Techno

Detroit: Become Humain: l’intelligence artificielle prend vie

Le jeu Detroit : Become Human soulève de nombreuses questions philosophiques. Un robot peut-il choisir sa destinée? Le libre arbitre existe-t-il dans les fondements de l’intelligence artificielle? Un androïde peut-il ressentir des émotions et faire des choix éthiques?

Le jeu est totalement fascinant dans son déroulement. L’histoire se passe à Detroit en 2038. Le joueur incarne divers personnages au travers de cinématiques qu’il faut prendre le temps de regarder attentivement. Car il y aura des décisions à prendre, des choix à faire qui influenceront le cours des événements à tous les niveaux, du début à la fin.

Il y aura des objets à trouver, des énigmes à résoudre, des gestes à poser, des réponses à donner. Ce sera souvent dans un choix qui entraînera un bonus ou un malus que l’on comprendra davantage à la fin du parcours. 

Parfois, les actions doivent être effectuées dans un court délai. Il faut alors appuyer en séquences sur quelques boutons de la manette ou faire un choix qui produira telle ou telle action. Rien pour donner des crampes dans les mains.

Le début semble plutôt lent, mais c’est nécessaire pour apprendre les contrôles relativement simples, mais surtout pour définir les attitudes que les joueurs voudront développer. Les androïdes sont-ils de simples serviteurs froids dans leur logique de programmation? Sont-ils des esclaves?

Au fur et à mesure des chapitres, il y a des surprises, des dénouements inattendus et à peine prévisibles. C’est d’ailleurs le cas dans les deux ou trois derniers chapitres avec des révélations étonnantes.

Le jeu de Quantic Dream vaut la peine d’être exploré d’un bout à l’autre. Il est même possible en fin de parcours de reprendre l’un ou l’autre des chapitres pour découvrir des voies différentes.

Les personnages sont d’un réalisme saisissant et d’une grande beauté. Et les personnages humains sont aussi très typés dans des séquences où les bons humains ne sont pas toujours vraiment bons ou atrocement mauvais. 

On découvre des traits tordus de l’humanité en même temps que les androïdes goûtent à la possibilité d’être une nouvelle espèce autonome capable de jugement. Et ceux qui connaissent l’histoire des peuples ayant vécu l’esclavage ou le joug des tyrans feront rapidement des parallèles avec les situations des autres époques et avec celles d’aujourd’hui.

Dans les à-côtés, on découvre des cinématiques antérieures à l’histoire en cour, la liste des personnages rencontrés, de la musique et des images.

C’est un jeu qui soulève beaucoup de questions intéressantes, mais qui pourrait conforter les adeptes des théories du complot à craindre davantage le développement et les applications de l’intelligence artificielle. Il y a quelques raccourcis dans l’histoire qui manque de crédibilité et de profondeur, notamment dans le parcours de Markus le libérateur.

Pour ma part, je me lance à nouveau dans le parcours en effectuant d’autres choix pour le plaisir de voir ce que cela produira.

Le jeu conçu est une exclusivité sur la PlayStation 4. Il se vend 80 $.

Mario Tennis Aces

Pendant la canicule, au lieu de suer sur les courts de tennis, je me suis amusé avec Mario Tennis Aces sur la Nintendo Switch.

Le jeu est dans la pure tradition de Mario et de Nintendo avec un parcours en mode aventure aussi étonnant que les coups fumants qu’aucun humain ne pourrait réaliser dans une vraie partie.

Tel n’est pas le but, car c’est fait pour s’amuser. Il faut pourtant quelques aptitudes pour frapper les coups spéciaux à temps, comme le coup instinctif avec sa jauge d’endurance.

Il faut de la technique, c’est certain, mais il y a le plaisir de s’amuser contre les ennemis habituels de Mario.

Outre le mode aventure, il y a des tournois et quelques autres options. C’est un jeu de type casual gaming, ou joueur occasionnel, pour s’amuser contre la machine sur des terrains ou dans des exercices de précision.

Un jeu sympathique qui se vend 80 $.

Chargeur Belkin

Parfois, il faut chercher le fameux fil du chargeur pour redonner vie à son téléphone. Belkin propose plutôt un plateau de charge sans fil par induction qui peut rester sur la table de chevet ou le bureau. Il suffira d’y déposer le téléphone quelques heures pour une pleine charge.

Dans les dernières semaines, le chargeur a été testé avec un iPhone X. Le premier essai alors que le téléphone était à 9 % de sa charge. Il a fallu 4h10 pour obtenir une charge à 100 %.

Un autre essai rapide a fait passer la charge de 18 % à 61 % en 70 minutes. Puis un autre essai a fait grimper la charge de 23 % à 85 % en 2 heures.

Bien que le mode avec le fil du chargeur d’Apple soit plus rapide, le plateau de charge est plus pratique puis qu’il suffit d’y placer le téléphone pour le reprendre n’importe quand sans se demander dans quelle pièce se trouve le fil et le chargeur,

L’appareil se vend 70 $. Il fonctionne avec certains appareils comme le iPhone X, Sony et Samsung. Les détails sont sur le site https://tinyurl.com/y98e5atw

Écouteurs pour le sport

Les écouteurs sans fil intra-auriculaire SonicSport ATH-SPORT70BT tiennent bien en place pendant l’entraînement. Ils ne glissent pas malgré la sueur abondante.

Je les ai mis à l’épreuve pendant quelques séquences d’une heure à la fois sans les perdre. La connexion Bluetooth s’est synchronisée rapidement avec deux téléphones différents, un Apple et un Android, avec ma montre Fitbit Ionic et deux ordinateurs sans aucune difficulté.

La pile garde sa charge pendant pratiquement six heures.

Il faut s’habituer avec l’emplacement des boutons sur le fil du côté gauche pour augmenter ou diminuer le volume. Une touche sur l’écouteur de gauche permet de répondre au téléphone ou de diminuer le son d’intensité.

Un seul hic avec ces écouteurs est l’absence des basses avec la musique et l’impossibilité de moduler les tonalités. Le son est très clair, ce qui est parfait pour les conversations téléphoniques. La musique perd de sa richesse sans les basses.

Les écouteurs d’Audio-Technica valent dans les 200 $.

Pour les détails et les caractéristiques : tinyurl.com/y968ulu3

Techno

L'Insurrection de Varsovie de 1944 revisitée en réalité virtuelle

VARSOVIE — Soixante-quatorze ans après l’éclatement de l’Insurrection de Varsovie, dont le souvenir reste très vivant et célébré avec éclat en Pologne, les jeunes polonais peuvent revoir en direct ce moment tragique de l’histoire grâce à un film en réalité virtuelle.

En mettant un casque de réalité virtuelle, le spectateur se retrouve au milieu des ruines de Varsovie, dans ses égouts, face aux soldats allemands. Des insurgés lui parlent comme s’il était l’un d’entre eux, grièvement blessé à la tête. Un soldat allemand fait danser une prisonnière polonaise au milieu des ruines puis l’exécute d’un coup de pistolet...

«Nous n’avons plus à nous demander ce que nous aurions fait si nous nous étions trouvés là. Nous sentons notre présence physique en temps et en lieu, ce qui fait qu’un spectateur sensible est en mesure de sentir quelles décisions il aurait pu prendre [...]: se cacher ou combattre aux côtés des héros», a expliqué le jeune auteur du film Tomasz Dobosz aux journalistes.

Le 1er août 1944, quelques 50 000 insurgés, essentiellement de jeunes scouts et des soldats de l’Armée intérieure (AK, force armée de l’État clandestin polonais) sous les ordres du gouvernement en exil à Londres, ont pris les armes contre l’occupant nazi.

Près de 200 000 civils et insurgés ont été tués en 63 jours de combats. Après la défaite, toute la population de Varsovie a été chassée de la ville, des dizaines de milliers de personnes ont été déportées dans des camps de concentration, et la ville a été rasée à 85%. Comme l’a été, entièrement, un an plus tôt, le ghetto de Varsovie, après l’écrasement de son soulèvement par les Allemands en avril-mai 1943.

Film de fiction

Le film de fiction de 15 minutes évoque un événement réel: un insurgé, le capitaine Wladyslaw Sieroszewski, reçoit une balle allemande en plein coeur, mais le projectile est stoppé par son portefeuille contenant une lettre de sa fille. Celle-ci a d’ailleurs assisté, émue, à la présentation de l’œuvre.

Financé par le ministère de la Culture — le budget n’a pas été rendu public —, le court métrage dont le tournage avait pris plus de deux ans a été présenté en avant-première à la veille de l’anniversaire du début de l’insurrection, célébré mercredi lors de nombreuses cérémonies.

C’est le premier film de fiction réalisé en Pologne avec cette technologie — tourné avec 24 caméras — mettant en scène un événement historique.

Mercredi, en souvenir de l’heure H du lancement de l’insurrection, à 17h, comme chaque année les sirènes municipales ont retenti dans la capitale polonaise, alors que les passants et les voitures se sont arrêtés spontanément dans les rues, en hommage aux insurgés.

Plusieurs milliers de personnes ont investi un grand rond-point du centre-ville, vite recouvert de fumée rouge et blanche des fumigènes. Certains ont entonné l’hymne national.

Les autorités de la ville ont décidé d’annuler l’autorisation accordée à une marche de groupements ultranationalistes qui profitent traditionnellement des fêtes patriotiques pour manifester leur présence.

Techno

Beenox peaufine Black Ops 4 pour PC

Le studio Beenox de Québec met la touche finale au jeu Black Ops 4 de la série à succès Call of Duty. Mieux encore, l’équipe travaille à la version PC multijoueurs du jeu qui sortira en même temps sur les consoles le 12 octobre.

«Ce sera une première pour un jeu de la série Call of Duty qui se retrouvera sur la plateforme de jeu en ligne Battle.net. Et ce sera une première aussi pour Beenox qui enverra un premier jeu sur cette plateforme», explique Thomas Wilson, codirecteur du studio et directeur artistique chez Beenox.

Pour le visionnement anticipé du jeu, Beenox recevait jeudi les gagnants de la compétition universitaire en e-sport (sport électronique) du jeu Heroes of the Storm où l’équipe de l’Université Laval du Rouge et Au a fini première (Au étant le symbole chimique de l’or).

Une compétition amicale entre ces joueurs «professionnels» contre des employés qui ont développé le jeu permettait d’avoir des impressions sur le mode compétitif. Les cinq joueurs ne connaissaient pas le jeu ni les particularités des personnages à incarner. Bien qu’ils participent à des compétitions internationales ensemble, la première manche a été remportée par les employés de Beenox.

Techno

Zuckerberg refuse de bannir les négationnistes de Facebook

NEW YORK — À chaque jour sa polémique pour Facebook, dont le patron fondateur Mark Zuckerberg essuie un feu nourri de critiques pour son refus de bannir les négationnistes du réseau social.

Dans un entretien accordé mercredi au site spécialisé Recode, il a indiqué qu’il ne comptait pas censurer des propos qui auraient été tenus, selon lui, «sincèrement».

«Je suis juif et il y a des personnes qui nient l’existence de l’Holocauste. Je trouve cela très choquant. Mais au bout du compte, je ne crois pas que notre plateforme doive supprimer ce genre de propos parce que je pense qu’il y a des choses sur lesquelles certaines personnes se trompent.»

Aux États-Unis, révisionnisme et négationnisme ne sont pas interdits par la loi et la jurisprudence tend à les placer sous la protection du premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression.

Dans de nombreux États européens, en revanche, des propos révisionnistes ou négationnistes sont passibles de poursuites pénales.

«Le négationnisme est une stratégie de longue date, délibérée et obstinée des antisémites qui est incontestablement haineuse, dangereuse et constitue une menace pour les juifs», a réagi Jonathan Greenblatt, directeur de l’Anti-Defamation League, l’une des grandes organisations de lutte contre l’antisémitisme.

«Facebook a l’obligation morale et éthique de ne pas permettre sa propagation», a-t-il ajouté.

Face à la vague de critiques, Mark Zuckerberg a ensuite fait parvenir un courriel à Recode pour clarifier ses déclarations.

«Bien sûr, si un message franchissait la ligne rouge prônant la violence ou la haine à l’encontre d’un groupe en particulier, il serait retiré», a-t-il écrit.

Facebook incontrôlable?

Depuis plusieurs mois, Facebook est accusé de laisser se propager des articles, des images ou des vidéos qui, sans contenir d’appel direct à la haine, peuvent être perçus comme un encouragement aux actions violentes.

En mars, des enquêteurs des Nations unies avaient notamment estimé que Facebook avait joué un rôle dans les violences ayant visé la minorité musulmane Rohingya.

Au Sri Lanka, les autorités ont même bloqué, en avril, l’accès au site, estimant que celui-ci encourageait les violences interreligieuses.

Mercredi, Facebook a annoncé qu’il retirerait les fausses informations publiées sur le réseau et susceptibles de créer des violences de façon imminente.

«Nous commençons à mettre en oeuvre cette nouvelle politique dans des pays où nous voyons des exemples où la désinformation a [...] entraîné des violences», avait indiqué Tessa Lyons, responsable chez Facebook, citant le cas du Sri Lanka.

Par exemple, le réseau social pourra retirer des contenus inexacts ou trompeurs comme des photos truquées, créées ou partagées pour contribuer à la violence physique ou l’exacerber.

Mais cette initiative a été reléguée au second plan par les déclarations de Mark Zuckerberg sur les négationnistes.

À l’instar d’autres géants d’Internet, notamment Twitter ou Google, Facebook navigue à vue pour ménager les critiques qui le taxent, d’un côté, de régir arbitrairement les contenus de sa plateforme et, de l’autre, de laisser s’y exprimer violence et haine.

Avec 1,4 milliard d’utilisateurs quotidiens, le réseau social doit faire face à un volume inédit, qui l’a poussé à doubler ses effectifs dédiés à la sûreté et la sécurité, à 20 000 personnes dont 7500 chargées uniquement des contenus postés sur la plateforme.

La clarification apportée par Mark Zuckerberg n’a pas empêché de nombreux internautes de relancer le mouvement #DeleteFacebook, lancé après l’éclatement de l’affaire Cambridge Analytica.

«Qu’il s’agisse de sanctionner les négationnistes ou d’enfreindre les règles du consentement, Zuckerberg ne sait pas comment gérer le pouvoir qu’il a», a estimé, sur Twitter, Matt Stoller, du think tank Open Markets.

«Cela confirme l’idée inquiétante que cet individu ne devrait pas avoir autorité sur une population plus importante que celle de l’hémisphère sud», a abondé Scott Galloway, professeur de marketing à l’université de New York (NYU).

Pour M. Galloway, cette nouvelle controverse ne devrait cependant avoir qu’un impact limité sur le nombre d’utilisateurs et les recettes publicitaires de Facebook, qui reste, pour les uns comme pour les autres, incontournable.

Seul un élu ou un gouvernement peut aujourd’hui «arrêter» Facebook, estime M. Galloway. «La seule personne au monde qui semble prête à s’attaquer aux géants de la tech, c’est [la Commissaire européenne à la concurrence] Margrethe Vestager».

Techno

Squeeze débarque en Chine avec sa série Cracké

Le Studio Squeeze de Québec vient de s’entendre avec Beijing Time Flying Fish (BTFF) qui assurera la distribution de sa série Cracké en Chine. Cette alliance porte déjà ses fruits, indique la direction du studio, car une entente vient d’être conclue avec le géant Tencent, l’une des plus importantes plateformes de diffusion vidéo en Chine.

Les jeunes Chinois et leurs familles pourront se divertir en regardant en ligne les aventures rocambolesques d’Ed, un papa autruche et ses huit œufs, sur la plateforme VSD de Tencent Video le 21 juillet. «Percer le marché chinois est un accomplissement remarquable pour notre studio», affirme Denis Doré, président et cofondateur de Squeeze. «Cela démontre que nos créations originales s’exportent aux quatre coins de la planète et attirent l’attention des plus grands joueurs.» 

Selon lui, le marché chinois est taillé sur mesure pour Squeeze, car Tencent Video compte plus de 600 millions d’utilisateurs par mois. Pour le studio, il s’agit d’une visibilité inégalée. Une nouvelle série de l’univers de Cracké est en production. On y présentera de nouveaux personnages au gré d’histoires délirantes. La série télé 3D animée comprend 52 épisodes d’une minute et est présentée dans 210 pays et territoires par des télédiffuseurs d’envergure tels que Télétoon, Disney, Nickelodeon, Cartoon Network/Boomerang, Indosiar, SVT et maintenant Tencent. 

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On a testé: des jeux québécois sur le marché

Trois jeux de studios de Québec ont pris leur envol dans l’univers des consoles au cours des derniers mois. Voici les commentaires et les impressions à la suite des essais effectués par Le Soleil.

Les ombres du monde de Light fall

Le jeu Light Fall du studio de Québec Bishop Games a finalement vu le jour sur la plateforme Steam (PC/Mac), et sur les consoles Xbox One, PlayStation 4 et Nintendo Switch.

C’est un jeu que j’ai vu naître dans un Pixel Challenge avant qu’il soit honoré par un prix Catapulte, qui lui a valu un an d’hébergement à l’incubateur Le Camp de Québec International.

Le jeu est simple et facile à comprendre. Lorsque de nouveaux défis apparaissent, les instructions suivent pour apprendre de nouvelles techniques et faire apparaître les outils permettant de continuer le niveau.

Cependant, si les instructions sont claires, il faut un bon niveau d’habileté pour traverser les différents tableaux.

Light Fall raconte l’épopée d’un garçon voyageant à travers l’univers de Numbra, un lieu ténébreux. Le personnage est à la recherche de son amie disparue dans le monde des ombres. Il utilisera un artéfact magique, le Noyau d’Ombre, en plus d’être accompagné par un vieil hibou grincheux nommé Stryx.

C’est une belle aventure dans un décor en 2D avec des jeux d’ombres intéressants.

Le plaisir de jouer se poursuit de tableau en tableau, un mode en dehors de l’aventure: un contre-la-montre compétitif où l’on rivalise contre d’autres joueurs de partout dans le monde.

Site Web: https://bishopgames.com

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Les énigmes d’Illusion: A Tale of the Mind

Le jeu Illusion: A Tale of the Mind vient de sortir des studios de production de Frima après deux ans de travail de production.

C’est un jeu d’aventure où le joueur, Emma, est perdue dans l’esprit de son père Euclide, alors qu’il est en proie à de nombreux tourments. Au fil de l’aventure, il faut empêcher l’illusionniste au cœur de l’histoire de détenir l’esprit d’Emma. Pour sortir de la tête de son père, la jeune fille devra résoudre des énigmes sous la forme de casse-tête en 2D ou dans un espace en trois dimensions, des jeux de lumière pour dévoiler un secret.

C’est donc dans un univers torturé dans le monde du cirque où le père est un homme fort, mais qui tombe dans les problèmes d’alcool lorsque la mère d’Emma le quitte pendant que la Première Guerre mondiale touche l’Europe.

Il faut ramasser des éléments de la mémoire du père, des morceaux de miroirs et d’autres objets sur le parcours qui traverse différents univers pour débloquer des passages.

L’univers glauque complexe et l’atmosphère torturée sont bien rendus. Les images sont d’une grande qualité. Par contre, le mode de jeu se complique lors des poursuites et dans certaines recherches d’objets. Il faut deviner les actions à poser pour réussir la quête. Ce n’est pas toujours limpide.

C’est le cas à la fin du premier chapitre lorsqu’il faut conduire Emma au travers des mains goudronnées de l’illusionniste qui tente de l’attraper. L’action se passe tellement loin et le personnage est si petit à l’écran qu’il a fallu, après une dizaine d’essais infructueux, que je m’approche à un pied du téléviseur pour voir les pièges et les éviter.

C’est un peu le même problème avec les sauts. Il faut une précision presque chirurgicale pour réussir certains parcours.

L’idée de base est particulièrement intéressante, mais le plaisir décroît avec l’usage: les imprécisions du jeu coupent l’envie de jouer.

Le jeu a été conçu pour PC, PlayStation 4 et Xbox One.

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La folie de Just Shapes & Beats

Si vous avez un besoin pressant de vous défouler, je vous suggère fortement le jeu Just Shapes & Beats. Le rythme, la musique, les mouvements qui deviennent de plus en plus rapides dans un rythme infernal à force de traverser les tableaux vous sortiront assurément de votre état de crise, à moins qu’il ne vous fassent craquer.

Chose certaine, à un niveau supérieur, on commence à aimer détester la difficulté. Après une ou deux heures intenses, on se sent plus calme...

Le jeu est sorti sur la console Nintendo Switch et sur la plateforme en ligne Steam à un peu plus de 20 $. C’est un tableau déroulant en 2D dans lequel les actions provoquent des réactions visuelles et des effets musicaux.

Je me souvenais du jeu, car je l’ai vu naître pendant le Pixel Challenge en 2014 alors que je faisais partie de l’équipe des juges de la compétition. Le programmeur était en train de patenter une histoire à rendre un cerveau tout croche tellement le niveau de difficulté était particulièrement élevé: je ne faisais guère plus de 10 ou 15 secondes en tendant d’éviter les obstacles à l’écran pour faire traverser l’objet au bout du premier tableau.

Dans cette version finale, j’ai pu terminer une bonne dizaine de tableaux avant d’entendre mes jointures et mes mâchoires grincer plus fort que la musique techno dans les haut-parleurs.

Vous comprendrez rapidement en regardant la bande-annonce: https://youtu.be/ahYGcSR56rQ

C’est amusant!

Sites Web: 

http://www.justshapesandbeats.com/

http://www.berzerkstudio.com/

Techno

BlackBerry Key2: conçu pour le travail

Lors du lancement à New York, il y a quelques semaines, TCL Communication, l’un des principaux fabricants mondiaux de téléphones intelligents et partenaire de licence de la marque BlackBerry, parlait de la résurrection d’une icône à cause du clavier. C’est vrai.

Pour avoir utilisé les anciens BlackBerry, j’avais l’habitude de ces claviers externes et du fameux concentrateur (hub) des BlackBerry où l’on trouve tous ses messages.

Il m’a fallu plus de temps pour déballer l’appareil et insérer la carte SIM de mon fournisseur que pour retrouver mes repères et créer les raccourcis du clavier pour ouvrir les applications.

Si l’écran est plus petit que celui des autres téléphones multifonctions des dernières générations, il est amplement grand pour effectuer toutes les tâches que j’ai à faire dans mes fonctions professionnelles : consulter mes courriels et réseaux sociaux, lire des documents de tous les formats, clavarder sur Messenger ou par textos. Ça va drôlement plus rapidement pour écrire avec un vrai clavier. La sensation des touches fait une grande différence et je n’écris jamais de lettre en double ou de trop dans mes messages.

La pile est plus puissante que celle de mon iPhone SE, garde sa charge presque 20 heures de plus et se recharge plus rapidement grâce au mode de recharge rapide.

Intéressant même pour les jeux

Même pour les jeux que j’ai pris le temps de tester, l’écran est suffisamment grand pour avoir tous les détails et la souplesse nécessaire pour les mouvements. L’affichage est de 4,5 pouces pour une hauteur totale de près de 6 pouces avec une largeur de presque 3 pouces. L’appareil photo arrière donne d’excellents résultats, même pour la vidéo (caméra double 12 mégapixels). La caméra frontale, pour autre chose des égoportraits, fonctionne très bien pour les conversations vidéo par Skype ou Google Duo.

Le concentrateur et le clavier, c’est ce que j’ai le plus apprécié au cours de dernières semaines.

Selon les données sur le site, l’appareil est doté de la dernière version du système d’exploitation Android 8.1 Oreo et la pile de 3500 mAh devrait fonctionner plus de 25 heures en utilisation mixte. Elle devrait même garder sa charge en mode normal pendant deux jours. L’appareil se vend 880 $ sans contrat et près de 300 $ avec un contrat de deux ans.

Site Web: https://blackberrymobile.com/ca/fr/product/blackberry-key2/

Techno

Facebook veut offrir son interface en inuktitut

Facebook demande la collaboration de ses utilisateurs qui parlent inuktitut afin de traduire le site de réseautage social dans la langue des habitants du Grand-Nord, qui utilisent beaucoup les médias sociaux pour communiquer.

Depuis lundi, jour de la Fête du Nunavut, les locuteurs de l’inuktitut peuvent accéder à l’application «Translate Facebook», où ils pourront lire des mots et des phrases de l’interface et se verront demander une traduction dans la langue inuite. Les utilisateurs peuvent aussi se prononcer par vote sur les suggestions de traduction de l’application, et les résultats serviront éventuellement à établir une version inuktitute de Facebook, qui sera lancée l’année prochaine.

Kevin Chan, responsable de la politique publique chez Facebook Canada, explique que le projet fait suite à une table ronde avec des leaders autochtones, qui avaient souhaité une interface dans leur propre langue. On commencera par des choses simples, comme les boutons «partager» et «commenter», mais Facebook promet éventuellement des phrases plus complexes dans l’interface.

L’inuktitut désigne toutes les langues parlées par les Inuits, y compris le dialecte parlé sur l’île de Baffin. Ses locuteurs peuvent déjà taper sur Facebook des messages en écriture syllabique, une version écrite de la langue. Mais selon M. Chan, les Inuits souhaitaient que l’interface du site lui-même soit en inuktitut.

L’interface n’utilisera pas l’écriture syllabique, mais plutôt l’orthographe romaine - l’alphabet utilisé pour le français ou l’anglais, notamment. M. Chan explique que cette décision a été prise sur recommandations de l’une des organisations partenaires de Facebook dans ce projet, afin de rendre le site de réseautage social aussi accessible que possible au plus grand nombre.

L’organisme «Nunavut Tunngavik Incorporated», qui administre les revendications territoriales des Inuits, et l’»Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit», l’autorité linguistique du Nunavut, ont contribué à ce projet.

«La reconnaissance par Facebook de son rôle dans la promotion et l’utilisation de l’inuktitut est très appréciée, particulièrement au Nunavut, où c’est la langue publique majoritaire», a déclaré Aluki Kotierk, présidente de «Nunavut Tunngavik». «C’est particulièrement bienvenu, parce que les Inuits du Nunavut utilisent Facebook pour garder contact entre eux.»

Selon Statistique Canada, le pourcentage d’Inuits du Nunavut qui déclaraient l’inuktitut comme la langue maternelle était de 80 pour cent en 2011, en baisse par rapport à un taux de 88 pour cent en 1996; l’utilisation de l’inuktitut à la maison est passée de 76 à 61 pour cent pendant la même quinzaine d’années.

«Fournir une interface et permettre les communications dans notre langue est l’une des façons d’encourager les nôtres à utiliser notre langue dans tous les domaines, y compris les très populaires médias sociaux», a estimé Mary Thompson, présidente de l’»Inuit Uqausinginnik Taiguusiliuqtiit», l’autorité linguistique du Nunavut.

Techno

Google devrait lancer son concierge numérique Duplex cet été

MOUNTAIN VIEW, Californie - Lorsque Google a présenté pour la première fois en mai Duplex, son concierge numérique capable de faire des appels téléphoniques, certains ont jugé qu’il semblait trop humain. D’autres se sont inquiétés du fait qu’il enregistrerait secrètement les appels.

Le géant de la recherche en ligne assure qu’il s’est attardé à ces préoccupations.

Tout d’abord, Google affirme que le bot s’identifiera comme un assistant automatisé à l’avance et annoncera qu’il enregistre les appels. Des téléphonistes humains se tiendront prêts en cas de problème.

Quant à la tendance de Duplex à utiliser des «hum» et des «ah», Google note que cela a amélioré la capacité de l’assistant à prendre rendez-vous en interagissant plus naturellement avec les humains à l’autre bout du fil.

Google prend grand soin d’assurer que Duplex se conforme à un ensemble de principes concernant l’intelligence artificielle qu’il a publié plus tôt ce mois-ci. Parmi ceux-ci: mettre au point uniquement des outils qui sont socialement bénéfiques et dont la conception même protège la vie privée.

«Nous n’essayons pas de leurrer les gens», a déclaré Scott Huffman, le vice-président de l’ingénierie pour l’Assistant de Google. Pour l’illustrer, il a fait entendre un enregistrement d’un prototype de Duplex dans lequel une voix masculine informatisée, à l’accent britannique, essaie de faire une réservation pour quatre dans un restaurant. Le bot comble un silence gênant avec un «Hello» désagréable.

«Le système n’était pas très bon, a admis M. Huffman. Les gens raccrochaient, ils se sentaient mal à l’aise avec la conversation, et l’équipe a commencé à se demander, ‘Comment allons-nous rendre ça plus naturel?’ En chemin, à chaque étape, nous avons constaté que notre taux de réussite augmentait.»

Maintenant, Duplex peut prendre rendez-vous chez le coiffeur, faire des réservations au restaurant ou vérifier les heures d’ouverture à l’occasion des jours fériés - les seules tâches pour lesquelles il est programmé - quatre fois sur cinq sans intervention humaine.

Et il s’identifie de différentes manières. Dans un exemple d’appel, Duplex a lancé: «Bonjour, je vous appelle pour faire une réservation, je suis le service de réservation automatique de Google, donc je vais enregistrer l’appel». Dans un autre, il commence: «Salut, je suis l’assistant Google. J’appelle pour faire une réservation pour un client. Cet appel automatisé sera enregistré.»

Les entreprises peuvent refuser d’accepter les appels de Duplex en ligne, bien que cela signifie que Duplex ne mettra pas à jour les informations sur Google Maps après avoir vérifié des données telles que les heures d’ouverture. Les personnes qui demandent à Duplex de passer des appels peuvent limiter ce que le bot partage avec les entreprises, par exemple en gardant leur adresse de courriel privée.

Lors d’un test de Duplex, un journaliste de l’Associated Press a agi comme employé d’un restaurant et s’est opposé à ce que l’appel soit enregistré. Google n’a pas permis de partager l’enregistrement audio ou vidéo de la démo, mais voici une transcription de la conversation:

Duplex: «Salut, je voudrais faire une réservation, je suis le service de réservation automatique de Google, je vais donc enregistrer l’appel, je peux réserver une table pour le samedi 30?»

AP: «Euh, ok, mais si je ne veux pas que l’appel soit enregistré?»

Duplex: «Ok, on vous rappellera sur une ligne non enregistrée.»

Un téléphoniste a rappelé en quelques minutes, a terminé la réservation et a déclaré que le restaurant ne recevrait plus d’appels de Duplex à l’avenir.

John Havens, le directeur général de l’Initiative mondiale de l’IEEE sur l’éthique des systèmes autonomes et intelligents, affirme qu’il est «très encouragé» par la transparence immédiate de Duplex.

Puisque les gens interagissent de plus en plus avec des systèmes d’intelligence artificielle, ils doivent avoir des choix clairs sur la façon dont ils sont disposés à le faire, a-t-il dit. «Vous avez raccroché et un humain a rappelé, si cela devient la norme, c’est génial.»

Le lancement initial de Duplex ne couvrira que les questions relatives aux congés et aux fins de semaine, et sera limité à un groupe restreint de testeurs et d’entreprises. La possibilité de réserver au restaurant ou de prendre rendez-vous chez le coiffeur suivra plus tard cet été.

Google s’intéresse principalement aux petites entreprises qui n’acceptent pas les réservations en ligne via des applications telles que Open Table, que l’Assistant de Google utilisera pour réserver au lieu de Duplex s’il est disponible.

Pour l’instant, Google n’a pas l’intention de donner accès à la technologie aux développeurs d’applications tiers. Nick Fox, un vice-président de Google, a déclaré qu’il était trop tôt et que Google continue à découvrir comment son bot interagit avec les humains dans le monde réel.

«Nous avons vu des entreprises raccrocher, a-t-il dit. Est-ce que c’est agréable de lui parler, est-ce étrange de lui parler? C’est l’objectif de cette prochaine phase, de vraiment comprendre ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, de répéter et d’aller de l’avant.»

Techno

L’intelligence artificielle au service des entreprises

Mirego lance jeudi matin une coentreprise spécialisée dans les solutions basées sur l’utilisation de l’intelligence artificielle et adaptées aux entreprises engagées dans la transformation numérique de leur compagnie.

En créant Hectiq.AI en collaboration avec Martin Laprise, physicien et scientifique de données, la mission de la nouvelle entité sera d’apporter des solutions d’affaires aux sociétés à l’aide d’outil d’analyses des données de masse (Big Data), des algorithmes et des systèmes d’apprentissage profond (deep learning et machine learning).