Affaires

Le CRTC confirme l’existence de pratiques douteuses des groupes de télécoms

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a confirmé mercredi ce qui était largement allégué depuis des années : l’industrie canadienne des télécommunications a recours à des pratiques de vente inacceptables qui induisent les consommateurs en erreur et nuisent aux personnes les plus vulnérables du public.

Selon le rapport de l’organisme de réglementation, les pratiques douteuses existent dans tous les types de circuits de vente, y compris dans les magasins, en ligne, par téléphone et par porte-à-porte.

«De nombreux Canadiens ont affirmé avoir subi des pratiques de vente trompeuses ou agressives de la part de fournisseurs de services, dont plusieurs d’entre eux indiquant que ces cas sont survenus récemment», a indiqué le rapport.

Le document précise que les membres les plus vulnérables du public sont les personnes âgées, les personnes handicapées et les Canadiens dont la langue maternelle n’est ni l’anglais ni le français.

Le CRTC a produit son rapport après avoir procédé à cinq journées d’audiences publiques en octobre et des mois de collecte de renseignements, incluant plus de 1000 commentaires de la part des Canadiens.

L’enquête a porté sur les pratiques de vente de 12 fournisseurs canadiens de services sans fil et internet, et une grande partie de l’attention s’est tournée vers Bell Canada, la plus grande entreprise de télécommunications du pays.

Bell a affirmé à maintes reprises dans ses documents et témoignages qu’elle s’appuyait sur un code de conduite strict pour ses employés et sous-traitants, ajoutant que son bilan était relativement bon, mais qu’il pourrait être amélioré.

Les autres entreprises inscrites à la Bourse et visées par l’enquête étaient Rogers Communications, Telus Communications, Vidéotron, Cogeco Communications et Shaw Communications.

Le rapport de 43 pages n’indique pas quelles entreprises ont les pires dossiers.

Mise en place de mesures

Le CRTC a maintenant l’intention de mettre en place des mesures visant à s’attaquer aux problèmes identifiés par l’entremise de son enquête, mais a précisé que la plupart de celles-ci nécessiteraient des instances publiques de suivi additionnelles.

Parmi les actions les plus probables se trouve un programme de «client mystère», avec lequel le CRTC prévoit cibler périodiquement des circuits ou des emplacements de vente précis partout au Canada.

«Le CRTC entend publier les résultats du programme client mystère pour donner aux consommateurs d’autres renseignements les aidant à prendre des décisions à propos des services de communication», a précisé le rapport.

L’organisme envisage en outre de créer de nouveaux outils pour les consommateurs, par exemple une liste de contrôle qui indique quelles règles s’appliquent et quelles organisations sont les mieux adaptées pour traiter les plaintes.

«Ces outils fourniraient une feuille de route des droits et recours aux Canadiens qui croient avoir subi des pratiques de vente au détail trompeuses ou agressives de la part de fournisseurs de services.»

Toutefois, certains observateurs s’inquiètent de la rapidité avec laquelle le CRTC donnera suite à ses intentions, compte tenu de la complexité des problèmes identifiés par l’enquête et des autres responsabilités de la commission.

Par exemple, le CRTC a entamé l’année dernière, après l’enquête, un processus visant à créer un nouveau code de conduite obligatoire pour les fournisseurs de services internet, qui utilisent parfois des équipes de vente par porte-à-porte pour lancer de nouveaux produits.

Les fournisseurs de services pourraient être amenés à fournir des devis avant la vente ou d’autres mesures permettant aux clients potentiels de prendre des décisions plus éclairées, mais les acteurs du secteur ont averti que de telles mesures pourraient entraver la concurrence.

Le travail de la commission pourrait également être compliqué par l’examen en cours des lois fédérales sur les télécommunications et la radiodiffusion par le gouvernement Trudeau, qui ne sera achevé qu’après les élections fédérales d’octobre.

Techno

Samsung frappe fort avec un téléphone intelligent à écran pliable

SAN FRANCISCO — Le groupe sud-coréen Samsung a frappé fort mercredi en étant le premier fabricant majeur à lancer un téléphone intelligent à écran pliable, appelé Galaxy Fold, une innovation très attendue, 12 ans après l’iPhone.

L’appareil sera disponible à compter du 26 avril, à partir de 1980 dollars.

Plié, c’est un téléphone intelligent de 4,6 pouces (11,7 cm) «qui tient dans la main», mais «qui s’ouvre» avec un écran pliable «qui le transforme en tablette de 7,3 pouces» (18,5 cm), a expliqué Justin Denison, un des responsables du leader mondial du marché, lors d’une présentation à San Francisco.

Samsung est le premier fabricant majeur à lancer commercialement un tel modèle avec écran pliable.

Ce nouveau téléphone tombe en plein ralentissement des ventes de téléphones intelligents. Le secteur, qui a vu ses ventes baisser pour la première fois en 2018, attend de pied ferme des nouveautés pour relancer la demande.

Le modèle de Samsung était d’autant plus attendu que le groupe avait présenté un mystérieux prototype d’écran à l’automne dernier, sans donner ni détails, ni prix, ni date de sortie.

«Le Galaxy Fold est une révolution, pas seulement parce qu’il répond aux sceptiques qui disent que tout ce qui est possible a été fait et que l’ère de l’innovation du téléphone intelligent est terminée, dans un marché saturé. Nous sommes là pour dire qu’ils ont tort», a lancé DJ Koh, patron de la division mobile chez Samsung.

Le groupe a précisé avoir travaillé avec Google, qui fabrique le système d’exploitation (OS) Android faisant tourner les mobiles Samsung, pour optimiser OS et applications sur ce nouvel appareil.

À l’occasion des 10 ans de sa gamme Galaxy, le numéro un mondial du secteur n’a pas lésiné sur les moyens, avec un spectacle organisé dans une grande salle de concert (8500 personnes) à San Francisco.

Il a aussi présenté le dernier né de la gamme Galaxy S, le S10.

Marché ralenti 

Ce téléphone intelligent à écran pliable va atterrir sur un marché mondial ralenti à mesure que les téléphones intelligents sont largement adoptés et que les consommateurs retardent la mise à niveau des modèles qu’ils possèdent déjà.

Selon les analystes, l’argument en faveur d’un téléphone qui peut s’ouvrir pour fournir un écran plus grand est simple : les acheteurs commencent à manifester une préférence pour des équipements moins légers, utiles pour regarder des vidéos, jouer à des jeux, travailler...

Il existe déjà sur le marché au moins un modèle de téléphone intelligent avec un écran pliable, présenté au dernier salon Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas par une discrète jeune pousse chinoise, Royole.

Les écrans enroulables ou pliables sont attendus comme l’une des grandes innovations de l’année 2019, susceptibles, avec la 5G, de relancer le marché mondial du téléphone intelligent.

Techno

Roblox, la maternelle des jeux vidéo

PARIS - À la fois jeu vidéo multijoueur et boîte à outils pour les codeurs en herbe, Roblox et ses personnages au look de jouets en plastique veulent conquérir davantage les jeunes Européens et Asiatiques, au-delà des 80 millions d’utilisateurs déjà recensés dans le monde.

Aujourd’hui principalement américains, les enfants et adolescents amateurs de Roblox se retrouvent sur l’application mobile après l’école, pour participer à des courses semées d’embûches, s’échapper d’une prison, plonger à la recherche de trésors enfouis ou construire leur propre parc d’aventures.

Les scénarios ne présentent pas de grande nouveauté et l’esthétique simpliste ne peut rivaliser avec les oeuvres qui sortent aujourd’hui des studios. Mais ces jeux en 3D sont conçus par et pour leurs jeunes utilisateurs, au sein d’un univers qui leur fournit les outils pour coder.

«Ce n’est pas un jeu, c’est une plateforme pour créer et jouer», explique à l’AFP Chris Misner, président de Roblox International.

Roblox divulgue peu de chiffres, mais revendique 80 millions de joueurs (actifs par mois), dans plus de 30 pays. La majorité ont entre 9 et 12 ans, tandis que les créateurs en ont généralement plus de 16.

M. Misner précise que Roblox ne dépense quasiment pas d’argent en publicité ; le bouche-à-oreille a suffi à en faire la plateforme de divertissement la plus populaire auprès des 6-12 ans, d’après une estimation de Comscore.

«Nous avons des flux de trésorerie positifs», assure le président.

«Fabriquer des maisons»

«Ce n’est pas le premier ‘’méta jeu’’, avec un univers qui permet aux joueurs de créer, mais c’est sans doute la première fois que ça marche aussi bien», note Laurent Michaud, directeur d’études pour le centre de réflexion Idate.

Roblox tire ses revenus des dépenses des utilisateurs. L’application et la plupart des jeux sont gratuits, mais il faut acheter des «Robux», la monnaie virtuelle, pour personnaliser son avatar ou acquérir des éléments pour progresser dans une aventure.

Les meilleurs développeurs peuvent aussi gagner de l’argent. Alex Balfanz, jeune Américain de 19 ans, a créé plusieurs jeux avant de connaître un succès fulgurant avec «Jailbreak» («Évasion»), lancé en avril 2017, d’après le site américain Business Insider. En moins d’un an, il a récolté plus d’un million de dollars.

Mais la majorité des 56 millions de jeux disponibles ne suscite pas un tel engouement.

«L’année dernière je jouais à ‘’Blocks bird’’ avec des amis. Il faut avoir un métier, tu peux fabriquer des maisons et aller dans la maison de tes amis pour faire une fête», raconte Edouard Chatelain-Moor, un habitant de Washington de 11 ans. «Maintenant je joue rarement. Il y a beaucoup de jeux très bien, mais au bout d’un moment on se lasse un peu, parce que les mises à jour sont rares.»

Lancé en 2006 sur PC, Roblox a décollé dix ans plus tard. La plateforme est aujourd’hui disponible sur la plupart des supports, des consoles aux casques de réalité virtuelle, et elle organise des colonies thématiques pour apprendre aux enfants à coder des jeux.

Sécurité

Quelque 700 modérateurs surveillent la plateforme, ce qui n’empêche pas les incidents. En juin 2018, une petite fille américaine de 7 ans a ainsi montré à sa maman la tablette où son avatar était en train d’être agressé par deux autres avatars masculins. Une scène que la mère, Amber Petersen, a décrite comme un «viol en réunion».

«Nous étions bouleversés que quelqu’un ait enfreint le code de conduite de cette façon», réagit M. Misner. «C’était un incident très spécifique. Nous avons pu le maîtriser rapidement et mettre en place des protections.»

L’incident n’a pas abîmé l’image du groupe: il y a 5 mois, le bac à sable des jeux vidéo a levé 150 millions de dollars, une somme qui a porté sa valeur totale à plus de 2,5 milliards, d’après le magazine spécialisé TechCrunch.

Disponible en anglais dans des dizaines de pays, Roblox existe depuis l’année dernière en espagnol. La société propose aussi certaines fonctions support en français, allemand et portugais (brésilien), et, depuis janvier, en coréen et mandarin.

Techno

Le temps d’un Web accessible à tous les utilisateurs est arrivé

L’agence de création Web iXmédia souhaite sensibiliser les entreprises et les organisations publiques à l’importance de rendre les sites Internet accessibles pour tous les utilisateurs, notamment ceux avec un handicap ou une incapacité temporaire comme un bras cassé.

La direction d’iXmédia indique au Soleil qu’actuellement, environ 50 % de ses clients exigent comme critère lors de la signature de contrat que leur site et leur application mobile répondent aux attentes des clientèles ayant des besoins particuliers.

«Alors qu’un restaurateur peut investir des dizaines de milliers de dollars pour avoir un ascenseur, des rampes et des toilettes adaptées, il est souvent difficile pour ce même client d’accéder au site Web pour procéder à une simple réservation», déplore Nadine Tremblay, spécialiste en accessibilité chez iXmédia. 

Elle donne également comme exemple le fait que la couleur, les contrastes et la grosseur des caractères sur le Web peuvent influencer certaines personnes. «On le sait, dans notre population, il y a beaucoup de daltoniens», dit-elle. «Il faut arrêter de discriminer une partie de la population. Ils ont les mêmes droits d’accès à l’information», poursuit-elle.

Afin de mieux informer les entrepreneurs de la région de Québec sur les pratiques à adopter, l’agence installée dans le quartier Saint-Roch lancera le 20 mars prochain sa campagne de sensibilisation baptisée Web pour tous. iXmédia prévoit tenir une série de rencontres, de conférences et de consultations avec des dirigeants d’entreprise pour les accompagner afin qu’ils appliquent les bonnes recettes en matière d’accessibilité. 

Selon le président d’iXmédia, Carl-Frédéric De Celles, Québec est sur la bonne voie, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour créer des outils plus dynamiques. Il stipule que si l’aspect de l’accessibilité est évoqué rapidement lors de la création d’un site, la facture ne sera pas beaucoup plus dispendieuse pour l’entreprise.

«Aujourd’hui, presque tout passe par le Web. Avec le temps, c’est devenu un outil très technique. Les grands joueurs sont obligés de respecter certaines normes, mais visiblement, ils ne le font pas beaucoup», souligne M. De Celles. «Il y a parfois des frustrations lorsqu’on tente de faire des choses en ligne. L’objectif est de rendre la vie plus facile à tout le monde et iXmédia s’est entourée d’une expertise de pointe dans ce domaine.», poursuit-il.  

Mardi, à partir d’une étude réalisée par le Laboratoire de promotion d’accessibilité du Web, Radio-Canada avançait que seulement 33 % des sites gouvernementaux étaient actuellement facilement accessibles aux personnes ayant une déficience visuelle. Et pour l’ensemble des sites publics et privés, seulement 17,8 % avaient jusqu’à présent adopté des pratiques convenables en matière d’accessibilité.  

Techno

L’affaire Bezos expose la vulnérabilité des milliardaires aux pirates informatiques

NEW YORK — Même l’homme le plus riche du monde n’a pas pu empêcher le piratage d’un égoportrait intime. La révélation par Jeff Bezos, pdg d’Amazon, qu’un tabloïd s’est procuré illicitement sa photo dénudée montre que les milliardaires ne sont pas hors d’atteinte d’intrusions informatiques.

«Personne n’est hors de portée de l’exploitation en ligne», assène Mark Johnson, patron de la société de sécurité informatique Sovereign Intelligence.

Pour cet expert, les milliardaires et grands patrons sont particulièrement vulnérables parce que leurs informations personnelles constituent une mine d’or pour les criminels, les agences de renseignements et les concurrents. Ces différents acteurs parient, selon lui, que les données volées vont leur donner une meilleure compréhension des innovations et des stratégies des personnes ou organisations piratées.

«Obtenir leurs informations personnelles est comme obtenir les clés du royaume», développe M. Johnson.

«Si le [tabloïd] National Enquirer a des photos du pénis de Jeff Bezos, ne me dites pas que la Chine n’a pas l’IP d’Amazon et sa stratégie», écrit sur son compte Twitter Ian Bremmer, fondateur de la firme de consultation sur le risque politique Eurasia Group.

Hausse des appels

Depuis les révélations de M. Bezos, dont la fortune est estimée à plus de 130 milliards $, les experts en sécurité informatique interrogés par l’AFP affirment avoir constaté une augmentation des appels de grosses fortunes leur demandant de vérifier que leurs systèmes informatiques et appareils n’ont pas été piratés.

«Les menaces actuelles ne visent pas nécessairement à percer les murs du château, car elles sont déjà à l’intérieur, notamment dans les appareils personnels et l’expérience a montré que ça prend huit mois avant qu’une intrusion ne soit détectée», dit Kris Coleman, fondateur de Red Five Security.

À l’ère du tout-connecté, une grande partie de la sécurité des grosses fortunes s’est déplacée des gardes du corps et alarmes de sécurité ultra sophistiquées vers la gestion des risques pour protéger leurs biens, leur image et leur «héritage» parce que de plus en plus des informations personnelles sont stockées en ligne — numéros de sécurité sociale, données bancaires, bilan de santé, numéro de permis de conduire, adresses personnelles, etc.

Les grosses fortunes disposent le plus souvent d’un service de sécurité informatique et font appel également à des sociétés extérieures pour une évaluation régulière de leur dispositif, car un grand nombre d’attaques informatiques sont détectées par des tiers, selon les observateurs.

Mark Zuckerberg, le pdg de Facebook, a dépensé 7,3 millions $ dans sa sécurité en 2017, contre 4,2 millions $ en 2015, une somme astronomique que le réseau social a jugé normale en raison de «son rang et de son importance». En juillet dernier, Facebook a indiqué qu’il lui donnerait 10 millions $ de plus par an pour renforcer son dispositif sécuritaire.

«La protection contre un complot de l’intérieur, notamment de personnes de confiance, ou contre une agence de renseignements qui essaie d’attaquer de l’extérieur demande un gros investissement, beaucoup d’expérience et de la vigilance», estime Kris Coleman, qui ne souhaite pas partager les mesures de sécurité prises pour ses clients.

Entourage

Pour Mark Johnson, ancien officier au service d’enquêtes de la Marine américaine, «aucune donnée personnelle n’est vraiment bien protégée», notamment parce que les informations des grosses fortunes sont souvent centralisées via des family office (sociétés de gestion de patrimoine), qui manquent parfois des outils technologiques sophistiqués comme le cryptage.

Le site d’informations américain Splinter a publié lundi des courriels racistes du milliardaire Joe Ricketts, le fondateur du courtier TD Ameritrade Holding Corp, sans dire comment il les a obtenus.

Dans ces échanges, dont certains remontent à 2009, M. Ricketts fait part de son islamophobie et se présente en adepte des théories du complot. Il s’est depuis excusé.

En août 2015, une cyber-attaque contre le site de rencontres extra-conjugales Ashley-Madison a révélé que le milliardaire américain Dan Loeb y détenait un compte, une intrusion dont se serait bien passé ce financier, bête noire de patrons d’entreprises aussi bien aux États-Unis (Sotheby’s) qu’en Europe (Nestlé).

Jeff Bezos n’a pas indiqué comment le National Enquirer a obtenu sa photo, mais les experts font valoir que le procédé le plus courant est l’usurpation de l’identité d’un membre de l’entourage.

«L’adversaire envoie souvent un message à la cible lui demandant de cliquer sur un lien inserré dans le corps du message», raconte Kris Coleman.

Techno

Facebook: nouvelle polémique, Apple se fâche

Facebook a reconnu mercredi avoir payé des usagers, y compris de jeunes adolescents, afin de disséquer leurs habitudes sur leur téléphone intelligent tout en assurant l’avoir fait en toute transparence, une révélation qui a suscité le courroux d’Apple.

Le réseau social répondait à des informations du site américain spécialisé dans les technologies TechCrunch, selon lequel il était virtuellement impossible pour les volontaires — de 13 à 35 ans, payés 20 $ par mois — de savoir précisément ce à quoi ils s’exposaient en acceptant de participer.

Facebook ne nie pas l’existence de ce programme de collecte contre rémunération, mais insiste sur le fait que les usagers ayant accepté d’y participer l’ont fait en parfaite connaissance de cause. «Moins de 5 % des gens qui ont accepté de participer à ce programme d’étude de marché étaient des adolescents», a aussi souligné le groupe, rappelant que le programme était explicitement appelé Facebook Research App.

«Tous avaient l’autorisation écrite de leurs parents», a souligné un porte-parole du réseau social dans un bref communiqué.

Apple a vivement réagi à ces informations, estimant que Facebook avait «clairement enfreint» ses accords d’utilisation des applications de recherche, censées rester internes aux entreprises. La marque à la pomme a dans la foulée bloqué la possibilité pour les employés de Facebook de tester des «apps» sur leur iPhone, en annulant un certificat électronique d’autorisation.

Apple a également annoncé avoir suspendu l’app sur ses appareils mobiles.

Mais selon le site Business Insider, cela vient aussi bloquer sur les iPhone d’autres applications qui sont utilisées quotidiennement par les employés de Facebook et qui leur permettent de communiquer entre eux ou de réserver leurs places dans les navettes de l’entreprise.  

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Techno

L’iPhone ne paie plus

SAN FRANCISCO — Apple a confirmé mardi que ses ventes de fin d’année avaient été décevantes avec un chiffre d’affaires en repli et un bénéfice net à la peine, plombés par l’iPhone et la Chine, mais a su néanmoins rassurer les investisseurs.

Malgré les résultats, le titre avançait de presque 6 % en Bourse dans les échanges électroniques vers 17h30.

Bien qu’Apple enregistre là pour la première fois depuis des années des résultats en repli et confirme le fait que l’iPhone, dont il est très dépendant financièrement, est en perte de vitesse, le groupe a montré qu’il avait d’autres relais de croissance dans les autres appareils (iPad, Mac, montres connectées) mais surtout dans les services (streaming, cloud, paiement), qu’il tente de présenter comme un moteur de croissance.

«Même s’il est décevant d’avoir manqué notre objectif [initial] de chiffre d’affaires [annoncé à l’automne], nous gérons Apple à long terme et les résultats de ce trimestre montrent que notre force sous-jacente est profonde et large», a commenté le pdg Tim Cook.

Le chiffre d’affaires des trois derniers mois de 2018, le premier trimestre de son exercice décalé, est ressorti en repli de 5 % à 84,3 milliards $.

Ce chiffre a été plombé par un repli de 15 % à 52 milliards $ du chiffre d’affaires tirés des iPhone, une baisse imputable notamment à la baisse du marché chinois, où le groupe a vu son chiffre d’affaires (tous produits confondus) dégringoler de 27 % à 13,16 milliards $.

En revanche, les ordinateurs Mac, la tablettes iPad, les accessoires (écouteurs, montres) ont tous vu leurs ventes augmenter. Les services ont vu leurs chiffres d’affaires grimper de 19 % à 10,9 milliards, un peu au-dessus des attentes des analystes.

Mais pour Neil Saunders, analyste de Global Data, «cette baisse inhabituelle du chiffre d’affaires est le symbole d’une entreprise qui commence à manquer de souffle».

Au début du mois, la marque à la pomme a pris tout le monde par surprise en prévenant, fait rarissime, que son chiffre d’affaires et ses ventes d’iPhone avaient été plus mauvais que prévu, à cause du ralentissement de l’économie chinoise et d’autres pays émergents, ainsi que de la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump.

Apple a publié ses résultats alors qu’une embarrassante faille de sécurité a été découverte lundi soir sur FaceTime, son application d’appels vidéo. Elle permet à l’utilisateur d’entendre, et même de voir, son correspondant sur un iPhone avant même qu’il n’ait décroché. Apple a promis un correctif «dans la semaine», mais en attendant la fonctionnalité incriminée de conversation de groupe sur FaceTime a été suspendue.

Dépendance

Apple devait à tout prix convaincre mardi les investisseurs qu’il a bien une stratégie pour sortir du tout iPhone, à l’heure où le marché du téléphone intelligent est complètement saturé.

Jusqu’à présent, le groupe américain était parvenu à compenser le ralentissement des ventes en sortant des modèles toujours plus chers, dépassant pour certains la barre symbolique des 1000 $. Tactique longtemps payante puisque le chiffre d’affaires continuait à croître bien plus vite que le nombre d’iPhone vendus.

Apple fait aussi face à une concurrence féroce de la part de constructeurs offrant des performances similaires, mais moins chères. Outre le leader mondial, le sud-coréen Samsung, Apple est confronté à l’ambition acharnée du chinois Huawei, qui lui grignote des parts du marché mondial.

Diversification

Alors qu’aucun appareil révolutionnaire ne pointe à l’horizon, plus de 10 ans après l’iPhone, les spéculations sur ses projets sont légion. Beaucoup d’analystes pensent par exemple que le groupe, richissime, pourrait décider d’aller directement sur le terrain de Netflix et d’Amazon en investissant massivement dans des contenus originaux.

Pour l’instant, Apple reste timide sur ce terrain, mais a annoncé l’an dernier que la célèbre présentatrice et femme d’affaires Oprah Winfrey allait produire des programmes pour la plateforme. Apple pourrait aussi produire une série animée avec le chien Snoopy.

D’autres parient sur la conduite autonome.

Techno

La technologie trop vite pour l’humanité?

DAVOS — La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité? Explosion des données en circulation, emplois menacés par les robots, fiscalité incertaine et intelligence artificielle menaçante ont occupé les esprits toute la semaine à Davos.

Preuve de cette forte préoccupation, 75 pays ont eu recours à Davos au multilatéralisme et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pourtant mal en point depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, et promis d’engager des discussions afin de réguler de manière «plus efficace le commerce en ligne».

Progrès technologique

Le 5G expliqué

CHRONIQUE / La technologie 5G est au coeur de l’actualité pour les mauvaises raisons, avec l’arrestation, à Vancouver, en décembre, de Meng Wanzhou, une dirigeante du géant chinois des télécommunications Huawei. Mais qu’est-ce que la technologie 5G ?

Un peu d’histoire

Il peut paraître utopique de vous expliquer la technologie 5G, alors qu’une bonne partie du territoire québécois ne bénéficie même pas d’une couverture cellulaire 4G digne de ce nom.

Techno

Brexit: Sony va transférer son siège européen aux Pays-Bas

TOKYO — Le fleuron japonais de l'électronique Sony a décidé de déménager son siège européen depuis la Grande-Bretagne vers les Pays-Bas, dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, prévue le 29 mars.

«Nous allons transférer la localisation administrative de notre siège européen à Amsterdam» d'ici à fin mars, a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole de la compagnie, Takashi Iida. L'objectif est d'éviter de lourdes procédures douanières, a-t-il précisé.