La mine Westwood, en Abitibi, est exploitée par Iamgold.

Syndrome de Raynaud comme maladie professionnelle: Iamgold conteste la décision

MONTRÉAL - La minière Iamgold conteste la décision du tribunal qui reconnaissait la maladie de Raynaud comme maladie professionnelle pour deux travailleurs - ce qui avait ouvert la voie à ce qu’ils soient indemnisés.

Les deux travailleurs, Yvan Aumond et Claude Boucher, de Rouyn-Noranda, sont des mécaniciens à l’emploi de la mine Westwood, en Abitibi, exploitée par Iamgold.

Ils souffrent des symptômes du syndrome vibratoire de Raynaud, une maladie qui cause des engourdissements, des problèmes de préhension, de l’intolérance au froid et aux vibrations.

En 2013 et 2014, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avait refusé la réclamation des deux travailleurs.

Mais en mars 2017, le Tribunal administratif du travail avait infirmé ces décisions et déclaré que MM. Aumond et Boucher ont subi une maladie professionnelle dont le diagnostic est un syndrome vibratoire de Raynaud.

Encore en révision, le Tribunal avait confirmé cette décision du Tribunal administratif du travail, en septembre dernier.

Iamgold conteste maintenant cette décision devant la Cour supérieure.

Dans sa requête, la minière argue que le Tribunal a eu tort de reconnaître un médecin comme témoin expert et qu’il n’aurait pas dû admettre en preuve un rapport ergonomique. La minière allègue aussi que le Tribunal a omis d’évaluer la valeur probante de la preuve d’expert et de décider dans quelle mesure il la retient ou l’écarte pour rendre sa décision.

Lorsque des travailleurs se voient reconnaître la causalité professionnelle de leur maladie, ils ont droit à des prestations, en vertu de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles.

Iamgold demande donc à la Cour supérieure d’annuler les décisions rendues et de retourner le dossier devant le Tribunal administratif du travail.