalité virtuelle.

«La plupart des traitements ont jusqu’ici contribué dans une certaine mesure à réduire les symptômes négatifs de la dépression, sans toutefois vraiment aider les patients à devenir plus positifs», relevait en avril la chercheuse dans la revue scientifique STAT.

Selon une étude publiée cette année par Michelle Craske dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology, les patients ayant vécu des expériences positives, grâce notamment à la réalité virtuelle, montraient des niveaux inférieurs de dépression, d’angoisse et de stress que ceux traités par la méthode traditionnelle, centrée sur les symptômes négatifs.

Dans le parc de Little Havana, Nidia Silva, ses lunettes sur les yeux, brasse doucement l’air de ses mains, caressant des dauphins imaginaires.

«C’est formidable!», s’exclame-t-elle, imperméable aux parties de dominos qui se jouent autour d’elle. «Vous êtes transporté dans un autre monde, c’est très relaxant».

Techno

Un géant japonais de l'informatique présente sa voiture volante [VIDÉO]

TOKYO — Le géant japonais de l'informatique et de la télécommunication NEC Corp. a présenté lundi une «voiture volante», une grosse machine ressemblant à un drone à quatre hélices qui a plané de façon continue pendant une minute environ.

Le vol d'essai, d'une hauteur de 3 mètres (10 pieds), s'est déroulé dans une gigantesque cage par mesure de précaution, dans un complexe appartenant à l'entreprise japonaise dans la banlieue de Tokyo. Les préparatifs tels que les inspections répétées de la voiture et les mesures de sécurité imposées aux journalistes ont duré plus longtemps que les deux vols de démonstrations.

Le gouvernement japonais soutient le développement des voitures volantes, et souhaite que les gens utilisent ces machines d'ici 2030.

Parmi les efforts financés par le gouvernement, il y a un vaste parcours d'essai pour voitures volantes, construit dans une région dévastée par les catastrophes nucléaires de 2011 à Fukushima, dans le nord-est du Japon.

Mie, une préfecture du centre du Japon qui est aussi un lieu de villégiature fréquemment visitée par les célébrités hollywoodiennes, espère également utiliser des voitures volantes pour relier ses différentes îles.

Des projets similaires voient le jour à travers le monde, tels que Uber Air aux États-Unis.

Une voiture volante de la jeune pousse japonaise Cartivator s'est écrasée lors d'une démonstration en 2017. Tomohiro Fukuzawa, directeur général de Cartivator, qui assistait à l'événement de lundi, a déclaré que les machines de son entreprise volaient plus longtemps ces derniers temps.

NEC figure parmi les 80 sociétés qui financent le développement de la voiture volante de Cartivator. Parmi les autres commanditaires, il y a le groupe Toyota Motor Corp. et la société de jeux vidéo Bandai Namco Holdings.

L'objectif est d'assurer une douce transition de la conduite sur route au vol comme dans le film «Retour vers le futur», bien que d'énormes obstacles restent à surmonter, tels que la durée de vie de la batterie, les réglementations et la sécurité.

Des administrateurs de NEC ont déclaré que leur voiture volante avait été conçue pour des vols non habités afin de faire des livraisons, mais que cette technologie est aussi utilisée dans d'autres secteurs de l'entreprise, tels que les voyages dans l'espace et la cybersécurité.

Un aéronef à décollage et atterrissage verticaux (dont l'acronyme est ADAV) est un véhicule électrique, ou hybride électrique, qui ne nécessite pas de conducteur et qui peut atterrir et décoller verticalement.

Les concepts de voiture volante, qui ressemblent à des drones suffisamment gros pour contenir des humains, offrent des avantages que les hélicoptères n'ont pas. Par exemple, les hélicoptères sont coûteux à entretenir, bruyants et nécessitent des pilotes entraînés. Les voitures volantes sont également utiles pour les secours en cas de catastrophe.

L'entreprise de transport et de covoiturage américaine Uber planifie des vols de démonstration en 2020 et des opérations commerciales en 2023. Elle a choisi Dallas, Los Angeles et Melbourne pour tester Uber Air.

Dubaï s'est également montré agressif dans le secteur des voitures volantes.

Des membres du gouvernement japonais ont déclaré que le Japon avait de bonnes chances de devenir un leader mondial, car le gouvernement et le secteur privé travaillent en étroite collaboration.

Techno

Assistants vocaux : Apple suspend l'écoute d'enregistrements

PARIS — Le groupe américain Apple a annoncé vendredi qu’il suspendait l’analyse par des employés ou des sous-traitants de conversation d’utilisateurs enregistrés par son assistant vocal Siri.

La majorité des entreprises du secteur recourent à de telles pratiques afin d’améliorer la qualité de la réponse offerte.

«Nous suspendons au niveau mondial le programme pour Siri, le temps de le réexaminer en profondeur», a expliqué le groupe dans un communiqué. «Par ailleurs, dans la future mise à jour logicielle, les utilisateurs auront la possibilité de participer, ou non, à l’amélioration du service».

Comme ses concurrents Amazon, Google ou Microsoft, Apple fait analyser par des salariés certains enregistrements captés par Siri afin de s’assurer que le logiciel a interprété les requêtes correctement, une pratique qui concerne moins de 1% des requêtes, assure Apple.

La décision d’Apple fait suite à un article du quotidien britannique The Guardian, basé sur le témoignage de sous-traitants expliquant s’être retrouvés à écouter des enregistrements réalisés par erreur et détenant des éléments personnels voire intimes.

Le groupe basé à Cupertino (Californie) n’est pas le seul montré du doigt concernant ses pratiques: jeudi, une autorité locale allemande a obtenu que Google suspende le même type de pratique dans toute l’Union européenne.

L’Office de protection des données de Hambourg a en effet annoncé que Google s’était engagé auprès de lui à ce que «les transcriptions d’enregistrements vocaux ne soient plus utilisées pendant une période d’au moins trois mois à compter du 1er août 2019», dans tous les pays européens.

Cette autorité estime aussi que les assistants en général, qu’ils soient commercialisés par Google, Amazon ou Apple présentent «un risque élevé pour la confidentialité et la protection de la vie privée des personnes concernées».

Le média belge VRT a révélé en juillet avoir pu écouter plus d’un millier d’enregistrements issus d’appareils situés en Belgique ou aux Pays-Bas, dont 153 captés accidentellement.

Parmi ceux-ci, des utilisateurs discutant de leur vie amoureuse ou de leurs enfants, et fournissant des informations personnelles comme leur adresse.

Techno

Après Elon Musk, Facebook veut relier les cerveaux aux machines

SAN FRANCISCO — Une équipe de chercheurs américains financée par Facebook est parvenue à traduire en mots l’activité du cerveau, via des algorithmes, une étape de plus vers l’ambition partagée par d’autres entreprises, comme celle d’Elon Musk, de créer un lien direct entre le cerveau humain et les machines.

Les scientifiques de l’université californienne UCSF ont publié cette semaine une étude montrant leurs progrès dans la création d’une interface cerveau-ordinateur : l’activité des neurones est transmise à la machine grâce à des implants, et décodée par des algorithmes, dans un contexte déterminé (un choix limité de questions-réponses).

À terme, l’ambition serait d’utiliser une méthode moins contraignante que les implants, comme une paire de lunettes à réalité augmentée, équipée de capteurs et contrôlée par la pensée.

«D’ici une dizaine d’années, la capacité à taper directement depuis notre cerveau sera peut-être considérée comme normale», a expliqué Facebook mardi dans un article en ligne faisant le point sur le projet lancé il y a deux ans. «Il n’y a pas si longtemps, cela relevait de la science-fiction. Maintenant, cette perspective semble atteignable.»

Elon Musk, le fantasque patron de Tesla et de Space X, avait frappé les esprits il y a 10 jours en affirmant que l’entreprise en démarrage Neuralink avait réussi une expérience dans laquelle un singe contrôlait un ordinateur directement depuis son cerveau.

L’entreprise est censée commencer ses tests sur des humains dès 2020, dans le but de combattre certaines maladies affectant le cerveau ou la moelle épinière.

Un objectif de santé qui guide aussi la recherche de l’équipe de l’UCSF : rendre la parole aux personnes rendues muettes à cause de paralysies, de lésions à la moelle épinière ou de maladies neurodégénératives.

«À ce stade, les patients paralysés souffrant de perte de la parole ne peuvent recourir qu’à des technologies basées sur les mouvements des yeux ou les contractions musculaires pour épeler très lentement les mots sur un écran», explique Eddie Chang, neuroscientifique à l’université californienne.

«Pourtant, dans de nombreux cas, la capacité à s’exprimer est toujours présente dans leur cerveau. Nous avons juste besoin de la technologie pour leur permettre de s’en servir de manière fluide.»

Symbiose

L’étude publiée dans la revue Nature Communications détaille comment les scientifiques ont réussi à entraîner la machine pour lui faire traduire les signaux reçus via les implants, pendant que les volontaires parlaient à voix haute. Le système d’intelligence artificielle était guidé par un contexte de questions à choix multiple posées aux personnes.

Le «projet Steno» étudie la possibilité de fabriquer un accessoire connecté permettant de taper sur un écran simplement en imaginant parler dans sa tête. Il est financé par un laboratoire du géant des technologies (Facebook Reality Labs) faisant de la recherche sur les technologies de réalités augmentée et virtuelle.

Doutes

«Nos progrès montrent à quoi pourraient un jour ressembler des interactions avec des lunettes connectées», a tweeté Andrew Bosworth, vice-président de la division Équipements de consommation de Facebook.

Plusieurs experts en neurologie ont cependant exprimé des doutes sur les possibilités réelles de ces technologies, même à moyen terme, étant donné la façon dont nous mobilisons plusieurs parties du cerveau, même pour accomplir des tâches simples.

Cette relation intime dont parle Elon Musk relève «plutôt d’une vision d’un avenir très lointain», estime ainsi Andrew Hires, maître assistant de neurobiologie à l’université de Southern California. «Il n’est pas certain que nous arrivions un jour à ce stade.»

Techno

Huawei et le 5G: Goodale ne croit pas qu'Ottawa décidera avant le scrutin

OTTAWA — Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a déclaré mardi que les Canadiens ne sauront vraisemblablement pas avant le scrutin d'octobre si Huawei pourra participer au réseau sans fil 5G de prochaine génération.

Le Canada a besoin de plus d'informations des États-Unis sur la nature exacte de la menace potentielle à la sécurité que poserait le géant chinois de la technologie, a indiqué M. Goodale à La Presse canadienne, mardi. Or, compte tenu du temps qui reste avant le déclenchement de la campagne, au début du mois de septembre, le ministre a soutenu qu'il était peu probable que cette décision soit prise d'ici là.

Techno

16 ans, champions du monde de Fortnite et millionnaires

NEW YORK — Ils ont 16 ans et sont millionnaires; samedi, le Norvégien Emil Bergquist Pedersen, alias Nyhrox, et son partenaire autrichien Thomas Arnould, alias Aqua, ont été sacrés premier duo champion du monde du jeu vidéo Fortnite, avec 3 millions de dollars à la clef.

Les deux adolescents ont emporté deux des six matches de cette première finale de Coupe du monde en duo, organisée à New York, et terminé avec le plus grand nombre de points.

«Je ne sais pas quoi dire. C’est dingue», ont déclaré, chacun à leur tour, les deux vainqueurs, qui repartiront de l’événement avec chacun 1,5 million de dollars (1,3 million d’euros).

Visiblement très soudés, les deux partenaires ont, par deux fois, réussi à se positionner au-dessus des autres joueurs lors des tout derniers instants des parties 4 et 5, ce qui constitue régulièrement un avantage décisif.

Il est, en effet, possible de tirer plus facilement sur les autres gamers se situant en contrebas.

Fortnite consiste à se retrouver sur une île avec d’autres joueurs, le vainqueur étant le dernier survivant. Au fur et à mesure, le périmètre se réduit pour accélérer le dénouement de la partie.

Chaque joueur peut trouver sur l’île des armes et des matériaux de construction, qui lui permettent de dresser des structures pour se protéger des attaques des concurrents.

Avec 51 points au total, Nyhrox et Aqua ont devancé une autre paire européenne, le Néerlandais Rojo et le Britannique Wolfiez (47 points), qui sont également devenus millionnaires samedi.

David Jong, alias «Rojo», 21 ans, et Jaden Ashman, alias «Wolfiez», 15 ans, ont reçu 2, 25 millions de dollars au total, soit 1, 125 million chacun.

L’éditeur du jeu Fortnite, Epic Games, va distribuer au total 30 millions de dollars de prix sur le week-end. Sur l’ensemble de la saison de compétition, l’enveloppe atteint 100 millions de dollars.

Jeu phénomène lancé il y a deux ans seulement, en juillet 2017, Fortnite compte plus de 250 millions de joueurs, selon Epic Games.

Techno

Sprint-T-Mobile: le nouveau géant dans la bataille du 5G

WASHINGTON — La méga-fusion à 26 milliards de dollars entre les opérateurs de téléphonie Sprint et T-Mobile, qui promet une large couverture du territoire en technologie 5G, a reçu vendredi l’approbation des autorités américaines, mais sous conditions.

L’opération doit permettre de créer un numéro 3 capable de rivaliser avec les deux leaders du secteur, Verizon et AT & T, alors que s’amorce la bataille mondiale pour le développement de la 5G, la nouvelle génération ultrarapide de l’Internet mobile.

La fusion, annoncée en avril 2018, «permettra de créer un acteur plus grand et plus audacieux que jamais auparavant», s’est félicité John Legere, pdg de T-Mobile, qui doit rester à la tête de la nouvelle entité.

Celle-ci «apportera au pays le réseau de 5G le plus innovant, des prix plus bas, une qualité inégalée et des milliers d’emplois, tout en débloquant 43 milliards de dollars grâce aux synergies», assure-t-il.

Le ministère américain de la Justice a cependant formulé plusieurs conditions de désinvestissement pour répondre aux critiques sur le risque de concentration du secteur.

Le nouveau groupe, qui marie le second et le troisième opérateur du secteur, va ainsi devoir vendre les activités de téléphonie mobile prépayées à Dish Network, un opérateur de télévision par satellite, et lui donner accès à au moins 20 000 antennes-relais et à des centaines de points de vente.

«Avec cette fusion et le désinvestissement associé, nous étendons la couverture de manière significative car [...] de larges bandes du spectre, actuellement pas ou peu utilisées, deviennent disponibles pour les consommateurs américains sous forme de réseaux 5G de haute qualité», a déclaré Makan Delrahim, de la division anti-monopole du ministère de la Justice.

Consommateurs

T-Mobile, détenu par l’allemand Deutsche Telkom, et Sprint, contrôlé par le japonais SoftBank, avaient annoncé leur projet de mariage il y a plus d’un an. Mais celui-ci a connu de nombreux retards en raison des inquiétudes sur une concentration trop grande des acteurs. Les deux entreprises avaient déjà essuyé un premier échec de leur projet de fusion il y a quelques années.

En début d’année, 14 États américains ont intenté une action en justice pour bloquer l’opération. D’après le ministère de la Justice, cinq d’entre eux se sont finalement ralliés à l’accord annoncé vendredi, qui doit encore recevoir l’aval définitif d’un juge.

Mais plusieurs associations et syndicats ont condamné cette décision.

«Cette fusion est un désastre pour les consommateurs. Les prix vont augmenter, le service va se dégrader, et c’est de la pure spéculation d’affirmer que c’est bien pour la 5G», s’est ainsi indigné Alex Harman de l’ONG Public Citizen.

«Cela va conduire à la suppression de 30 000 emplois sur le sol américain, avec l’élimination des boutiques et fonctions administratives en double», avait calculé en mai Debbie Goldman, de CWA, l’un des principaux syndicats des télécommunications.

Le procureur de l’État de New York, Letitia James, estime de son côté que les promesses formulées par les parties concernées «ne peuvent voir le jour que dans des conditions de vraie concurrence».

99 %

Malgré les critiques, les deux groupes espèrent officialiser leur union au deuxième semestre. Ils compteront environ 127 millions d’abonnés à leurs différents services aux États-Unis, dont quelque 100 millions dans la seule téléphonie mobile.

Le projet de mariage et ses perspectives sur la 5G s’inscrivent dans un contexte de compétition mondiale féroce, notamment face à la Chine, pour le développement de cette technologie, qui permettra de faire fonctionner et relier entre eux la plupart des appareils connectés à l’avenir.

«Deux des priorités principales de la FCC sont de refermer la fracture numérique dans l’Amérique profonde et de faire progresser l’avance américaine en matière de 5G, la prochaine génération de connectivité sans fil», avait noté en mai le régulateur américain des télécoms (FCC) dans un communiqué de soutien à l’opération.

T-Mobile (43 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2018) et Sprint (32 milliards) se sont engagés à couvrir le territoire américain en 5G à 97 % dans les trois ans après leur fusion et à 99 % dans les six ans. 

Techno

Instagram: fini les «likes», fini la tyrannie?

PARIS — Ma photo sur une île grecque plaira-t-elle davantage que la tienne à Venise? Pour mettre fin aux batailles d’ego, Instagram n’affiche plus les likes dans certains pays. Un début de réponse pas forcément suffisant face à la «pression» sociale des réseaux parfois mal vécue par les plus jeunes.

«Instagram anticipe le fait que [si] notre fascination du quantitatif s’estompe, il y a une manière nouvelle de concevoir le lien social», dit à l’AFP le sociologue français Stéphane Hugon, spécialiste notamment d’innovation sociale et des technologies.

Instagram, réseau de partage d’images comptant un milliard d’utilisateurs dans le monde semble avoir pris conscience de la «pression» vécue par certains de ses adeptes.

Son patron Adam Mosseri annonçait début juillet la création de nouveaux outils contre le harcèlement, dont l’apparition d’un message d’avertissement contre les commentaires haineux généré par un logiciel d’intelligence artificielle.

Le réseau teste aussi en parallèle une nouvelle fonctionnalité dans six nouveaux pays (Australie, Italie, Irlande, Japon, Brésil et Nouvelle-Zélande, après le Canada): le nombre total de likes n’est plus affiché sous chaque photo, mais uniquement visible par l’auteur de la publication.

«Nous voulons qu’Instagram soit un lieu où les gens se sentent à l’aise pour s’exprimer», a expliqué une responsable de Facebook, maison-mère d’Instagram, pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande, Mia Garlick. «Nous espérons que ce test fera baisser la pression [...] afin que vous puissiez vous consacrer au partage de ce que vous aimez».

Instagram, arène d’une course à la popularité et à la mise en avant de soi? Véridique en Italie, l’un des pays tests où la culture de l’image est très présente selon le sociologue Simone Carlo.

«Sur Instagram, il existe les mêmes addictions que dans la société, se divertir, se montrer, recevoir l’approbation des autres. Ce sont des comportements qui sont présents depuis toujours dans la société italienne», explique à l’AFP l’universitaire milanais, spécialiste de rapports sociaux numériques, même si ce phénomène n’est pas réservé à l’Italie.

«Sur les médias numériques, il y a l’idée de parler de soi-même, de le faire pour satisfaire l’ego», ajoute André Mondoux, sociologue canadien et professeur à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Les problèmes de mal-être surviennent lorsque «l’attention qu’on reçoit diminue» et qu’il manque ce «temps de jouissance addictif».

En 2017, une étude de la Royal Society for Public Health classait Instagram comme le pire réseau social pour la santé mentale des jeunes au Royaume-Uni, selon 14 critères dont la perception de soi, l’anxiété ou le harcèlement.

Même si les likes disparaissent resteront les photos, parfois trompeuses et dopées aux filtres, d’une fausse réalité socialement parfaite.

Une influenceuse australienne, Essena O’Neil, avait dénoncé en 2015 les tromperies du réseau et témoigné de son mal-être en réécrivant toutes ses légendes pour raconter les dessous de ses clichés.

Lutte aux faux likes

Les sociologues contactés par l’AFP sont partagés sur les effets des actions du réseau social.

Pour Simone Carlo, ne plus se focaliser sur les likes peut améliorer le bien-être des internautes, mais «en même temps l’approbation populaire sera encore disponible pour ceux qui le veulent».

André Mondoux ne voit pas de changement majeur pour l’utilisateur lambda. Il estime pour sa part que la motivation de la plateforme est plus «probablement» de lutter contre les «faux likes» achetés pour accroître artificiellement la popularité de certains influenceurs.

L’objectif d’Instagram est évidemment de contrer «l’économie de la micro-influence», abonde Laurence Allard, maître de conférence à l’université de Lille et l’Ircav à Paris 3.

«On veut moraliser ce business des petits influenceurs, couper court aux faux abonnés et à tout un ensemble de pratiques et d’acteurs qui y sont liés, mais sur lesquels Instagram n’a pas la main», complète la sociologue des usages numériques.

Laurence Allard entrevoit ainsi la fin de la guerre entre influenceurs, mais imagine également «un changement de l’unité de mesure de la popularité», en se basant par exemple sur les «émojis en forme de cœur laissés en commentaire ou le nombre total de commentaires».