Techno

Alerte aux fausses «apps» qui piratent les portables

De fausses applications de messageries instantanées --comme la célèbre WhatsApp-- sont utilisées pour pirater les smartphones de militants, militaires, avocats, journalistes et autres dans plus de 20 pays, ont mis en garde jeudi des spécialistes.

Ces applications «clones» qui ressemblent aux vraies contiennent des logiciels malveillants qui peuvent voler des données, prendre des photos ou faire des enregistrements audio, a détaillé le groupe de militants pour les droits numériques Electronic Frontier Foundation (EFF) dans une étude rédigée avec la société Lookout, spécialisée dans la cybersécurité des appareils mobiles.

Le système est très simple: il suffit que l’utilisateur ayant téléchargé cette fausse version à son insu autorise l’application à accéder à l’appareil photo et au micro de son smartphone. Le logiciel espion peut aussi récupérer des données personnelles stockées, comme l’historique de navigation internet, le journal d’appels, les SMS...

Dans cette étude, les auteurs affirment avoir en fait découvert une vaste «infrastructure» dédiée au piratage informatique dans le monde entier, baptisée «Dark Caracal», et qu’ils pensent basée dans immeuble de Beyrouth (Liban) appartenant à la Direction générale de la Sécurité de l’État Libanais.

Selon les auteurs de l’étude, «Dark Caracal» lance divers types de cyberattaques depuis 2012, les fausses «apps» étant l’une de ses illustrations les plus récentes.

«C’est une campagne mondiale et très vaste, centrée sur les appareils mobiles», estime Eva Galperin, responsable du dossier cybersécurité chez EFF, qui indique que les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, le Liban ou la France figurent parmi les pays touchés.

«Le mobile est l’avenir de l’espionnage, car les téléphones regorgent d’information sur la vie quotidienne» de leurs propriétaires, insiste-t-elle.

Selon les recherches d’EFF et Lookout, des centaines de gigaoctets de données ont été dérobées à des milliers de victimes dans 21 pays.

Les boutiques d’applications en ligne (comme l’App Store ou Google Play) éjectent régulièrement de fausses applications de leurs plateformes.

Techno

Une alliance Beenote et Antidote

Deux entreprises québécoises ont décidé d’allier leurs forces au bénéfice des utilisateurs du logiciel de gestion de réunions Beenote.

Ainsi Druide informatique, de Montréal, et Comnet Technologie, de Lévis, ont réussi l’intégration du logiciel d’aide à la rédaction Antidote 9 (www.antidote.info) dans la plateforme Web Beenote (www.beenote.io).

Si Antidote est déjà intégré dans les navigateurs Web, cela ne signifie pas pour autant qu’une application infonuagique puisse utiliser efficacement les outils développés par Druide.

«Lorsque l’on planifie des réunions, que l’on rédige des comptes-rendus et que l’on partage des documents pour les rencontres, il est nécessaire que le tout soit dans les standards de la langue française. Les documents sont le reflet de l’entreprise et des gens qui utilisent Beenote», souligne Louis Turmel, président de Comnet Tecnologie.

Intégration

En intégrant Antidote à son logiciel à la demande de ses clients, M. Turmel s’assure que les «utilisateurs de Beenote pourront ainsi profiter de tous les services d’Antidote — correcteur grammatical, dictionnaires et guides linguistiques — sans quitter la plateforme depuis laquelle ils gèrent leurs réunions».

Pour sa part, André d’Orsonnens, président du conseil et chef de la direction de Druide informatique, précise que «Beenote est une des rares applications nuagiques dédiées à la gestion de réunion qui soit offerte en français. Nous sommes fiers qu’Antidote y soit associé.»

Documents partagés

La plateforme Beenote est en version finale depuis septembre 2017. Louis Turmel raconte que le logiciel a été développé à la suite d’expériences de réunions où des participants avaient été oubliés, l’ordre jour n’était pas complet et des documents importants n’étaient pas disponibles. L’idée de M. Turmel était de rendre la préparation des réunions, l’invitation des participants et le partage des documents plus efficaces.

Selon la documentation, elle «propose un environnement pour préparer l’ordre du jour, enregistrer les discussions, rédiger et partager le compte-rendu, et suivre la progression des tâches assignées au terme d’une réunion. Les versions Premium et Entreprise offrent de plus l’intégration à d’autres outils.»

Beenote s’utilise dans le mode d’abonnement mensuel. Il est possible de faire l’essai d’une version gratuite incluant cinq participants en s’inscrivant sur le site de la plateforme.

Techno

WebCreator Xpress, un outil simple de création de sites Web

Près de cinq ans après le lancement de son outil professionnel de création de sites Web, Luc Michaud et LMSOFT lancent un nouvel outil facile à maîtriser pour les PME et les commerces désireux d’avoir un site à leur image.

WebCreator Xpress s’utilise en ligne dans une page Web sur n’importe quel ordinateur, par n’importe quel utilisateur le moindrement débrouillard, sans l’aide d’une équipe de programmation, souligne Luc Michaud en entrevue.

«Nous voulions offrir un outil moderne avec une présentation moderne qui reflète la tendance de 2018 de l’authenticité», affirme l’homme d’affaires. «Les propriétaires d’une boutique ou d’une petite entreprise pourront créer un site qui leur ressemble, qui donne une image distinctive qui reflète ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Ce sera une sorte de carte professionnelle authentique de leur image d’entreprise parce que l’outil est flexible et intuitif.»

Virage important

Même s’il s’agit d’un outil de base totalement paramétrable, rien ne sera perdu. L’utilisateur sera toujours propriétaire de son site et de son code. Il pourra l’exporter dans un outil professionnel comme WebCreator 7 ou modifier son code Web avec un logiciel d’édition comme Dreamweaver.

«Nous avions depuis des années un produit professionnel. Nous avons décidé de prendre un virage important qui a demandé cinq années de recherche et de développement pour créer de zéro un outil simple et accessible par le Web au lieu d’une application sur Windows trop complexe pour la moyenne des utilisateurs», insiste-t-il.

Tout se fait en ligne avec une bibliothèque de modèles entièrement adaptables et des banques d’images, mais en permettant surtout à l’utilisateur d’utiliser simplement ses propres photos pour créer un site qui lui ressemble, continue M. Michaud.

WebCreator Xpress fonctionne selon un mode d’abonnement mensuel qui inclut l’hébergement du site, le nom de domaine et d’autres options de création. Les coûts sont de 14 $ par mois. D’un simple clic, comme M. Michaud l’a démontré au Soleil en mode interactif, l’outil permet de modifier les blocs de présentation, les images de fond ou les couleurs, d’ajouter des liens vers les réseaux sociaux ou sur PayPal pour le mode transactionnel, et d’inclure une carte pour situer le commerce sur les plans de la ville. 

Les ajustements

Pour créer de nouvelles pages, l’utilisateur ne part pas d’une page vierge. Il lui suffit de dupliquer un modèle existant et de l’ajuster selon ses besoins. «Nous avons quelque 30 millions de possibilités de configuration avec toutes les options. Rien n’est figé», explique-t-il.

Le site s’adapte aux plateformes Web, tablette et téléphone automatiquement, mais il est possible de voir si les résultats sont corrects sur les téléphones et apporter des ajustements en mode de transformation manuelle pour cette plateforme de diffusion.

Si le produit est conçu et développé au Québec, le marché de LMSOFT se situe principalement en France avec 85 % de son chiffre d’affaires. S’ajoutent la Hollande et l’Australie ainsi que quelques parts de marché au Canada.

Le lancement de la version finale se fera le 7 février 2018 au Salon des entrepreneurs à Paris. Et comme projet d’avenir, bien que WebCreator Xpress et WebCreator 7 soient sur des voies parallèles, Luc Michaud songe au développement d’une version WebCreator Pro aussi accessible en ligne où les deux produits pourraient fonctionner en collaboration.

www.lmsoft.com/fr/

Techno

Salon CES: sous le signe de l’intelligence artificielle

LAS VEGAS — Entre objets connectés parfois insolites et avancées technologiques futuristes, le salon d’électronique grand public CES de Las Vegas, qui a refermé ses portes vendredi, a été largement marqué par l’invasion de l’intelligence artificielle. Voici quelques tendances à en retenir.

L’intelligence artificielle, partout, tout le temps

L’expression est sur toutes les lèvres, à la fois tendance de fond et argument marketing. L’IA suppose que les machines «apprennent» en partie seules à effectuer des tâches pour lesquelles elles n’ont pas été spécifiquement programmées, pour s’adapter à leur environnement et améliorer leur fonctionnement.

Cet apprentissage se fait essentiellement via l’analyse des données (récupérées par caméras, capteurs, lasers, commande vocale...) collectées par la voiture, l’enceinte connectée ou la brosse à dents...

Assistants vocaux : Amazon/Google, choc des titans

Amazon a continué cette année dans sa stratégie visant à mettre «partout» son assistant vocal Alexa, bourré d’intelligence artificielle : dans des voitures, des lunettes, des montres, des télévisions, des miroirs et même... des toilettes.

Mais Google a lancé cette année une contre-attaque, de nombreux produits présentés intégrant le sien, Google Assistant.
L’enjeu est énorme, car il s’agit notamment pour ces géants technologiques de mettre la main sur le foyer connecté, l’assistant virtuel devenant sa tour de contrôle, de la porte d’entrée à la machine à laver, en passant par les systèmes de sécurité.

Automobiles: autonome parfois, électrique toujours

Depuis quelques années déjà, le CES a pris des allures de salon automobile, avec une flopée de constructeurs et équipementiers présents avec des véhicules en tous genres, de la mini voiture électrique basse tension présentée par le français Valeo aux luxueux modèles haut de gamme des marques Fisker ou Byton, décidées à aller sur le terrain de l’américain Tesla.

Une nouvelle fois, la conduite autonome est apparue comme le nouveau Graal, les constructeurs et équipementiers internationaux venant présenter leurs dernières avancées.

En attendant d’être autonomes, les voitures se veulent connectées et «intelligentes», devenant selon les industriels de véritables «cocons» sur roues, alliant sécurité et divertissement

L’avenir sans voitures

Les exposants ont aussi présenté des alternatives à la voiture traditionnelle, moins coûteuses et plus écologiques : du vélo électrique connecté au scooter pliable en passant par la moto sans conducteur de Yamaha, sans oublier les navettes autonomes et électriques, comme celle du français Navya ou du Suisse Rinspeed. Ou encore le minibus autonome de Toyota, à la fois taxi autonome, véhicule de livraison ou petit commerce.

L’e-santé, plus loin dans la médecine

Santé et bien-être restent un énorme marché pour le secteur technologique, avec notamment des exemples d’utilisation de la réalité virtuelle ou de divers capteurs, jusque dans les voitures, capables de mesurer le rythme cardiaque, le stress, voire d’appeler les secours en cas de malaise du conducteur.
Autant de données médicales précieuses qui permettent aussi d’anticiper les malaises ou affections diverses.

Des objets insolites ...

Parmi eux cette année, le panier connecté pour chien, les toilettes parlantes, les valises qui roulent toutes seules, le robot lanceur de croquettes pour chien...

...et quelques couacs

Le groupe sud-coréen LG a fait son petit effet avec son robot-assistant pour la maison CHLOi. Mais pas comme il l’espérait, l’appareil aux yeux expressifs refusant obstinément de répondre à son interlocuteur au bout de quelques minutes, lors d’une démonstration devant journalistes et analystes, suscitant un mélange de gêne et d’amusement dans la salle.

Mercredi, c’est l’électricité qui a fait des siennes : une coupure du courant a plongé dans le noir, pendant deux heures, une partie du gigantesque Convention center, qui abrite plusieurs halls d’exposition du CES. Selon les organisateurs, les pluies torrentielles qui se sont abattues sur Las Vegas ont noyé un transformateur.

Un comble pour la grand-messe annuelle de l’électronique grand public: plusieurs exposants du CES ont indiqué à l’AFP avoir parfois été dans l’impossibilité de faire la démonstration de leurs produits connectés faute... d’un réseau WiFi suffisamment puissant dans les halls d’exposition.

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Techno

Coup d'oeil économique: assez les mots de passe!

Un sondage réalisé par Visa montre que les consommateurs en ont soupé des mots de passe. Ils sont ouverts aux nouvelles formes d’authentification comme les empreintes digitales et la reconnaissance faciale et vocale. Voici les principaux résultats du coup de sonde récemment effectué auprès de 1000 Canadiens.
  • 85 % des consommateurs sont intéressés par l’utilisation des outils biométriques pour la vérification de l’identité ou encore pour effectuer des paiements.
  • 57 % d’entre eux ont déjà expérimenté la technologie de la reconnaissance par empreintes digitales et 25 % l’utilisent régulièrement.
  • 65 % des consommateurs estiment que les outils biométriques sont plus faciles à utiliser que les mots de passe et 57 % les trouvent plus rapides. 
  • 31 % des consommateurs utilisent un mot de passe unique pour chacun de leurs comptes.
  • 32 % des personnes interrogées ont mentionné qu’elles ont dû abandonner un achat en ligne, car ils avaient oublié leur mot de passe.
  • 44 % des consommateurs sont préoccupés par le risque de violation de la sécurité des informations biométriques sensibles. 

Techno

Le Consumer Electronics Show, un tremplin pour vendre à l’étranger

Pour la première fois de sa jeune histoire, Vooban participe au Consumer Electronics Show (CES) qui se tient jusqu’au 12 janvier à Las Vegas.

«Nous avons un stand avec d’autres entreprises québécoises et une suite à l’hôtel The Venetian dans laquelle nous recevons des clients», explique Kevin Moore, le cofondateur et chef de la direction de cette entreprise de Québec spécialisée dans l’innovation digitale.

«L’an dernier, nous avons effectué une percée aux États-Unis en dénichant nos premiers clients à New York. Nous sommes maintenant prêts à donner un sérieux coup d’accélérateur. Nous sommes venus au CES afin de poursuivre notre expansion sur les marchés extérieurs», précise M. Moore en signalant que les revenus tirés des clients qui ne sont pas québécois ou canadiens sont d’à peine 20 %. «Notre objectif est de faire passer ce pourcentage rapidement à plus de 50 %.»

Dans son patelin, Vooban brasse des affaires, entre autres, avec Desjardins, Industrielle Alliance et les Forces armées canadiennes. Experte dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets et du développement Web et mobile, la compagnie fondée par Kevin Moore et Martin Langlais compte également la compagnie d’assurance suisse Zurich Insurance Group parmi ses clients.

Kevin Moore et ses collaborateurs profiteront également de leur présence au CES pour prêter une oreille attentive aux innombrables conférences — plus de 300 sont annoncées — touchant les dernières innovations technologiques. Leur intérêt portera particulièrement sur les multiples possibilités d’utilisation de l’intelligence artificielle.

Québec présente comme jamais au CES

En plus de Vooban, cinq autres entreprises de Québec se font voir ces jours-ci à Las Vegas. 

Il y a Frima, un studio de divertissement indépendant possédant une expertise en développement de jeu vidéo, d’animation et de jouet connecté.

Il y a aussi OVA qui a mis au point un outil de développement de réalité virtuelle et augmentée. Sans oublier, Cortex, un studio de développement spécialisé dans la production de projets interactifs. 

LeddarTech et Phantom Intelligence, deux entreprises qui commercialisent des systèmes de détection des obstacles pour l’industrie de l’automobile, seront également sur place.

En tout, une délégation d’une trentaine de représentants de la capitale parmi les 180 000 personnes attendues à cet événement phare.

«C’est la première fois que nous nous présentons au Consumer Electronics Show avec une délégation aussi importante», signale au Soleil le pdg de Québec International, Carl Viel.

Des entreprises comme LeddarTech, Phantom Intelligence et Vooban ont leur stand pour y présenter leur technologie. D’autres, comme Frima, OVA et Cortex se pointent au CES dans le seul but de multiplier les tête-à-tête avec les clients venus du monde entier. Il n’y a pas que des curieux au CES. L’an dernier, l’événement a attiré 25 000 acheteurs.

L’une des missions de Québec International est d’accompagner les entreprises dans leurs démarches pour vendre leurs produits et leurs services à l’échelle mondiale. Son mandat est également de «vendre» la région de Québec aux entreprises étrangères désireuses de conquérir le marché nord-américain.

À l’occasion du CES, l’agenda de Carl Viel est rempli. L’événement venait de commencer, au moment où Le Soleil l’a rejoint, et il avait déjà eu des discussions avec des entrepreneurs des Pays-Bas et de la France. 

Progrès technologique

Tactiques douteuses

CHRONIQUE / Puisque la technologie prend de plus en plus de place dans nos vies, notre soif d’être à niveau vis-à-vis celle-ci nous fait parfois oublier toutes les manigances employées par les manufacturiers afin de nous faire consommer encore plus.

L’obsolescence programmée est le terme utilisé pour dénoncer les tactiques douteuses des entreprises afin de rendre un produit inutilisable après un certain temps. Voici quelques tactiques utilisées par les grands manufacturiers afin que vous n’utilisiez pas vos produits trop longtemps.

La réparation impossible

Le chemin le plus simple afin que vous consommiez encore plus est de créer des produits quasi irréparables. Prenez par exemple le nouveau MacBook Pro dont les composantes, tels la mémoire, le disque SSD et le processeur, sont littéralement soudées sur la carte mère ce qui rend le remplacement unique de simples pièces impossibles. Microsoft n’est pas en reste avec son portable Surface Laptop qui est tout simplement impossible à démonter sans l’endommager ! La compagnie Samsung utilisait quant à elle dans ses téléviseurs certaines composantes bas de gamme conçues pour ne durer que quelques années. Le prix de remplacement des pièces défectueuses se chiffrait souvent à une dizaine de dollars sauf que le temps d’installation des dites pièces faisait tellement grimper la facture que la majorité des consommateurs optaient pour une nouvelle télévision. 

Obsolescence logicielle

Même si un manufacturier décide de concevoir un produit de bonne durabilité, l’attrape se situera au niveau logiciel. Il vous sera rapidement impossible de faire les mises à jour ce qui entraîne par le fait même la désuétude permanente du produit. Par exemple: vous achetez un périphérique qui fonctionne merveilleusement bien sur votre ordinateur en Windows 7. Vous faites la mise à jour de votre système d’exploitation vers Windows 10 et ce même périphérique n’est plus supporté. Un autre exemple de désuétude logiciel est le fameux iPad de première génération dont tes mises à jour ont cessé très rapidement le rendant ainsi désuet après quelques années seulement. La tactique fonctionne à merveille, car la majorité des iPad de premières générations ont été rapidement remplacés tout en laissant au consommateur le sentiment d’avoir tout de même un bon produit entre les mains. 

L’obsolescence psychologique

Apple, encore, est le roi incontesté de ce type de désuétude qui s’attaque directement aux pulsions du consommateur en créant des besoins, tout en laissant croire que les produits antérieurs sont beaucoup moins beaux et bons. La recette de ce stratagème est de dévoiler, en grande pompe, de nouveaux produits possédants quelques fonctions supplémentaires ainsi qu’une esthétique légèrement différente afin que le consommateur se sente désuet avec son appareil actuel. Dans le monde de l’automobile, cette recette est d’ailleurs utilisée depuis des lunes afin de donner une valeur temporelle au produit qui après un certain nombre d’années ne sera plus à la mode. 

Orphelins technologiques 

Lorsqu’une technologie est littéralement abandonnée par les manufacturiers, le produit devient rapidement obsolète. On a qu’à penser aux batailles entre les formats VHS et Beta, HDCD et Blu-ray dont les gagnants ont eu raison rapidement du perdant ! Bien que ce ne soit pas de l’obsolescence programmée au sens propre du terme, il est tout de même désolant pour le consommateur qui a souvent payé le gros prix afin d’être éphémèrement à la fine pointe ! Par contre certaines technologies qui semblent orphelines depuis des années refont surfaces et redeviennent à la mode comme ce fut le cas avec le disque vinyle. 

Imprimer de l’argent ! 

Les fabricants d’imprimantes sont les chevaliers de la surconsommation. En utilisant différentes techniques parfois fort douteuses, ils forcent ainsi le consommateur à remplacer les produits beaucoup trop rapidement. C’est bien connu que les cartouches d’encre représentent le pain et le beurre des manufacturiers, car ils vous vendent, à rabais, une superbe imprimante dont les cartouches de départ vous permettent de n’imprimer que quelques copies. Les cartouches de remplacement sont alors trop souvent plus dispendieuses que le coût d’acquisition de l’imprimante elle-même, prenant ainsi le consommateur en otage. Plusieurs imprimantes cessent de fonctionner lorsque le niveau d’encre est bas même si celui-ci est, dans bien des cas, volontairement erroné. Epson est présentement sous la loupe en raison d’une programmation frauduleuse de ses imprimantes qui après un nombre de copies prédéterminé cesseraient de fonctionner. 

Bien qu’au Québec nous soyons protégés par la garantie légale permettant certains recours au-delà de la protection du manufacturier, ceux-ci usent de stratagèmes très subtils. En effet, beaucoup de produits offerts seront désuets non pas de manière physique, mais bel et bien de manière logiciel ce qui rend les recours en garantie légale beaucoup plus difficiles. 

Techno

Une faille dans les microprocesseurs suscite l’inquiètude

SAN FRANCISCO — Des fabricants de microprocesseurs - le composant qui fait tourner les ordinateurs et autres appareils électroniques - ont reconnu mercredi qu’ils pouvaient être vulnérables à une faille de sécurité, mais se sont attachés à minimiser les risques de piratage.

Le site spécialisé britannique The Register a affirmé mercredi que les puces du géant américain Intel présentaient une faille de sécurité due à un défaut dans la conception même du produit. Potentiellement, cette faille pourrait permettre à des pirates de prendre le contrôle d’un ordinateur et d’accéder aux données (mots de passe, numéros de cartes bancaires etc.) qui y sont conservées, affirme le média, ainsi que de nombreux experts en cybersécurité.

Qui plus est, les correctifs de sécurité destinés à régler le problème exigent un redémarrage complet des systèmes informatiques et peuvent entraîner leur ralentissement, toujours selon la presse spécialisée et des experts.

Ces affirmations ont fait dégringoler le titre Intel en Bourse (- 3,40 % à la clôture de Wall Street). Son patron, Brian Kraznich, a affirmé sur la chaîne CNBC que le souci touchait tous les microprocesseurs et pas seulement ceux de son groupe.

Selon M. Kraznich, Intel est au courant «depuis quelque temps» du problème après des recherches sur la sécurité informatique. «Des acteurs malveillants» pourraient certes accéder via cette faille aux informations de l’ordinateur, mais au travers de procédés techniquement très complexes, rendant extrêmement difficile son exploitation par des pirates, explique Intel, qui assure qu’il avait l’intention de révéler le problème «la semaine prochaine».

De plus, affirme le groupe, «ces failles ne permettent pas de corrompre, modifier ou effacer des informations».

Pas de bogue

«Selon les dernières analyses, beaucoup d’appareils électroniques - fonctionnant avec des processeurs de différents industriels et sous différents systèmes d’exploitation - sont vulnérables», affirme Intel, ajoutant travailler avec d’autres groupes comme AMD ou ARM pour «résoudre le problème rapidement».

Intel a «commencé à diffuser des mises à jour» de sécurité «pour atténuer ces failles», ajoute le géant américain, qui nie cependant avec vigueur tout bogue de conception dans la mesure où, selon les termes de Brian Kraznich, «le système fonctionne comme il doit fonctionner».

Selon l’analyste indépendant Jack Gold, qui a participé mercredi à une conférence téléphonique organisée par Intel, AMD et ARM pour expliciter le problème, «il n’y pas de défaut» et les inquiétudes sont largement exagérées.

«Des chercheurs (en informatique) ont trouvé un moyen d’utiliser l’architecture informatique telle qu’elle existe pour accéder à des recoins protégés de la mémoire de l’ordinateur et lire certaines informations» stockées, a-t-il détaillé, précisant que cela était vrai pour tout système informatique récent.

Mais, affirme-t-il, «ce n’est pas quelque chose que le premier venu peut arriver à faire».

Intel a également démenti que les correctifs de sécurité ralentissent les systèmes de façon importante.

Reste que la faille est préoccupante, même si pour l’instant rien n’indique qu’elle a été exploitée par des pirates, s’attachent à dire les experts en sécurité. Ils estiment indispensable que tous les systèmes informatiques et tous les fournisseurs d’informatique dématérialisée (nuage) mettent en place les correctifs.

La nature de la faille exige davantage qu’une simple mise à jour, expliquent-ils aussi : les entreprises vont devoir redémarrer leurs systèmes pour appliquer le «patch» entraînant une possible interruption des services le temps de redémarrer.

«Inévitablement, certaines entreprises vont se retrouver perturbées par le processus», estime Graham Cluley, expert en cybersécurité qui anime un blogue sur ce thème.

Techno

Des étudiants développent un détecteur de fausses nouvelles

NEW HAVEN — Une équipe d’étudiants universitaires attire l’attention d’entreprises technologiques et du Congrès américain après avoir développé un module adapté aux moteurs de recherche qui avertit les utilisateurs devant de fausses histoires biaisées et les guide vers des reportages plus nuancés.

Le module appelé «Open Mind» a été créé au début du mois lors d’une compétition de résolution de problème, aussi appelée hackathon, à l’Université Yale.

L’équipe championne est formée de quatre étudiants : Michael Lopez-Brau et Stefan Uddenberg, deux étudiants au doctorat en psychologie à l’Université Yale, Alex Cui, qui étudie l’apprentissage automatique à l’Institut de technologie de Californie, et Jeff An, qui étudie l’informatique à l’Université de Waterloo et les affaires à l’Université Wilfrid-Laurier en Ontario.

Le groupe était en compétition avec d’autres étudiants pour remporter le défi lancé par la bourse de journalisme Poynter de l’Université Yale, qui demandait de trouver une solution pour contrer le phénomène des fausses nouvelles.

Le logiciel développé par les gagnants est conçu pour s’adapter au moteur de recherche Google Chrome. Il affiche une alerte à l’écran lorsque l’utilisateur accède à une page reconnue pour diffuser des fausses informations. Il informe aussi l’utilisateur si une histoire partagée sur les réseaux sociaux est fausse ou biaisée.

Et il va bien plus loin que le simple avertissement.

L’outil utilise la technologie d’analyse des sentiments pour analyser toute histoire qui apparaît dans le fil d’actualité de l’utilisateur. Il analyse ensuite les acteurs clés et les orientations politiques. Le logiciel propose alors une liste d’autres articles sur le même thème, mais avec des points de vue différents.

«Disons, par exemple, qu’il y a un article très favorable à Donald Trump sur un sujet donné. Nous allons alors tenter de vous proposer autre chose un peu plus à gauche du centre. Nous allons trouver cet article-là pour vous», explique Jeff An.

L’outil rassemble aussi des données sur l’historique de recherche de l’utilisateur pour lui démontrer, à l’aide de graphiques, s’il consulte de l’information d’un seul côté du spectre politique. Il agit comme conservateur des archives d’information et propose des points de vue opposés aux histoires que l’utilisateur a déjà consultées.

Changer les habitudes

L’idée est d’aider les gens à sortir de leur habitude de s’associer uniquement avec d’autres personnes qui partagent les mêmes opinions sur les réseaux sociaux et de lire les mêmes couvertures médiatiques biaisées en faveur de leurs croyances, résume Michael Lopez-Brau.

«Les réseaux sociaux créent des bulles. Ils font en sorte que ce soit extrêmement facile de suivre uniquement les gens qui partagent les mêmes intérêts, alors on a souvent très peu d’occasions d’être confrontés à des opinions contraires», souligne M. Lopez-Brau.

Le prix remporté par les gagnants du défi est une rencontre avec des membres du Congrès américain, le printemps prochain.

Facebook, qui commandite l’événement, dit être intéressé de discuter avec les développeurs dans le cadre de sa recherche de solution à ce problème, a indiqué la porte-parole de l’entreprise Ruchika Budhraja.

Les deux étudiants de Yale au sein de l’équipe veulent démarrer un projet de recherche à partir de leur module, afin de suivre l’évolution des recherches de certains utilisateurs volontaires pour déterminer si leurs habitudes changent.

Techno

Apple ralentit volontairement les anciens iPhone... pour prolonger leur durée de vie

SAN FRANCISCO - Apple a admis ralentir volontairement les anciens modèles d’iPhone, dans le but de protéger ces téléphones, un aveu prompt à alimenter le débat sur l’obsolescence programmée des appareils électroniques.

Suite à des plaintes récentes d’utilisateurs jugeant que leur iPhone devenait plus lent avec le temps et à des tests relayés dans la presse spécialisée, la firme à la Pomme a indiqué qu’elle bridait volontairement les performances du téléphone dans le but «de prolonger la durée de vie» de celui-ci.

«Les batteries au lithium-ion deviennent de moins en moins à même de répondre à des pics d’activité (lorsque l’utilisateur sollicite beaucoup son téléphone par exemple, NDLR) par temps froid, lorsque la batterie est faible ou parce qu’elle vieillit, ce qui peut entraîner l’extinction imprévue de l’appareil, destinée à protéger ses composants électroniques», en particulier le microprocesseur, explique l’entreprise américaine, qui sort chaque année de nouveaux modèles d’iPhone, son produit vedette.

Ce type de batteries équipe la plupart des appareils électroniques sur le marché, pas seulement les iPhone.

«L’an dernier, nous avons sorti une fonctionnalité pour l’iPhone 6, l’iPhone 6S et l’iPhone SE destinée à lisser les pics (...) seulement lorsque c’est nécessaire, de façon à éviter que l’appareil ne s’éteigne soudainement», poursuit la firme dans un courriel envoyé à l’AFP jeudi.

Cette fonctionnalité, qui revient de fait à ralentir le téléphone à certains moments, a été étendue à l’iPhone 7 fonctionnant sous la dernière version du système d’exploitation mobile iOS 11.2, ajoute le groupe, qui comme toutes les entreprises technologiques profite des mises à jour régulières des appareils pour leur apporter diverses modifications.

Changer la batterie est une solution possible: Apple le fait gratuitement si l’appareil est sous garantie, mais la facture est de 79 dollars si ce n’est pas le cas, selon son site internet. Les batteries d’iPhone sont notoirement quasiment impossibles à remplacer soi-même.

Apple vient ainsi confirmer des rumeurs sur de possibles ralentissements volontaires des iPhone, récurrentes depuis des années dans la presse spécialisée et les nombreux sites consacrés à Apple. Beaucoup d’utilisateurs estiment que la fonctionnalité est avant tout destinée à pousser les consommateurs à acheter le dernier modèle mis sur le marché.

De façon plus générale, les fabricants d’appareils électroniques sont régulièrement accusés de limiter sciemment la durée de vie de leurs produits pour pousser les consommateurs à racheter des modèles plus récents, ce qu’on appelle «l’obsolescence programmée».