La firme Asentri était derrière le projet de coffre-fort virtuel de la Ville de Québec.

«Coffre-fort virtuel»: le projet-pilote lancé en mars à Québec

La Ville de Québec espère tester son «coffre-fort virtuel» auprès de milliers de citoyens dès mars pour des essais de trois ans, jusqu'en mars 2016.
Le comité exécutif a entériné mercredi la prolongation de l'entente entre la Ville de Québec et la firme Asentri, une filiale du groupe français Almerys (Orange) qui développe cette nouvelle technologie de «dématérialisation» de documents.
Surnommé «coffre-fort virtuel», le système eBeeOffice est une plateforme qui permettra aux citoyens de payer, dans un environnement sécurisé, des contraventions, des taxes ou d'échanger tout document à valeur légale. La Ville de Québec investit 1,5 million$ pour devenir la «vitrine technologique» d'Asentri dans ce projet.
Au moment de l'entente avec la firme, qui a installé à Québec son siège social nord-américain, la Ville souhaitait déployer son projet-pilote en fournissant des cartes à puce et des lecteurs à 31 000 citoyens à l'automne 2011.
Les délais, notamment attribuables aux questions de confidentialité et de changement dans le modèle des cartes à puce, ont retardé le projet qui sera finalement testé en mars.
«15 000 citoyens-testeurs»
En entrevue dans Le Soleil de lundi, le vice-président d'Asentri, Jean-Marie Tirbois, avait aussi évoqué que la firme envisageait maintenant recruter «10 000 ou 15 000» citoyens-testeurs plutôt que les 30 000 espérés. «Si on arrive à 15 000, c'est bien, c'est la moitié de l'objectif. C'est un changement assez important de l'approche d'Internet et de l'approche de la confiance numérique, disait-il au Soleil. Il faut un petit temps d'adaptation, je pense.»