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Techno

La Croix-Rouge veut apprendre aux joueurs de Fortnite à sauver des vies

NEW YORK — Parvenir à sauver des vies plutôt qu’à en prendre : tel est le but du nouveau mode proposé par le très populaire jeu en ligne Fortnite et développé en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Baptisé Liferun, ce mode fait découvrir aux joueurs les quatre activités principales effectuées par les travailleurs du CICR à travers le monde : soigner les civils, reconstruire les infrastructures essentielles, déminer, et distribuer de l’aide aussi rapidement que possible.

Trois joueurs connus, Dr. Lupo, Lachlan et One Shot Gurl, devaient présenter et étrenner dimanche le nouveau mode au salon du jeu vidéo PAX South à San Antonio, au Texas, détaille l’organisation humanitaire dans un communiqué diffusé dimanche.

La communauté des «gamers» «a une importance grandissante» et le CICR a développé cette nouvelle approche «afin de susciter des conversations sur son travail dans les pires zones de conflit du monde», souligne l’organisation.

«Les jeux vidéo sont depuis longtemps des plates-formes traditionnelles de divertissement et de réseaux sociaux, et nous savons que de nombreux joueurs sont également des soldats actuels, passés ou futurs, des officiers de l’armée, des membres de groupes armés, des PDG d’entreprises, des avocats et des dirigeants politiques», remarque Jennifer Hauseman, directrice de la communication et de la gestion de l’information au CICR, citée dans le communiqué.

«Nous devons leur parler de manière intelligente et engageante pour leur expliquer que les civils souffrent beaucoup dans les conflits, ajoute-t-elle.

Le CICR, dont l’un des objectifs est de promouvoir le respect du droit international humanitaire, avait déjà noué un partenariat avec le studio Bohemia interactive pour intégrer des messages sur le droit humanitaire dans le jeu Arma 3.

Lancé en juillet 2017, Fortnite est rapidement devenu un vrai phénomène culturel et compte maintenant 250 millions de joueurs.

Techno

Pourquoi les bracelets connectés ne vous donnent pas tout le crédit que vous espérez

Janvier est le moment de l’année où beaucoup de gens prennent des résolutions - pour aussitôt les briser. Dans la majorité des pays occidentaux, faire plus d’exercice est la résolution numéro un. Mais seulement 10 pour cent vont s’y tenir réellement. Or, une façon de persévérer dans ses bonnes intentions est de pouvoir les mesurer.

Et une façon fort simple de le faire est de porter un bracelet connecté, aussi appelé moniteur d’activité ou encore, traqueur d’activité. Dans les faits, presqu’un adulte sur cinq en utilise un.

Les bracelets connectés sont non seulement utiles pour l’activité physique, mais aussi pour toute une panoplie d’informations comme la fréquence cardiaque ou les habitudes de sommeil. Mon équipe de recherche utilise les données de ces appareils avec des capteurs intelligents à domicile pour aider les personnes âgées à vivre de façon sécuritaire et autonome. Nous étudions également les données de ces appareils ainsi que les dossiers médicaux électroniques et les données génomiques pour étudier les causes du diabète gestationnel. De nombreux autres chercheurs utilisent ces moniteurs pour mieux comprendre l’impact des modes de vie sur la santé.

Malheureusement, j’ai constaté dans mes recherches sur l’informatisation des soins de santé que les moniteurs d’activité ne donnent peut-être pas tout le crédit que leurs utilisateurs méritent. Par ailleurs, dans certains cas, la sécurité et la confidentialité des données pourraient être compromises.

Donner du crédit quand il le faut

Les personnes qui utilisent les bracelets connectés sont parfois frustrées par les informations obtenues à la suite de leurs activités, ce qui pousse des utilisateurs à les abandonner. Par exemple, des personnes dont les mouvements de bras sont plus limités que la moyenne nous ont signalé, à mon équipe de recherche et moi-même, que les moniteurs d’activité ne consignent pas leurs activités avec exactitude. Cela peut également se produire chez ceux qui n’ont pas des mouvements « standards », par exemple parce qu’ils se traînent les pieds.

Ce manque de « crédit » est particulièrement notoire pour les personnes qui marchent tout en gardant leurs bras immobiles – avec une poussette ou en tenant un bébé. Les nouvelles mères signalent également des problèmes de précision en ce qui concerne leurs habitudes de sommeil. Lorsqu’elles se réveillent plusieurs fois par nuit, le lendemain matin, l’appareil leur indique qu’elles « dorment légèrement ». Cela peut être frustrant lorsque la nouvelle mère veut utiliser ces données pour négocier avec son partenaire le temps passé avec les enfants ! L’appareil lui crédite plus de sommeil qu’elle n’en obtient réellement.

Ces inexactitudes sont logiques d’un point de vue technique. Lorsqu’un poignet est immobile, comme cela arrive si on circule avec une poussette, le logiciel ne peut pas détecter les changements de mouvement à partir du capteur de l’accéléromètre au poignet. L’appareil recherche les changements de mouvements de haut en bas, d’avant en arrière et d’un côté à l’autre.

Les chercheurs ont également montré que 500 pas ou moins peuvent être enregistrés sans porter l’appareil, ce qui montre que les moniteurs peuvent parfois surcomptabiliser l’activité. Dans le cas de la détection du sommeil, la plupart des gens ne se réveillent pas plusieurs fois par nuit, de sorte que les algorithmes utilisés par les bracelets peuvent rejeter de courtes salves de mouvements.

Les entreprises qui fabriquent les moniteurs d’activité détiennent une propriété intellectuelle sur leur produit. Les algorithmes qui évaluent les mouvements ou le sommeil ne sont pas partagés publiquement. Il n’existe actuellement aucun mécanisme permettant de donner une rétroaction sur ce qui a été détecté. Imaginez qu’une personne puisse appuyer sur un bouton et dire à un moniteur d’activité : « Hey, je me suis réveillé trois fois ce soir ! »

Puisque les gens ne reçoivent pas le crédit qu’ils méritent pour certaines de leurs activités, je m’inquiète du type de données sur le mode de vie que nous, chercheurs, pouvons évaluer avec précision à partir d’un produit porté lors de nos recherches.

Si les moniteurs qui suivent la condition physique introduisent des données inexactes sur les pas et le sommeil dans les algorithmes, alors les gens prendront des décisions relatives à la santé en se basant sur des données inexactes.

Qui possède vos données ?

En général, les consommateurs évaluent les informations qu’ils obtiennent d’un moniteur d’activité en transférant leurs données sur une application. La plupart des gens supposent que lorsqu’ils transfèrent ces données, elles ne sont pas partagées à grande échelle, et certainement pas à l’entreprise qui possède l’appareil ou à l’application. Mais rien n’est moins sûr.

Une entreprise pourrait modifier ses conditions de service – que la plupart ont de la difficulté à comprendre selon plusieurs études – et décider de rendre les données sur leur santé accessibles à des tiers. Par exemple, ces données pourraient être vendues afin d’aider les employeurs à comprendre notre condition physique et notre productivité. Par ailleurs, les compagnies d’assurance pourrait favoriser certains clients ou au contraire, refuser de couvrir certains soins à d'autres. Bien qu’il n’y ait aucune preuve de cette pratique, je crois que les consommateurs doivent savoir que c’est une possibilité réelle dans un avenir pas si lointain.

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Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

Techno

Microsoft s'engage à être «carbonégatif» d'ici 2030

Microsoft s'engage à devenir 100 % «carbonenégative» d'ici 2030 en éliminant plus de carbone de l'environnement qu'elle n'en émet.

Le chef de la direction, Satya Nadella, a affirmé jeudi que l'engagement se réaliserait «non seulement pour nos émissions directes, mais également pour l'ensemble de notre chaîne d'approvisionnement».

C'est une avancée majeure par rapport aux précédents engagements verts de Microsoft. Le géant technologique avait précédemment indiqué que ses centres de données seraient alimentés à 60 % en électricité renouvelable d'ici la fin de l'année dernière. Des groupes environnementaux ont cependant souligné qu'il n'avait pas réussi à rivaliser avec des concurrents tels que Google et Apple, en s'appuyant trop sur l'achat de crédits d'énergie renouvelable pour compenser ses émissions de carbone.

«Microsoft est vraiment au milieu du peloton», a observé Elizabeth Jardim, responsable de campagne pour Greenpeace USA. «Pas un étudiant avec des 'A', mais manifestement pas un étudiant qui ne fait rien.»

Mme Jardim a estimé que l'annonce de jeudi témoignait d'une approche «plus sérieuse et holistique» et que Microsoft «comprenait la science du climat et le rétrécissement de la fenêtre d'action».

Microsoft s'était précédemment donné comme objectif intermédiaire d'utiliser 70 % d'énergie renouvelable d'ici 2023. Il vise maintenant 100 % d'énergie renouvelable pour tous ses centres de données et bâtiments d'ici 2025. Google et Apple ont déjà indiqué avoir atteint le cap des 100 %.

L'annonce de Microsoft a été programmée avant le rassemblement de la semaine prochaine au Forum économique mondial de Davos. Les tendances catastrophiques comme le réchauffement climatique et l'extinction des espèces animales devraient être au coeur de la conférence.

«La neutralité ne suffit pas»

Microsoft est responsable d'environ 16 millions de tonnes métriques d'émissions par an, a indiqué son président et directeur juridique, Brad Smith. Cette estimation comprend non seulement la consommation d'énergie du réseau mondial de centres de données de Microsoft, mais aussi les émissions liées à la fabrication de composants électroniques pour ses appareils et aux gens qui branchent leurs consoles de jeu Xbox à la maison.

«En matière de carbone, la neutralité ne suffit pas», a fait valoir M. Smith. «Nous devons nous mettre au zéro net.» Cela signifie éliminer de l'atmosphère tout le carbone que l'on émet, a-t-il précisé.

L'engagement d'inclure les émissions de la chaîne d'approvisionnement fait suite à une décision similaire d'Apple. Microsoft affirme qu'il mettra en place de nouvelles procédures l'année prochaine pour pousser ses fournisseurs à réduire leur empreinte environnementale, de la même manière qu'il a demandé à certains d'entre eux d'offrir à leurs employés des congés payés et des congés parentaux.

Microsoft élargit également la portée d'une redevance perçue depuis 2012 pour facturer ses propres divisions pour chaque tonne de carbone qu'elles émettent.

Après avoir atteint son objectif 2030, Microsoft entend supprimer d'ici 2050 toutes ses émissions dans l'environnement depuis la création de l'entreprise en 1975.

Mais Mme Jardim a estimé que Microsoft minait ses objectifs climatiques en étant la principale société technologique impliquée dans les partenariats avec des sociétés pétrolières et gazières, notamment en leur fournissant des services d'infonuagique et d'intelligence artificielle pour les aider à accélérer l'extraction de combustibles fossiles.

Microsoft a également annoncé le lancement d'un fonds de 1 milliard $ US pour mettre au point une technologie de réduction et d'élimination du carbone.

Techno

Le studio multimédia Noctura revient du CES de Las Vegas [VIDÉO]

L’entreprise de Québec Noctura a visité le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas la semaine dernière.

Une bonne manière de connaître les tendances et de bâtir des liens d’affaires. Le CES rassemble dans un même lieu des inventions futuristes et des gadgets de toutes les fonctions. Les deux fondateurs de Noctura en ont vu de toutes les couleurs. 

«L’objectif était de faire une veille technologique, de voir les grandes tendances et ce qui se passe dans le monde. [...] On a vu des trucs intéressants et des technologies qu’on utilise déjà, mais qui sont plus poussées», raconte la présidente de Noctura Miriam Bard-Dumont. 

Elle et Dave Massicotte ont fondé l’entreprise en août 2017, ils utilisent les arts de la scène et la technologie pour créer des expériences uniques. Leur liste de créations s’allonge rapidement, il est possible de voir leur travail sur leur site Web noctura.ca

«On a vu l’étendue de cette foire d’innovation, on parcourt 15 km par jour juste pour voir les nouvelles tendances», ajoute le directeur de création, M. Massicotte. Les deux fondateurs reviennent à Québec la tête pleine d’idées, et prêts à travailler sur de projets. 

Techno

Les aînés connectés, des couches aux lunettes

LAS VEGAS — Comment répondre au vieillissement de la population et au manque de ressources humaines pour s’occuper des personnes âgées isolées, malades ou dépendantes? Avec des capteurs «intelligents», répondent les entreprises de la technologie au salon de l’électronique de Las Vegas, qui se terminait vendredi.

Sol intelligent

En cas de chute, le sol connecté de Technis est le premier au courant. Il peut même prédire des pertes d’équilibre.

Sous la moquette, des capteurs de pression calculent le nombre de pas, la fréquence d’utilisation des toilettes, et analysent la manière de se déplacer des personnes, grâce à l’intelligence artificielle (IA). Ils transmettent ensuite les informations au personnel médical.

Couche connectée

Elle analyse les urines, prend la température et retrouve les pensionnaires égarés : Smardii est un petit disque qui coûte 99 $ et s’attache sur l’avant de la protection, elle-même équipée de capteurs jetables.

L’entreprise en démarrage basée à Miami a déjà signé des contrats avec plusieurs maisons de retraite aux États-Unis, en France et en Italie.

«Comme les gens sont mobiles, il faut une solution sur la personne, qui englobe tout», explique Sébastien Gaddini, le fondateur de Smardii.

Et l’idée de porter des capteurs dans une zone aussi intime? «Quand on vous demande si vous préférez qu’on mette plusieurs jours à détecter une infection urinaire ou que ce soit instantané, le choix est vite fait», répond-il.

Pyjama en veilleuse

La marque japonaise Xenoma conçoit des pyjamas «intelligents», avec ou sans rayures, qui analysent la qualité du sommeil.

En journée, ils peuvent faire alliance avec l’enceinte connectée, qui encourage à faire de l’exercice.

Selon Xonoma, ces capteurs intégrés au tissu permettent de récupérer des informations à distance et de façon «imperceptible».

Montre préventive

«Savez-vous que maman a moins mangé cette semaine que la semaine dernière?»

La montre CarePredict sait où vous vous trouvez, combien de temps vous mettez à manger ou à vous laver les dents. Et elle partage les infos avec vos proches ou votre équipe soignante.

Portée de façon préventive, elle repère les changements d’habitude. Une baisse d’appétit ou d’activité peut indiquer le début d’une dépression, par exemple.

Pas d’écran sophistiqué sur la montre, juste un bouton qui sert à communiquer, comme un talkie-walkie.

«Cela ne dérange pas les gens, car la montre ne partage pas d’informations intimes», assure Jerry Wilmink, responsable des ventes de CarePredict.

Un perroquet sur l’épaule

Perché sur le dossier du fauteuil roulant, la caméra en forme de perroquet coloré observe de ses pupilles électroniques l’entourage de la personne handicapée ou âgée, qui le contrôle depuis une tablette armée à l’accoudoir.

«De cette façon, elle peut voir même les gens derrière elle, sur son écran», précise David Hojah, cofondateur de Loro («perroquet», en espagnol).

En cas de difficulté à s’exprimer, Loro prend le relais et parle pour le patient.

L’IA du logiciel reconnaît les objets dans le champ de vision de la personne et l’aide à formuler des phrases plus rapidement, en prédisant ses besoins (Je voudrais... «une bouteille d’eau», par exemple).

Quelques dizaines de personnes ont adopté le perroquet à ce stade. Il coûte 1000 $ et requiert un abonnement mensuel.

Lunettes branchées

Elles n’adouciront pas la chute mais pourront alerter les secours. Les lunettes Ellcie Healthy ont des verres pour la vue et des capteurs qui détectent les «chutes brutales ou molles».

Plafond sensible

Dans la Sekisui House, c’est le plafond qui joue les espions, grâce à des capteurs qui détectent les battements du cœur. En cas d’arrêt cardiaque, ils alertent des agents qui appellent les secours et déverrouillent la porte pour eux après avoir vérifié leur identité grâce aux caméras sur le palier.

«Contrairement aux médicaments qu’il faut penser à prendre et aux accessoires qu’il faut penser à porter, vous n’avez pas besoin de vous préoccuper de la technologie, elle est intégrée dans votre environnement», remarque Brian Anthony, professeur du Massachusetts Institute of Technology invité par la marque.

Comme les astronautes

Le cofondateur d’Ejenta a conçu l’intelligence artificielle qui surveille les données biométriques des astronautes de la NASA pendant leurs sorties dans l’espace et communique avec eux pour leur dire, par exemple, qu’ils seront bientôt à court d’oxygène.

Ejenta a mis en place ce système pour des patients de 85-90 ans : leur technologie récupère les données de tous les capteurs et accessoires connectés disponibles et informe en conséquence les personnes et leur équipe soignante. Elle peut aussi répondre aux questions.

«C’est dans cette direction que va l’avenir», affirme Rachna Dhamija, cofondatrice.

«Tous les capteurs vont générer des données et nous aurons besoin de plateformes comme celle-ci pour les exploiter.»

Affaires

Consumer Electronics Show de Las Vegas: la cuisine mijotée à la technologie

LAS VEGAS — Après les fours connectés et les assistants vocaux qui nous dictent les recettes, l’intelligence artificielle (IA), la blockchain et la robotique envahissent à leur tour les cuisines.

Au salon des technologies de grande consommation de Las Vegas, où se dessinent certaines tendances d’un futur plus ou moins proche, même les réfrigérateurs deviennent «intelligents», c’est-à-dire connectés et pourvus d’IA pour anticiper les besoins des humains.

GE Appliances, une entité du chinois Haier, a par exemple présenté un logiciel intégré à un micro-ondes qui suggère des recettes en fonction de la nourriture contenue dans le frigo.

«Vous pouvez voir tout ce que vous avez à manger et recevoir des recommandations, afin de moins gaspiller», indique Jeremy Miller de GE Appliances.

Si en plus le système est couplé avec un four et des plaques compatibles, le logiciel surveillera aussi la cuisson en fonction des choix du consommateur.

Pour les cuistots d’extérieur, Weber a dévoilé une application et un grill connecté, qui utilise l’IA pour que la viande soit cuite à point ou saignante juste comme vous l’aimez, le fromage de la pizza bien fondu et la dinde de Noël juteuse à souhait.

C’est du moins la promesse de Chris Scherzinger, directeur de Weber-Stephen Products.

«Avec nos 70 ans d’expérience dans les grills, nous avons développé des algorithmes capables de savoir à quel moment exactement l’intérieur du steak est cuit», assure-t-il.

Couper les oignons

Les chefs plus paresseux pourront bientôt faire appel à des robots pour leur faciliter les tâches fastidieuses, comme couper les oignons.

«Julia», un appareil conçu par CookingPal, est aussi connectée à une plateforme qui suggère des recettes, mais elle va plus loin, en s’occupant des préparations.

D’après la société basée à Hong Kong, «Julia» peut peser, couper, cuire et même nettoyer derrière elle.

«Tout le monde déteste découper les oignons», remarque Anna Khomenko, directrice du marketing chez CookingPal, ajoutant que le robot remplace plusieurs ustensiles et appareils.

La start-up californienne PantryOn propose de son côté d’installer un système qui s’adapte à tous les frigos ou remises pour signaler quels ingrédients sont sur le point de manquer.

Contrairement à d’autres solutions similaires, PantryOn se base sur le poids, et «elle peut établir une liste de courses que vous pouvez commander sur l’appli», précise la fondatrice, Fadi Shakkour.

Ingrédients dernier cri

Les technologies ne sont pas en reste du côté des ingrédients. Pour ceux qui se soucient de l’origine des produits, plusieurs entreprises se servent désormais de la blockchain pour assurer la traçabilité.

La blockchain (chaîne de blocs), popularisée par la monnaie virtuelle bitcoin, est un protocole informatique permettant à une communauté d’utilisateurs de tenir en ligne une sorte de grand registre commun, infalsifiable.

Au CES, le groupe IBM montre comment il s’en sert avec ses partenaires (producteurs et distributeurs) pour garantir l’intégrité des produits à toutes les étapes, avec une appli qui retrace le parcours du café jusqu’aux plantations.

Cette initiative s’inscrit dans le programme «Food Trust» («confiance en la nourriture») de la firme, qui utilise la blockchain non seulement pour authentifier l’origine des aliments, mais aussi déterminer à quel moment un élément pathogène est apparu dans la nourriture.

Pour Impossible Foods, les ingrédients sont tout trouvés : les plantes. L’entreprise spécialisée dans les substituts à la viande est venue pour la deuxième fois au CES, faire goûter cette fois son substitut au porc, entièrement végétarien.

Les visiteurs en ont mangé sous différentes formes, des saucisses vegan aux raviolis chinois.

«Impossible Foods a percé le code moléculaire de la viande, en commençant par la viande de boeuf hachée», raconte le directeur exécutif Patrick Brown. «Maintenant nous accélérons notre expansion avec un portfolio de produits parmi les plus appréciés au monde»

«Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas éliminé le besoin d’avoir des animaux dans la chaîne alimentaire», a-t-il ajouté.

Techno

Immersion, interaction et 8K, les impératifs des nouvelles télés

LAS VEGAS — Toujours plus grandes, plus belles et plus connectées : les télévisions se doivent d’être des bijoux technologiques constamment renouvelés si elles veulent garder leur place de choix dans le salon déjà envahi par de nombreux autres écrans.

Les leaders du marché ont présenté leurs dernières innovations cette semaine au CES de Las Vegas, la grand-messe annuelle de l’électronique et des technologies.

Tous ont dû adopter la très haute définition dite 8K pour leurs modèles de luxe, car le petit écran est devenu trop grand pour la 4K, notamment à partir des formats de 165 cm en diagonale.

Les téléviseurs sont cependant un peu en avance sur les producteurs de contenu et les chaînes de distribution.

Les fabricants espèrent donc que la disponibilité des écrans en 8K sur le marché et l’appétit des consommateurs pour le cinéma à la maison, les événements en direct et les nombreuses séries des différents services de streaming vont motiver les groupes de médias à sauter le pas.

La chaîne japonaise NHK a ainsi prévu de diffuser les Jeux olympiques de Tokyo (été 2020) en 8K.

«Il faut que tous les acteurs de l’industrie travaillent ensemble pour vraiment se rendre compte du potentiel de la très haute définition et lui faire honneur», estime Tony Wang, patron de Skyworth TV.

L’année de la 8K

«La 8K est en plein développement, c’est donc le meilleur moment pour lancer un écran dans cette résolution, juste quand les spectateurs vont pouvoir en profiter», a-t-il ajouté.

Du moins les spectateurs aisés. Le groupe chinois, bien établi sur son marché domestique, a dévoilé des téléviseurs haut de gamme qu’il va vendre sur les marchés américain et européen : le Q91 de 190 cm en diagonale, avec la 8K, coûtera ainsi 5999 $ aux États-Unis.

Samsung, de son côté, travaille avec YouTube et d’autres partenaires pour pouvoir diffuser des contenus en 8K directement sur ses télés les plus chères, d’après Joe Stinziano, le vice-président exécutif de Samsung Electronics America.

Il a prédit que 2020 serait une «année tournant» pour que la 8K se répande plus largement dans les foyers.

L’année dernière, la demande pour les écrans plats n’a pas atteint les niveaux attendus, notamment à cause des tensions entre la Chine et les États-Unis et d’un ralentissement de l’économie mondiale, d’après le cabinet IHS Markit.

Mas pour cette année, il table sur une «croissance robuste».

«Bien qu’il y ait encore des incertitudes à cause de la guerre commerciale sino-américaine, la demande pour les écrans plats devrait augmenter grâce à des prix historiquement bas et grâce aux différents événements sportifs qui ont lieu les années paires», analyse Ricky Park, directeur de recherche et spécialiste du secteur.

Pour rester dans la course, les téléviseurs se sont aussi adaptés aux usages numériques ultra connectés. Beaucoup intègrent les assistants vocaux d’Amazon, Google ou Apple, et offrent des fonctionnalités adaptées au streaming via les plateformes de films et séries ou de jeux vidéo.

Les derniers modèles présentés au CES comportent des caractéristiques techniques très avancées en termes de graphisme et de son, pour satisfaire les joueurs, avides d’immersion.

«Les moniteurs de jeu sont devenus un moteur de croissance important pour nous», remarque Joe Stinziano de Samsung.

Les télévisions deviennent aussi de plus en plus interactives. Équipées de caméras, elles peuvent servir à passer des appels vidéo avec plusieurs personnes, situées dans des endroits différents.

Sur certains modèles, le Sud-Coréen LG propose aux spectateurs de poser des questions sur les programmes (sport, infos, films) et d’obtenir des réponses en temps réel.

À partir de cette année, les propriétaires d’un téléviseur connecté webOS pourront même acheter des objets qu’ils voient à l’écran dans les émissions partenaires, grâce à une technologie développée par la jeune pousse TheTake.

Techno

Le patron d’Apple a gagné moins d’argent en 2019

SAN FRANCISCO — Le patron d’Apple, Tim Cook, a gagné 11,6 millions de dollars en 2019, contre 15,7 millions en 2018, à cause de performances financières en léger retrait par rapport à l’année précédente.

Le salaire de base du dirigeant du géant technologique s’élève à 3 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent un bonus et des compensations diverses, d’après un document déposé vendredi auprès de l’autorité des marchés américaine. 

En 2019, la firme de Cupertino n’a atteint «que» 128 % de ses objectifs, donnant un bonus de 7,7 millions de dollars à Cook. Apple a engrangé 260 milliards de revenus nets en 2019. 

Techno

Google ne respecte plus ses principes éthiques, selon un ex-directeur

SAN FRANCISCO — L’ancien directeur des relations internationales de Google accuse le géant d’Internet d’avoir abandonné ses valeurs morales fondatrices et de se rendre complice de violations des droits de la personne dans certains pays, comme la Chine ou l’Arabie saoudite.

«Défendre les femmes, la communauté LGBTQ, mes collègues de couleur et les droits humains m’ont coûté ma carrière», raconte Ross LaJeunesse dans un article publié jeudi sur la plateforme Medium.

«Je n’avais pas besoin de preuves supplémentaires que la devise [et mot d’ordre de Google], “ne pas faire de mal”, ne reflétait plus véritablement les valeurs de l’entreprise. Ce n’était plus qu’un outil marketing comme d’autres».

L’ancien responsable des relations avec les diplomates et la société civile avait rejoint la société californienne en 2008. Il est parti en mai 2019, d’après son profil LinkedIn.

Dans son récit, il revient en détail sur la collaboration de Google avec la Chine, interrompue en 2010 par les fondateurs Larry Page et Sergey Brin, notamment à cause de l’augmentation de la censure. Il estime que Google ne prend plus en considération le respect des droits de la personne dans le développement de nouveaux produits ou la signature de nouveaux contrats, comme c’était le cas avant.

«Il y a une différence de taille entre vendre des espaces publicitaires [...] et travailler avec le gouvernement chinois sur l’intelligence artificielle ou héberger des applications du gouvernement saoudien, y compris Absher, qui permet aux hommes de pister et contrôler les déplacements des membres féminins de leur famille», assène-t-il.

«Notre soutien aux organisations de défense des droits de l’Homme est sans faille», a réagi une porte-parole de Google sollicitée par l’AFP. Dans le cadre de la réorganisation qui a eu lieu au sein du groupe, «Ross s’est vu proposer un nouveau poste au même niveau et avec la même rémunération, qu’il a refusé. Nous lui souhaitons de réussir dans ses ambitions politiques», a-t-elle précisé.

Ross LaJeunesse, marié à un homme, est en effet candidat aux élections pour devenir l’un des deux sénateurs de l’État du Maine.

Dans son récit, il reproche aussi à Google sa culture d’entreprise, intolérante selon lui à l’égard des femmes, des personnes non blanches et des minorités sexuelles. 

Techno

Internet: l’ONU ouvrira en 2020 des négociations sur un traité international

NATIONS UNIES— À l’initiative de la Russie, accusée de vouloir « museler » internet, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté vendredi une résolution controversée prévoyant la rédaction d’un traité international contre « le recours aux technologies de communication et d’information à des fins criminelles ».

Ce projet a été combattu en vain par les États-Unis, les Européens et des ONG qui le voient comme un moyen de pouvoir restreindre l’utilisation d’internet et la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

La résolution, qui prévoit la création en 2020 d’un comité intergouvernemental chargé de la rédaction du futur traité, a été adoptée par 79 pays. Soixante États ont voté contre, 33 pays se sont abstenus.

Outre la Chine, le Belarus, le Cambodge, la Corée du Nord, la Birmanie, le Nicaragua et le Venezuela étaient co-parrains de cette résolution.

Aucune échéance n’a encore été fixée pour approuver le futur traité.

«Avec l’idée d’une convention mondiale, les Russes veulent au passage imposer des restrictions sur l’internet », déplore un diplomate occidental s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Un traité restrictif pourrait faciliter l’arrêt des accès à internet et renforcer le contrôle de ses utilisateurs dans certains pays, craignent des experts.

Moscou s’est défendu de toute arrière-pensée, Pékin a évoqué un «vide juridique» à combler.

«C’est une mauvaise idée si l’objectif est de développer une convention qui permette à des pays de légalement fermer internet et de pratiquer la censure tout en criminalisant la libre expression », résume Louis Charbonneau, de l’ONG Human Rights Watch.

«Nous espérons que les États s’opposeront aux tentatives d’États répressifs de museler plus facilement les critiques », précise-t-il à l’AFP, en relevant que les co-sponsors du texte constituent « une galerie de pays les plus répressifs sur Terre».  

À ce jour, un seul instrument international contraignant existe en matière de cybercriminalité. Il s’agit de la Convention sur la cybercriminalité, également appelée Convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004.  

À la différence du texte mondial envisagé par la Russie, cette convention n’a qu’une portée régionale. Elle sert de référence pour les pays européens qui se dotent d’une législation sur la cybercriminalité et de cadre pour la coopération internationale parmi les États signataires.

Si un nouveau texte est approuvé, il pourrait à terme rendre caduque la Convention de Budapest, s’inquiètent aussi les détracteurs de l’initiative russe.

Techno

Spotify va se passer de publicités politiques en 2020

WASHINGTON — Spotify a déclaré vendredi qu’il suspendait les publicités à caractère politique à partir de début 2020, alors que d’autres géants de l’internet ont également pris des mesures sur le sujet à l’approche des élections américaines.

La plateforme suédoise de musique en ligne, dont une bonne partie des utilisateurs se trouve aux États-Unis, dit avoir pris cette décision faute de moyens suffisants pour évaluer correctement ces publicités par rapport au risque de désinformation.

Les grands réseaux ont dû se positionner cet automne sur ce sujet brûlant. À moins d’un an du scrutin présidentiel, les élus et candidats démocrates les accusent en effet de laisser-faire quand des responsables politiques, dont Donald Trump, répandent des contre-vérités.

Facebook a choisi d’exempter les annonces politiques de son programme de vérification des faits (fact-checking), soutenant que les réseaux n’ont pas à jouer le rôle de censeurs politiques.  

Twitter a réagi en bannissant toutes les publicités à caractère politique, et Google a seulement imposé des restrictions sur le ciblage trop affiné des électeurs pour ce type de publicités.

«À ce stade, nous n’avons pas […] les systèmes et outils nécessaires pour examiner ces contenus et les valider de façon responsable », a déclaré un porte-parole de Spotify à l’AFP. « Nous réévaluerons cette décision au fur et à mesure que nos capacités évoluent.»

L’information a été révélée par Advertising Age, qui avait remarqué que Bernie Sanders, aspirant à l’investiture démocrate, et le Comité national républicain diffusaient des publicités sur Spotify, un service populaire notamment chez les adolescents et jeunes adultes.

Difficile cependant de connaître l’importance de ces annonces pour la plateforme, qui dérive principalement ses revenus des abonnements payants.

Spotify comptait au 30 septembre 248 millions d’utilisateurs mensuels, dont 113 millions d’abonnés.  

L’entreprise ne divulgue pas ses chiffres par marché, mais d’après des sources du Wall Street Journal, 26 millions d’Américains souscrivaient au service en février.  

En comptant « les utilisateurs du service gratuit avec publicités, Spotify a plus d’utilisateurs en tout aux États-Unis qu’Apple Music (28 millions) », écrivait le quotidien en avril.

Techno

Amazon, Apple et Google veulent faire parler la même langue aux équipements de maison

NEW YORK — Alexa, l’assistant numérique d’Amazon, devrait bientôt pouvoir discuter avec Siri, celui d’Apple : c’est en tout cas l’objectif de l’alliance annoncée mercredi par trois géants de la tech (Amazon, Apple, Google) et la fondation Zigbee Alliance.

Ce partenariat doit permettre la création d’une nouvelle norme pour que les équipements de maison connectés puissent parler la même langue.

Techno

Taxe des géants du web: Trudeau attendra le rapport de l’OCDE

MONTRÉAL — Le Canada compte toujours taxer les géants du numérique mais attendra finalement qu’une décision soit prise à l’OCDE avant d’agir, a dit vendredi le premier ministre Justin Trudeau à Radio-Canada.

Cette déclaration marque un recul par rapport à l’engagement que le premier ministre avait pris pendant sa campagne électorale d’imposer une taxe de 3% sur les géants du web, les GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple), à partir du 1er avril.

«On va attendre le rapport cet été» de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), a déclaré M. Trudeau dans un entretien à la chaîne publique.

«On s’était engagés à le faire pendant la campagne électorale, on va le faire. Pour le timing, on est en train de réfléchir», a-t-il ajouté.

«On veut être alignés avec l’OCDE», a précisé M. Trudeau, alors que le ministre du Patrimoine Steven Guilbeault déclarait lundi vouloir agir «très rapidement» dans ce dossier.

«On ne veut pas nécessairement s’avancer trop loin, trop rapidement, comme la France a un peu fait», s’est défendu M. Trudeau.

«On va le faire de façon responsable», a-t-il conclu.

Début décembre, l’administration Trump a menacé de surtaxer «jusqu’à 100%» l’équivalent de 2,4 milliards de dollars de produits français en réponse à l’instauration l’été dernier en France d’une taxe sur les géants du numérique.

Cette taxe GAFA crée une imposition sur le chiffre d’affaires des grandes entreprises et non par sur leur bénéfice, souvent consolidé dans des pays à très faible fiscalité comme l’Irlande ou le Luxembourg.  

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5G au Québec: Samsung conclut une entente de fourniture avec Vidéotron

MONTRÉAL — Samsung Electronics a fait un premier pas sur le marché canadien des infrastructures de télécommunications en concluant une entente pour fournir à Vidéotron l’équipement de ses nouveaux réseaux sans fil LTE et 5G partout au Québec.

Vidéotron, une filiale de Québecor, exploite l’une des quatre principales entreprises sans fil régionales du Canada et livre une concurrence aux trois grands transporteurs nationaux - Rogers, Bell et Telus, qui ont chacun dépensé des milliards au cours des dernières années pour moderniser leurs réseaux.

Ni Vidéotron ni Samsung ne divulgue les conditions financières de leur entente, qu’ils décrivent comme le début d’une relation à long terme qui a le potentiel de croître au fil du temps.

Le géant sud-coréen de l’électronique et des biens de consommation dispose d’une large gamme de produits et de composants — des puces électroniques aux téléphones intelligents, en passant par les appareils électroménagers — connectés par des réseaux sans fil ultra-rapides.

Le chef des réseaux de Samsung Canada, Stephen Wiktorski, dit qu’il se prépare depuis plus d’une décennie à entrer au Canada, où Huawei, Ericsson et Nokia sont les principaux fournisseurs de réseaux sans fil.

Il a précisé que le premier contrat de réseau canadien de Samsung portait sur la fourniture des unités radio pour les tours de téléphonie cellulaire de Vidéotron, mais il espère être éventuellement être choisi pour fournir son équipement de réseau principal et sa technologie d’analyse lors des phases ultérieures.

Techno

Microsoft dévoile sa Xbox Series X [VIDEO]

LOS ANGELES — Microsoft a dévoilé le nom et l’apparence de sa prochaine console de jeu, la Xbox Series X, promettant une expérience encore plus immersive aux joueurs au moment où le groupe tente de contrer la concurrence et de faire face à la montée du streaming.

Lors d’une présentation jeudi à Los Angeles à l’occasion des Game Awards 2019, Microsoft a présenté pour la première fois la future console en forme de tour, ainsi qu’une nouvelle manette sans fil.

En juin, évoquant le «projet Scarlett», le groupe avait déjà fait état des capacités de sa console, affirmant qu’elle serait quatre fois plus puissante que son dernier appareil, la Xbox One X, sortie en 2013.

Les jeux déjà existants seront compatibles avec la nouvelle console, a détaillé l’entreprise américaine, tout en promettant une «ambiance encore plus réaliste, immersive, interactive et surprenante».

Alors que la date de sortie de sa nouvelle console a été fixée à la fin-2020, tout comme pour la PlayStation 5 de Sony, son prix n’a pas encore été précisé.

Les ventes de PlayStation 4 ont dépassé plus de deux fois celles de Xbox sur les cinq dernières années, mais Microsoft espère prendre sa revanche avec la Xbox Series X, alors que son rival n’a pas encore dévoilé les détails techniques de sa prochaine machine.

«La Xbox Series X pourrait redonner à  Microsoft la première place pour sa puissance de console, comme cela avait été fait avec la Xbox One X,» a affirmé Matthew Kanterman, analyste pour Bloomberg Intelligence.

Toute l’industrie du jeu vidéo devrait tirer profit de cette guerre des consoles de neuvième génération. M. Kanterman anticipe des ventes supérieures de 20% à celles de la génération antérieure.

Dans cet environnement d’innovations et de puissance de consoles toujours plus poussées, ces appareils sont toutefois menacés par l’émergence du «cloud gaming», les services de jeux vidéo à distance. Google a lancé le mois dernier son service Stadia, permettant aux joueurs de se connecter via n’importe quel appareil connecté à internet.

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Facebook se dit «prêt» pour la loi californienne sur la vie privée

SAN FRANCISCO — Facebook a déclaré jeudi être « prêt » pour l’entrée en vigueur de la loi californienne sur la protection de la vie privée des consommateurs au 1er janvier 2020, similaire à la loi européenne sur le sujet.

«Nous sommes prêts parce que nous avons réalisé beaucoup d’investissements sur le long terme […] pour aider les gens à gérer leurs données », explique le géant des réseaux sociaux dans un communiqué en ligne. « Par exemple nous avons construit des outils en libre service qui permettent à chacun d’accéder à ses informations, de les télécharger ou de les supprimer. Ces outils sont disponibles pour tous nos utilisateurs, où qu’ils vivent. »

Facebook, qui comprend aussi Instagram, Messenger et WhatsApp, indique soutenir le « California Consumer Privacy Act» (CCPA), même s’il préférerait « une loi fédérale forte » sur la vie privée, pour garantir ces droits à tous les Américains.

Le CCPA, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2020, exige notamment que les entreprises rendent publics les types de données qu’elles collectent et permettent aux consommateurs de refuser à ce qu’elles soient utilisées à des fins commerciales.

Cette loi ressemble beaucoup au règlement européen sur la protection des données (RGPD), appliqué depuis mai 2018 dans toute l’Union européenne, qui a forcé les plateformes américaines utilisées en Europe à améliorer leurs standards de protection des informations personnelles.

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Le Canada sur le point de taxer les géants du web

OTTAWA — Le Canada va «rapidement» mettre en place une taxe sur les géants du numérique, emboîtant le pas à la France, qui a adopté cet été une législation en ce sens source de tensions avec Washington, ont indiqué lundi deux ministres canadiens.

«Nous avons été très clairs sur le fait que nous voulions nous assurer que les géants du web paient leur juste part d’impôts dans notre pays», a affirmé à la presse le ministre des Finances Bill Morneau.

«Cela signifie que nous allons aller plus loin», a-t-il indiqué.

Le premier ministre Justin Trudeau, reconduit au pouvoir en octobre, avait promis lors de la campagne de taxer les géants du numérique à hauteur de 3 % pour les entreprises ayant au moins 40 millions de dollars canadiens de revenus et un chiffre d’affaires mondial dépassant 1 milliard de dollars.

Dès le 1er avril?

Cette taxe, qui pourrait s’appliquer dès le 1er avril prochain, début de l’exercice fiscal 2020-2021, permettrait au Canada de récolter 540 millions de dollars dès la première année et jusqu’à 730 millions de dollars en 2023-2024, selon la plateforme électorale du Parti libéral.

Le ministre du Patrimoine canadien (culture) Steven Guilbeault a déclaré qu’Ottawa essayerait de déployer cette taxe «rapidement», sans donner de calendrier.

Les deux ministres ont évoqué à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) les négociations actuelles pour un système de taxation international, précisant qu’ils espéraient un consensus multilatéral sur ce dossier.

Washington avait réitéré début décembre sa volonté de négocier dans le cadre de l’OCDE et menacé d’imposer des droits de douane supplémentaires allant jusqu’à 100 % sur une myriade de produits français en rétorsion à la taxe visant les mastodontes américains.

La taxe française impose les géants du numérique à hauteur de 3 % du chiffre d’affaires réalisé en France.

Cette taxe «Gafa» (acronyme désignant Google, Amazon, Facebook et Apple) crée une imposition sur le chiffre d’affaires des grandes entreprises et non par sur leur bénéfice, souvent consolidé dans des pays à très faible fiscalité comme l’Irlande ou le Luxembourg.

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Débat sur la responsabilité des plateformes en ligne

WASHINGTON — Qui veut la peau du sacro-saint statut d’hébergeur des plateformes en ligne? Certains députés américains souhaitent leur imposer plus de responsabilités, mais ils se heurtent à une loi presque aussi vieille qu’Internet.

Facebook, YouTube (Google) et de nombreux réseaux et plateformes sont des hébergeurs de contenus essentiellement publiés par des tiers, utilisateurs, annonceurs...

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Google mise sur Montréal pour son nouveau service de jeux Stadia

Sébastien Puel a vu Montréal devenir un centre névralgique des jeux vidéo au cours des 17 dernières années. Selon le nouveau directeur général du premier studio de jeux de Google, il «n'y a aucune limite» à la croissance de ce secteur florissant dans la métropole québécoise.

«Tout a énormément évolué. Tout ce dont on a besoin pour créer un jeu existe à Montréal : les gens qui conçoivent les outils, les gens qui programment, les grands éditeurs et les petits créateurs, mentionne M. Puel au cours d'un récent entretien à La Presse canadienne. C'est franchement incroyable d'avoir tout au même endroit. C'est assez unique dans le monde. Et peut-être que la seule chose qui manquait était un studio first party.»

La mission du studio de Google de Montréal est de concevoir du contenu exclusif pour le nouveau service de jeu Stadia basé sur le nuage du géant technologique. Jade Raymond, une figure bien connue de l'industrie des jeux vidéo et native de Montréal, a été placée à la tête de l'entreprise.

Le studio de Montréal est en train de recruter son équipe. Au cours d'une entrevue au blogue de Google Canada, M. Puel a indiqué que l'entreprise avait reçu en seulement quelques mois «des milliers de candidatures malgré un nombre de postes limité».

M. Puel connaît de première main la réputation que s'est taillée Montréal dans le milieu des jeux vidéo sur le plan de la conception des titres à budget élevé ou «triple A», notamment la franchise «Assassin's Creed». La plupart des titres de cette populaire série ont été conçus dans le studio montréalais de la société française Ubisoft. M. Puel, lui-même, était le producteur de «Assassin's Creed II».

Les principaux acteurs comme Square-Enix, Bethesda, EA et WB Games sont tous présents à Montréal. Behaviour Interactive, créateur du jeu d'horreur de survie le plus vendu «Dead by Daylight», y a même établi son siège social.

«Il y a toujours cette idée que les jeux se font au Japon ou peut-être sur la côte ouest, mais honnêtement, quand on commence à regarder les chiffres, on se rend compte que Montréal, surtout sur le plan de la production de gros jeux triple-A, est l'endroit idéal», soutient M. Puel.

Jack Buser, directeur des jeux et du développement commercial de Google, mentionne que Montréal figure parmi les cinq premières villes mondiales au chapitre de la création des jeux vidéo avec Tokyo, Londres, San Francisco et Austin, au Texas. Selon lui, la réputation de la métropole québécoise pour attirer les meilleurs talents et réaliser des produits à succès en faisait un choix judicieux pour le premier studio de développement de Google.

«Un certain nombre de facteurs étaient en jeu là-bas, dont le moindre n'était pas le riche héritage montréalais dans la production de jeux, a-t-il souligné au cours d'une entrevue téléphonique. C'est une ville mondialement connue qui a créé certains des divertissements interactifs les plus appréciés au monde, et nous ne pouvions pas penser à un meilleur endroit pour commencer avec notre premier studio triple-A.»

M. Puel attribue en partie le succès montréalais aux universités que compte la métropole.

Les universités McGill et Concordia offrent un baccalauréat en informatique axé sur les jeux vidéo tandis que l'Université de Montréal propose un programme d'études supérieures en conception de jeux. Ubisoft et Concordia se sont récemment associés pour lancer un cours en ligne de conception de jeux.

«En 2003, quand je suis arrivé à Montréal, les études pour la conception de jeux n'existaient pas. On devait apprendre par soi-même, rappelle M. Puel. Aujourd'hui, on peut trouver certains des meilleurs cours à Montréal. Nous avons des jeunes vraiment exceptionnels ici.»

Le nouveau service de jeu Stadia a été accueilli le mois dernier par des critiques nuancées. Les moyens techniques derrière le service, qui permet aux appareils des téléphones aux téléviseurs HD de diffuser des jeux en haute qualité, ont été largement applaudis. Son contenu comprenant 22 jeux, dont tous, sauf un, sont déjà disponibles sur d'autres systèmes l'a été beaucoup moins.

«Ma conviction est que ces contraintes disparaîtront d'ici des mois, espère M. Puel. Ce n'est pas seulement un produit, c'est un service, et un service, cela progresse tout le temps.»

Techno

S'enregistrer par reconnaissance faciale pour acheter un cellulaire

PÉKIN — À partir de dimanche, les personnes achetant un téléphone portable dans une boutique en Chine devront accepter de se faire enregistrer par reconnaissance faciale et que leurs données soient gardées comme correspondant au numéro.

Dans un pas supplémentaire pour mieux contrôler le cyberespace, le gouvernement chinois avait publié en septembre une directive destinée à «préserver les droits légitimes et les intérêts des citoyens en ligne», en renforçant l’enregistrement sous son identité réelle.

Elle prévoit notamment que les opérateurs téléphoniques doivent «utiliser l’intelligence artificielle et tous les moyens techniques possibles» pour s’assurer de l’identité réelle de gens achetant un nouveau numéro de téléphone.

Cela signifie que les acheteurs pourront être enregistrés en train de tourner la tête et de cligner des yeux, a expliqué à l’AFP un représentant de l’opérateur China Unicom.

La directive de septembre promet également de «continuer à augmenter la supervision et les inspections» afin d’assurer le respect de l’obligation d’enregistrement sous identité réelle.

Bien que cet enregistrement sous identité réelle soit déjà en vigueur depuis au moins 2013, le recours à l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale est nouveau dans ce domaine.

Sur le web, les utilisateurs réagissaient avec un mélange de soutien et d’inquiétude, craignant que leurs données biométriques ainsi enregistrées ne puissent ensuite être transmises à d’autres entités ou vendues.

«Du contrôle, et encore plus de contrôle», écrivait un utilisateur sur Weibo, l’équivalent chinois de Twitter.

Mais la reconnaissance faciale est une technologie de plus en plus utilisée en Chine, aussi bien pour la sécurité que pour des usages beaucoup plus courants, par exemple aux caisses des supermarchés.

Le pays a récemment connu ses premiers procès sur l’usage de cette technologie. Début novembre, un professeur a ainsi attaqué la direction d’une réserve d’animaux à Hangzhou, non loin de Shanghaï, qui exigeait une identification par reconnaissance faciale pour les visiteurs.

Le site Weibo a, lui aussi, l’obligation d’enregistrer l’identité réelle de ses utilisateurs depuis 2012.

Le gouvernement chinois surveille de plus en plus étroitement les réseaux sociaux pour, dit-il, «promouvoir un développement sain et ordonné d’Internet et protéger la sécurité de l’État et l’intérêt public».

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L'inventeur du World Wide Web lance une action mondiale contre les dérives d'internet

BERLIN — L'inventeur du World Wide Web Tim Berners-Lee a annoncé lundi une initiative mondiale contre les dérives d'internet soutenue par des groupes tels Microsoft, Google et des gouvernements comme la France et l'Allemagne.

Plus de 150 organisations incluant aussi Facebook ou le moteur de recherches DuckDuckGo, des milliers de personnes privées ont rejoint ce plan d'action qui vise «à stopper les abus croissants sur le net», explique la fondation du Britannique dans un communiqué diffusé à Berlin, à l'occasion d'un Forum sur la gouvernance d'internet.

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Dans le monde, la 5G connaît un démarrage très inégal

PARIS — La France a rejoint cette semaine la course de vitesse pour se connecter à la nouvelle génération de téléphonie mobile 5G. Avant elle, plusieurs pays ont déjà commencé à la déployer, avec cependant des fortunes diverses.

Les opérateurs américains ont ainsi été parmi les premiers à lancer des offres commerciales dans quelques villes du pays, avant même la sortie des premiers téléphones intelligents compatibles 5G, avec un résultat très mitigé.

Pire, le déploiement dans certains endroits a poussé les opérateurs à annoncer de la 5G quand dans les faits il ne s’agissait que d’une 4G améliorée.

«Il risque d’y avoir des retours de manivelle, les consommateurs vont bien découvrir que l’on se moque d’eux en annonçant une 5G qui en fait n’existe pas encore», craint Stéphane Téral, directeur exécutif de la recherche sur l’industrie mobile pour le cabinet IHS Markit.

«Si un opérateur lance des offres spécifiques, les autres suivent très vite, de peur de perdre des abonnés s’ils n’agissent pas», détaille Samer Mourad, analyste pour le cabinet Analysys Mason : «Il peut y avoir de la déception chez les clients, mais si tous les opérateurs lancent leur réseau 5G de même qualité et au même prix, il y a moins de risque de perdre des clients».

Une course de vitesse qui peut aussi ressembler à de la précipitation, provoquant parfois des ratés : au Royaume-Uni, lors du lancement de la 5G, les débits reçus étaient... inférieurs à ceux de la 4G.

«Nous en sommes au tout début», rappelle cependant Samer Mourad, «les opérateurs tentent de lancer rapidement de nouveaux services, mais dans la réalité, il faut du temps pour rendre cette technologie accessible à tous».

Avec un risque : donner l’impression de s’engager sur une technologie qui n’est pas encore prête, alors que l’ensemble de l’industrie travaille toujours à des normes communes pour la partie centrale, qu’on appelle le «cœur de réseau».

«Nous avons retardé les spécifications liées au cœur de réseau afin de permettre les premiers lancements», reconnaissait en octobre un membre de l’organisme international de coopération regroupant toute l’industrie afin de mettre en place les normes.

En Corée, une adoption patriotique

Les blocages peuvent être indépendants des opérateurs, comme en Suisse par exemple, qui doit être à 80 % couverte fin 2019, le déploiement butant sur les inquiétudes de la population concernant les risques sanitaires des ondes.

Conséquence : si l’opérateur Sunrise par exemple annonce officiellement 250 villes et villages couverts, il n’avait en réalité déployé que 300 antennes 5G fin octobre, là où la couverture de la Corée du Sud en a nécessité plusieurs dizaines de milliers.

Ce pays fait d’ailleurs office d’exception et d’exemple systématique pour le secteur quand il s’agit de souligner les possibilités commerciales pour les opérateurs.

Après un déploiement express qui a permis aux trois opérateurs de couvrir la quasi-totalité du pays en 5 G, les abonnés se sont précipités sur les offres mobiles, pourtant plus chères qu’en 4 G, avec plus de trois millions d’abonnements souscrits en à peine 6 mois.

«Les débits sont importants et le taux d’adoption est là, on a affaire à quelque chose de très sérieux», convient Stéphane Téral, «mais dès que l’on bouge un peu, le temps de réponse diminue immédiatement», altérant la qualité de la connexion : un problème dans un pays où l’utilisation de la vidéo et du jeu sur mobile est massive dans les déplacements du quotidien.

«La Corée est un pays très particulier, entourée de pays plus ou moins hostiles. Quand le gouvernement annonce quelque chose, tout le monde s’y met, industriels comme population. La 5G, c’est un élément de fierté nationale», souligne M. Téral, pour qui il s’agit d’un «modèle qui n’est pas reproductible».

Un autre pays pourrait cependant aller dans le même sens : la Chine, où la 5G a été lancée dans les 50 principales villes du pays et où 300 sont prévues pour 2020.

Dans le contexte de guerre économique avec les États-Unis, la course à la 5G face au rival est aussi devenue un enjeu patriotique, qui pourrait inciter la population à s’y convertir massivement.

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Donald Trump loue le «super boulot» de Tim Cook d'Apple

AUSTIN — Les deux hommes ont connu des temps plus orageux : Donald Trump a loué mercredi le «super boulot» de Tim Cook, patron d'Apple, profitant d'une visite d'usine pour faire l'éloge des produits fabriqués sur le sol américain.

«C'est quelqu'un de très spécial pour ce pays», a souligné M. Trump aux côtés du patron de la marque à la pomme.

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«Overloot» de BKOM: petite idée deviendra grande [VIDÉO]

Il y avait une fierté toute spéciale mardi dans les bureaux de BKOM. Ce n’est pas la première fois que l’entreprise lance un jeu, mais le petit nouveau, «Overloot», porte «une belle histoire» pour le studio de Lebourgneuf.

BKOM, en activité depuis 23 ans à Québec, a déjà lancé deux productions originales, Little Lords of Twilight et Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation. La compagnie a aussi développé de nombreux projets à l’international pour des clients comme Hasbro et Disney. 

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La Basse-Côte-Nord passe à l’Internet haute vitesse

RIMOUSKI — C’était jour de célébration, vendredi, à Pakua Shipu, sur la Basse-Côte-Nord, située à plus de 1000 km au nord-est de Québec. Pour la communauté innue et cinq municipalités de la région, le moment était historique : elles ont maintenant accès à l’Internet haute vitesse et à la téléphonie cellulaire. Pour souligner ce grand jour, des représentants du gouvernement du Québec et de Telus se sont joints aux citoyens et aux élus de l’endroit.

Les communautés de Brador, Middle Bay, Pakua Shipu, Saint-Augustin et Vieux-Fort ont maintenant accès à la technologie LTE évoluée pour la téléphonie mobile et peuvent naviguer sur Internet à la maison, dans leur entreprise et à l’école grâce à un service comparable à celui offert dans les centres urbains, selon les experts de Telus. Pour l’entreprise, il s’agit de l’un de ses plus complexes, mais aussi des plus importants projets d’infrastructure numérique au nord du 49e parallèle. 

Cette annonce portait sur la première étape d’un vaste chantier qui devrait être complété à la fin de 2020. Celui-ci est rendu possible grâce à une contribution financière de 23 millions $ provenant à peu près à parts égales de Québec et d’Ottawa, ainsi que d’un investissement de Telus de 1,2 million $. Le réseau desservira quelque 5000 résidents et entreprises.

«Cette route numérique, ici en Basse-Côte-Nord, va amener avec elle une nouvelle ère de communication», a soutenu le président et chef de la direction de Telus Québec, François Gratton. «C’est un pont vers l’avenir que Telus et les gouvernements sont en train de bâtir pour la communauté innue de Pakua Shipu, mais également pour l’ensemble de la Basse-Côte-Nord, s’est réjoui le chef du conseil de bande de Pakua Shipu, Denis Mestenapéo. […] La nouvelle connectivité viendra assurer la pérennité de nos traditions si importantes, tout en nous donnant accès aux précieux outils numériques pour pouvoir partager notre riche culture.»

Pour Telus, le défi était de taille. Pour procéder à l’installation de cette technologie, des pièces d’équipement ont dû être transportées par bateau et par hélicoptère. Les équipes chargées de la construction et de la mise en service des sites éloignés devaient, quant à elles, se déplacer en véhicules tout terrain. La technologie sans fil LTE évoluée telle qu’installée en Basse-Côte-Nord est alimentée par un réseau de transport haut débit composé de 200 km de fibre optique et «l’un des écosystèmes micro-ondes parmi les plus vastes et les plus évolués au monde», selon M. Gratton. À son avis, cette technologie était la plus appropriée pour desservir un territoire éloigné et sans route qui s’étend sur 400 km de littoral.

La prochaine étape sera de brancher les villages de Blanc-Sablon et de Lourdes-de-Blanc-Sablon dans les prochaines semaines et celui de Rivière-Saint-Paul au début de 2020. Le déploiement du service se poursuivra ensuite dans la même année pour les municipalités situées entre Kegaska et La Tabatière. De plus, 16 établissements publics, dont des écoles et des centres de santé, seront connectés à la fibre optique. 

«D’ici 2021, ce sont 14 communautés de la Basse-Côte-Nord qui vont être connectées à Internet haute vitesse, a fait savoir le patron de Telus. C’est un an plus tôt que l’échéancier initial.» 

Pour un meilleur service de proximité, Telus a signé une entente avec un détaillant de Sept-Îles, NNC Solutions, qui a ouvert une boutique à Blanc-Sablon, ce qui en fait l’un des points de services de l’entreprise parmi les plus éloignés du Canada.

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L'OCRCVM instaure un signalement obligatoire des incidents de cybersécurité

TORONTO — L'Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) a annoncé jeudi qu'il obligeait désormais les sociétés de placement qu'il réglemente à signaler tout incident de cybersécurité dont elles sont victimes.

En vertu des nouvelles règles, les firmes devront rapporter à l'organisme de l'industrie tout incident de cybersécurité en deux phases.

La première accorde trois jours aux sociétés pour fournir une description préliminaire de l'incident et des mesures prises.

La deuxième phase prévoit une période de 30 jours pour fournir un rapport détaillé qui précise la cause et l'étendue du problème, ainsi que les mesures prises pour réduire le risque de préjudice pour les investisseurs et la société.

Selon l'OCRCVM, les signalements obligatoires permettront d'analyser l'information ainsi obtenue pour détecter toute tendance ou recueillir des renseignements, ce qui aidera à améliorer le degré de préparation du secteur en matière de cybersécurité.

L'OCRCVM est l'organisme d'autoréglementation qui surveille l'ensemble des courtiers en placement et toutes les opérations que ceux-ci effectuent sur les marchés canadiens des capitaux propres et des titres de créance.

Plus tôt cette semaine, le chef de l'exploitation de la Banque du Canada a fait valoir que les gouvernements et le secteur privé devraient développer davantage de moyens pour partager des informations sur les menaces à la cybersécurité qu'ils détectent régulièrement.

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Disney+ fait mieux que prévu avec 10 millions d’abonnés

NEW YORK — Disney a dépassé les attentes en affirmant mercredi avoir attiré 10 millions d’abonnés à sa plateforme de streaming Disney+ 24 heures après son lancement aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas.

Le groupe s’est félicité dans un communiqué d’une «demande extraordinaire des consommateurs» et a indiqué «avoir déjà atteint le chiffre remarquable de 10 millions d’inscriptions depuis le lancement».

Le cabinet MoffettNathanson, cité par plusieurs médias américains, avait prévu 8 millions d’abonnés à travers le monde à fin 2019 et 18 millions à la fin de l’année fiscale 2020.

Selon le site Apptopia, qui fournit des données sur les applications mobiles, l’application Disney+ a quant à elle déjà été téléchargée 3,2 millions de fois. L’immense majorité des téléchargements vient des États-Unis (89 %), suivis du Canada (9 %) et des Pays-Bas (2 %).

Elle figure en tête des applications gratuites les plus téléchargées aux États-Unis et au Canada sur l’App Store, le magasin en ligne d’Apple.

À son lancement en 2010, l’application du géant du streaming Netflix avait été téléchargée à 662 000 reprises au niveau mondial.

«Le streaming n’était pas ce qu’il est aujourd’hui et les mobiles n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui, le taux de pénétration des appareils mobiles et les préférences des utilisateurs ayant basculé en faveur de Disney», tempère Apptopia.

Le site spécialisé estime également que les utilisateurs ont cumulé 1,3 million d’heures de visionnage des contenus Disney+ au cours de la première journée.

Selon Bob Iger, le patron de Disney, le lancement du nouveau service est «un moment historique pour notre entreprise, qui marque une nouvelle ère d’innovation et de créativité».

Selon Daniel Ives, analyste pour Wedbush Securities, le nombre d’abonnés au lancement de Disney+ «témoigne de la rapidité du succès de M. Iger et de Disney, qui dispose d’un contenu inégalé et d’un réseau de distribution massif, ce qui fait de la Maison de Mickey un rival sérieux de Netflix dès le premier jour». 

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Cybersécurité: la Banque du Canada réclame une meilleure collaboration

TORONTO — Les organismes gouvernementaux et le secteur privé ont besoin de plus de moyens pour partager des informations sur les menaces à la cybersécurité, ce qui pourrait nécessiter de nouvelles réglementations ou lois, a fait valoir mardi un responsable de la Banque du Canada.

Dans un discours livré dans le cadre d’une conférence sur la cybersécurité, le chef de l’exploitation de la banque centrale, Filipe Dinis, a observé que les cadres réglementaires conçus pour protéger les institutions et les clients pouvaient parfois nuire à la collaboration.

«Traditionnellement, la réglementation a été axée sur la protection de la vie privée et la promotion de la concurrence. Ce sont des objectifs importants, mais il faut s’intéresser davantage à la résilience du secteur financier.»

Selon M. Dinis, cela signifie qu’il faudrait envisager d’actualiser les règlements qui n’ont pas encore été revus, et réfléchir aux compromis nécessaires entre la cybersécurité, la concurrence et la vie privée, a-t-il ajouté.

Le spécialiste n’a pas recommandé de changement précis, mais a noté qu’«à tout le moins, un tel cadre ne (devrait) pas nuire à la collaboration.»

M. Dinis a notamment évoqué la mise en place de canaux sécurisés pour la transmission d’informations délicates entre entreprises, agences ou autres sources fiables, et l’imposition de tests sectoriels et intersectoriels qui obligeraient les institutions à régler les problèmes soulevés.

Selon lui, il faudrait aussi adopter des approches et un vocabulaire communs avec les normes internationales, ce qui encouragerait la collaboration transfrontalière et réduirait les possibilités, pour les entreprises, de profiter des règles moins strictes de certains territoires en matière de cybersécurité.

M. Dinis a prononcé son discours lors d’une conférence organisée à Toronto par l’Association canadienne de la technologie de l’information, environ une semaine avant la publication, par la Banque du Canada, d’un rapport semestriel sur l’état du système financier du pays.

Des rapports récents ont indiqué que les menaces à la cybersécurité étaient une préoccupation importante et M. Dinis a dit s’attendre à ce que ce soit le cas dans la prochaine mise à jour.

Il a ajouté que les protections en matière de cybersécurité de la Banque du Canada avaient été améliorées au cours des cinq dernières années. La banque centrale a notamment mis en service son Site des opérations, à Calgary, qui peut assumer les fonctions essentielles de la banque centrale en cas d’urgence.

Il ajoute cependant que la meilleure défense de l’économie globale du Canada réside dans une large collaboration et un partage d’informations, en particulier dans des secteurs critiques tels que les banques, les télécommunications, l’énergie et les transports.

«Cela se produit déjà en partie. J’aimerais en voir plus», a affirmé M. Dinis.

Il a souligné à plusieurs reprises qu’il était «très attentif» au besoin de protéger la confidentialité, mais a ajouté qu’une collaboration idéale permettrait la libre circulation d’informations sur les menaces détectées entre des partenaires de confiance.

«Idéalement, lorsque je parle de partage d’informations - en particulier au sujet de menaces - cela se produirait dans un environnement de confiance et au sein d’écosystèmes sectoriels (tels que les secteurs de la finance et des télécommunications).»

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Une carte sans combats sur «Fortnite» pour commémorer l’Armistice

OTTAWA — Les adeptes du très populaire jeu en ligne «Fortnite» ont été encouragés lundi a déposer les armes virtuelles pour commémorer l’Armistice dans une carte sans combats conçue avec les anciens combattants canadiens.

La Légion royale canadienne s’est associée à l’entreprise de marketing numérique Wunderman Thompson et au créateur de contenu Jadan Allen pour concevoir une «île du souvenir» virtuelle pour ce jeu aux quelque 250 millions d’adeptes dans le monde.

Grâce à un code permettant d’accéder à la carte créée pour l’occasion, les joueurs peuvent ainsi explorer les tranchées de la Première Guerre mondiale, les plages du Débarquement ou les rangées d’un cimetière militaire canadien, toutes recréés à partir d’images d’archives.

L’objectif était d’atteindre un public plus jeune, déconnecté de l’histoire et des sacrifices des soldats. «Nous avons essayé de recréer ce que les soldats ont vécu», déclaré à l’AFP Ari Elkouby, directeur artistique de Wunderman Thompson.

«Dans ces plateformes en ligne, la violence est constante, mais fictive», a-t-il ajouté. «Pour les soldats, à la guerre, la violence était bien réelle, ce n’était pas un jeu, et cette expérience permet de nous en rappeler. Ils se sont sacrifiés pour que nous puissions profiter de la vie et des jeux».

Des milliers de personnes se sont réunies lundi à Ottawa autour du premier ministre canadien Justin Trudeau pour une cérémonie officielle devant le monument aux morts du Canada.

«Aujourd’hui, nous remercions nos militaires, passés et présents, pour tout ce qu’ils ont fait pour assurer notre sécurité et celle des gens du monde entier», a déclaré M. Trudeau dans une déclaration à l’occasion du 101e anniversaire de l’Armistice de 1918.  

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L’équipe chinoise FPX remporte les Mondiaux de «League of Legends»

PARIS — Personne ne s’attendait à une telle claque… L’équipe chinoise FPX a écrasé les Européens de G2 (3-0) dimanche à Paris lors de la finale des Championnats du monde du jeu vidéo «League of Legends», l’un des événements les plus importants de l’année dans l’esport.

Les Chinois de FunPlus Phoenix (FPX) ont soulevé la « Summoner’s Cup », le nom du trophée remis au vainqueur, devant près de 20 000 spectateurs réunis dans la pénombre de Bercy.

Le jeu League of Legends, qui mélange des éléments de jeux de stratégie et de jeux de rôle, soulève les foules partout dans le monde, dans des salles de concert ou des stades toujours remplis à craquer, et revendique quelque 100 millions de joueurs actifs.

Son but est simple : deux équipes de cinq joueurs s’affrontent afin de détruire la base adverse, le tout en évoluant dans un univers fantastique fait de monstres, de dragons, de tourelles et de sbires. « Les personnages sont inspirants, c’est super plaisant », estime Laura, 23 ans, qui suit assidument les ligues européennes et sud-coréennes de League of Legends, parfois plusieurs heures par jour.

Après cette finale à sens unique, le titre de champion du monde reste donc en Chine, un an après le sacre de l’équipe Invictus Gaming.

«Caps» vs «Doinb»

«Je ne pensais pas que ce serait aussi sec », a reconnu auprès de l’AFP Fabien Culié, alias «Chips», qui a commenté la finale en direct pour OGaming TV. «Il y a un petit sentiment de frustration et d’inachevé, j’aurais aimé sentir une forme de suspense.»

Pour la première finale des «Worlds» organisée à Paris, la salle était pourtant largement acquise à la cause de G2, dernier représentant de l’Europe dans la compétition.

Et G2, qui espérait offrir au continent son premier titre depuis 2011, avait largement dominé la saison. L’équipe de l’Espagnol Carlos «Ocelote» Rodriguez avait notamment impressionné en éliminant en demi-finale les triples champions du monde SKT, qui comptent dans leur rang «Faker», considéré comme le plus grand joueur de tous les temps sur League of Legends.

«En général, c’est une équipe hyper plaisante à regarder. Ils ne sont pas statiques, ils sont combatifs», déclare Laura, fan de G2.

Dans les allées de Bercy, remplies de fans en cosplay, la pratique qui consiste à se déguiser en un personnage du jeu vidéo, pas évident de croiser un seul supporter de l’équipe chinoise.

Le soutien de la foule bruyante et colorée, les clappings géants, les chants et les olas, n’ont donc pas été suffisants pour Rasmus « Caps » Winther et ses coéquipiers, submergés par l’agressivité de Kim Tae-sang, aka « Doinb », et Gao « Tian » Tian-Liang, élu MVP du match.  

Tour Eiffel et Louis Vuitton

La finale des «Worlds» de League of Legends, « LoL » dans le jargon des gamers, est considérée comme le Graal des compétitions d’esport, c’est-à-dire les tournois compétitifs de jeux vidéo. Les champions du monde sont repartis avec plus de 800 000 dollars.

« Si vous venez pour l’argent et pour rien d’autre, ne venez pas ! », a toutefois lancé «Doinb» à destination des fans de jeux vidéo qui se rêveraient en gamers professionnels.

Depuis une dizaine d’années, le titre édité par le studio américain Riot Games fait figure de locomotive de l’esport, un secteur passé en quelques années d’un petit loisir de geeks à une industrie florissante. L’esport n’est plus une niche mais un phénomène « mainstream » global et LoL en est le champion.

Signe du prestige et de l’importance de l’événement, League of Legends s’était installé au premier étage de la Tour Eiffel pour sa conférence de presse de présentation. Et le trophée a été remis dans une malle de la marque de luxe Louis Vuitton, comme pour la Coupe du monde de football l’an dernier en Russie.

Pour cette finale, un écran géant avait été installé sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et l’audience en ligne de la finale devrait dépasser les 100 millions de spectateurs de l’an dernier.