Mariona Ferrer, de Québec International, avec Benoit Archer et Vanessa Desbiens du studio Bishop Games qui a gagné l’un des concours Catapulte avec le jeu Light Fall.

Catapulte propulse les jeux vidéo québécois à l’international

Le programme Catapulte pour la commercialisation des jeux vidéo d’entreprise en démarrage, n’aura mis que quatre ans pour montrer son efficacité et sa nécessité dans l’écosystème technologique de la région de Québec.

Alors que le programme s’est ouvert à toute la province depuis deux ans, quatre studios indépendants primés par le concours ont vu leur jeu choisi par les grands éditeurs internationaux que sont Nintendo et Microsoft.

Il suffit de penser à Chainsawsome Games dont le premier jeu a été diffusé sur le réseau Xbox Live de Microsoft. Récemment, les jeux Just Shapes & Beats de Berzerk Studio, Light Fall de Bishop Games et The Messenger de Sabotage font partie de la courte liste de 12 projets retenus par Nintendo lors du Game Developper Conference de San Francisco.

Un stimulant
«Dans l’univers du jeu vidéo et du divertissement interactif, nous avons voulu encadrer et stimuler les jeunes studios indépendants pour qu’ils développent et commercialisent leur propre propriété intellectuelle sans être confinés dans la production de services numériques. L’univers créatif de la région de Québec est particulièrement effervescent. Avec Catapulte et le CAMP, nous pouvons leur donner l’élan pour aller plus loin», explique Mariona Ferrer directrice développement des affaires arts numériques et divertissements interactifs chez Québec International.

Un nouveau studio indépendant s’ajoutera à la liste des gagnants lors de l’ouverture de la Semaine numérique de Québec le 5 avril.

Pour la première fois cette année, les finalistes comptent deux entreprises qui sortent du lot de la production d’un jeu pour le simple plaisir. BryoStudio s’active dans une production ludo-éducative pour aider les orthophonistes dans leur traitement alors que ALTKEY verse dans la réalité augmentée. Les autres finalistes sont Cradle Games, Mirum Studio et Sweet Bandits Studios. Ils tous de la région de Québec, même si le concours est ouvert à tous les studios indépendants de la province.

«Catapulte est un programme d’accélération dans le monde du jeu vidéo pour les studios indépendants,» rappelle Mme Ferrer. «C’est en même temps un encadrement pour la mise en marché d’un jeu original.»

Le concours comprend une bourse de 55 000 $ en argent en plus de nombreux services d’accompagnement, incluant une année de résidence dans l’incubateur Le CAMP. «Parmi les services professionnels, il y a la création d’une bande-annonce du jeu par l’agence Sunny Side Up, des consultations avec le groupe Robic pour la propriété intellectuelle, même de l’aide de Price Waterhouse pour les crédits d’impôt», continue Mme Ferrer.

Même une ancienne jeune pousse du CAMP, Budgetto, apporte son aide pour que le studio apprenne à faire son budget. Il y a de l’accompagnement par Peak Média pour la confection de la trame sonore du jeu. Sans oublier le séjour dans les laboratoires de «playtest» chez Ubisoft Québec. Le total de la bourse avec tous les services dépasse les 100 000 $.

L’accompagnement
Et pendant l’année de résidence, le studio gagnant aura droit a un accompagnateur dédié qui s’assurera que la jeune entreprise puisse prendre les moyens de trouver le financement qui fera avancer le projet, explique Mme Ferrer.

Pour cette spécialiste du développement des affaires, Catapulte et le CAMP viennent compléter les offres d’accompagnement existantes dans l’écosystème numérique de Québec. Catapulte vient propulser l’entreprise et son jeu à un autre niveau, alors que le concept du jeu a déjà été validé à d’autres étapes comme le Pixel Challenge. 

La plupart des gagnants du concours Catapulte, comme Chainsawsome Games, Bishop Games et plusieurs autres ont fait leurs preuves de concept pendant cette compétition qui se déroule, elle aussi, pendant la Semaine numérique de Québec