Qualifiant le bureau de poste de «service essentiel» et la décision de Postes Canada «d'antidémocratique», le directeur général des Galeries de la Capitale, Yves Bois, estime que la fermeture est illogique étant donné que son centre commercial regroupe 320 établissements et qu'il accueille 11 millions de personnes par an.

Sursis de quelques mois pour le bureau de poste des Galeries de la Capitale

Le bureau de poste des Galeries de la Capitale ne mettra pas la clé dans la porte comme prévu le 15 février. Les opposants à sa fermeture ne doivent pas se réjouir pour autant puisqu'il s'agit seulement d'un délai contractuel de quelques mois.
Postes Canada a annoncé, mardi, qu'elle mettra fin à ses opérations du centre commercial le 29 juin. «Il fallait respecter nos engagements contractuels», a laissé savoir Anick Losier, porte-parole des postes.
En janvier, la société d'État annonçait que le volume postal en diminution à ce point de service l'obligeait à cesser ses activités. «Il y a une baisse significative depuis cinq ans, souligne Mme Losier, qui note la présence de huit autres points de service dans un rayon de cinq kilomètres.
Il y a deux semaines, le directeur général des Galeries de la Capitale, Yves Bois, dénonçait en conférence de presse la fermeture du bureau après plus de 30 ans de service. Avec en main une pétition de 3000 noms, il réclamait le maintien de ce qu'il qualifiait de «service essentiel».
«C'est un sursis. J'apprécie qu'ils opèrent jusqu'à la fin du bail, renchérissait-il, mardi, lorsque joint au téléphone. Ça donne le temps aux citoyens et aux travailleurs de s'organiser et de faire pression pour maintenir les opérations. Qu'ils coupent, c'est une chose, mais qu'ils coupent dans des endroits névralgiques», ajoute le dg. Il soutient que le problème de Postes Canada est davantage lié à l'ensemble de ses opérations qu'aux seules opérations du bureau de poste du centre commercial.
Il estime toujours que la fermeture est illogique alors que le complexe des Galeries regroupe 320 établissements et accueille 11 millions de personnes par an. Ce comptoir serait le troisième à fermer dans la région après ceux de la rue Dalhousie et de L'Ancienne-Lorette.