Avec la croissance du volume des ventes en ligne et en magasins, les pirates font des heures supplémentaires.

Cyberachats: la vigilance s'impose

Que ce soit un Vendredi fou ou un Cyberlundi, voire une semaine de folie de magasinage, ce ne sont certainement pas des journées de congé pour les pirates et les hameçonneurs de ce monde. La vigilance est de mise pour les consommateurs.
Au contraire, avec la croissance du volume des ventes en ligne et en magasins, les pirates font des heures supplémentaires, car, affirme Stefano Tiranardi, spécialiste en sécurité de l'information chez Symantec Canada, «tous leurs petits gestes pour attraper quelqu'un seront encore plus profitables».
Faut-il paniquer? S'inquiéter davantage? Appliquer un nouveau blindage de protection? «Non, répond le spécialiste en sécurité. Les consommateurs doivent être toujours aussi vigilants, mais en étant plus attentifs à des détails qui pourront les rassurer où leur éviter des soucis.»
Peu importe le jour ou le moment de l'année, les règles de base continuent de s'appliquer : un ordinateur dont les applications et le système d'exploitation sont à jour; un bon logiciel de protection contre les virus et les logiciels malveillants et un pare-feu.
«Bien des pirates profitent de ces deux journées de fort achalandage pour lancer des campagnes d'hameçonnage pour attirer les consommateurs vers des sites ayant toutes les apparences du site transactionnel d'une entreprise établie pour voler des informations.»
On dit que le diable se trouve dans les détails. En matière de piraterie, les détails peuvent tout changer. Ainsi, M. Tiranardi insiste sur le fait de bien identifier le fameux cadenas indiquant que la transaction s'effectue sur un site sécurisé.
Un autre détail devrait allumer une lumière rouge. Sur un site où le consommateur a déjà donné ses informations personnelles, si on lui demande de répéter la démarche, notamment redonner le numéro de carte de crédit complet alors que cela fait partie des données inscrites au dossier, il faudrait vérifier la validité du site. «Dans une adresse piratée, le lien peut sembler tout à fait vrai à l'exception d'une lettre qui diffère. Il faut être attentif», ajoute M. Tiranardi.
Quant aux achats en personne par carte de débit ou de crédit, il peut aussi y avoir des cas de piratage et de fraude, continue le spécialiste en sécurité. Il est important de vérifier le contrat avec l'émetteur des cartes pour valider si la responsabilité du consommateur est totale ou avec des limites de 100 $ ou 50 $ en cas de fraude.