Surmesur est née des frères Vincent et François Thériault.

Surmesur se taille une place à Sotchi

Le chic au masculin des cinq animateurs sportifs de Radio-Canada à Sotchi est dû au travail de la boutique Surmesur. L'entreprise née à Québec il y a à peine trois ans joue déjà dans la cour des grands.
<p>Guy D'Aoust et Martin Labrosse (à gauche et au centre) de Radio Canada sont habillés par Surmesur.</p>
«On veut que l'entreprise devienne un fleuron québécois», lance François Thériault, copropriétaire avec son frère Vincent.
«Notre entreprise offre une expérience d'achat totalement unique et s'adapte à tous les gens», mentionne-t-il. À leur budget aussi, puisque les prix varient entre 325 $ et 5000 $.
Leur relation avec Radio-Canada s'est construite au fil des projets. «C'est vraiment l'fun, on a plein de choses qui s'en viennent. Radio-Canada nous a vraiment pris sous leur aile», ne peut que constater Louis-Charles Plante, du développement des affaires chez Surmesur.
Maintenant, Dany Dubé, Guy D'Aoust, Martin Labrosse, Martin Leclerc et François Faucher portent tous les cinq des complets, des chemises et des cravates taillés sur mesure pour l'aventure Sotchi.
«On s'est amusé à faire sortir la personnalité des animateurs et apporter un peu plus qu'un complet simplement bien coupé», explique Louis-Charles Plante.
«Les cinq gars ont adoré le concept et surtout de se redécouvrir dans un habit. Certains ont compris que la bonne taille de veston et de pantalon, c'est très flatteur», blague-t-il.
Au total, Surmesur a produit une vingtaine de complets et une quarantaine de chemises.
L'équipe habille également Charles Tisseyre pour l'émission Découverte et Éric Lapointe à l'émission La voix.
«Ç'a été un challenge avec Éric, car on sortait de notre zone de confort», souligne M. Plante. Surmesur a épousé encore une fois la personnalité du chanteur avec une chemise de soir noir et une veste noire sans manche.
Du rêve à la réalité
Le rêve des frères François et Vincent Thériault, originaires de Québec, de donner une expérience d'achat unique est devenu réalité il y a trois ans.
Après deux ans dans la capitale, les deux frères décident d'ouvrir une deuxième boutique à Montréal.
«L'aventure montréalaise s'est bien passée. On s'est fait connaître par le bouche-à-oreille et par nos connaissances là-bas. L'implantation s'est passée de la même façon que lorsque nous nous sommes installés à Québec», raconte François Thériault.
Devant leur succès, ils ouvrent boutique huit mois plus tard rue Queen à Toronto, une expansion très rapide qui leur a demandé un peu plus d'effort qu'à Montréal.
«C'est quand on va ailleurs qu'on voit l'importance de nos contacts et de notre réseau, observe-t-il. En plus, il y avait le nom du magasin qui ne veut rien dire pour eux. Il a fallu faire énormément de travail de terrain pour aller chercher la clientèle.»
Somme toute, la boutique de Toronto a connu un départ fulgurant avec un article du Toronto Star, vantant l'expérience en boutique. Le bouche-à-oreille était lancé.
«Il suffit qu'un gars d'un bureau vienne pour que le reste de ses collègues suivent», lance-t-il.
Une quatrième boutique verra le jour «quelque part au Canada» en juin, a bien voulu dévoiler François Thériault.
Les femmes d'affaires devront se montrer très, très patientes pour avoir le même service. «Chaque femme qui entre en boutique nous pose la question, mais on leur répond toutes qu'on va voir. Le problème, c'est qu'habiller une femme, c'est très compliqué, et je pèse mes mots ici», observe François Thériault, tout de même réceptif à la demande.
La personnalité des complets
Dany Dubé, analyste de hockey et coanimateur à Bons baisers de Sotchi :
«L'animateur sait exactement ce qu'il veut et a préféré des pièces classiques avec ou sans cravate.»
Guy D'Aoust, présentateur des compétitions entre 0h et 6h :
«Sans équivoque, ce présentateur est très classique.»
Martin Labrosse, chef d'antenne aux Jeux olympiques de Sotchi :
«Toujours en cravate, le journaliste a tenu à garder une touche mode à tous ces ensembles.»
Martin Leclerc, analyste de hockey :
«Jamais de cravate pour cet analyste, mais un côté mode très prononcé.»
François Faucher, analyste de hockey :
«Jamais de cravate, mais il a désiré garder un look classique et sobre durant les Jeux.»
Propos de Louis-Charles Plante recueillis Marie-Pier Cayer