Les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail - ont grimpé de 2,2% au Canada.

Sur le point d’avaler Imvescor, MTY affiche des résultats en hausse

Sur le point d’acquérir les enseignes Bâton Rouge, Pizza Delight, Scores, Toujours Mikes et Ben & Florentine, Groupe d’alimentation MTY a terminé l’année sur une bonne note même si certains de ses restaurants ont temporairement fermé leurs portes aux États-Unis à cause des ouragans.

L’entreprise établie à Montréal a généré un bénéfice net de 19,4 millions $, ou 91 cents par action, en hausse de 26% sur un an, tandis que le chiffre d’affaires a progressé de trois%, à 69,7 millions $.

De leur côté, les ventes du réseau du propriétaire des enseignes comme Thaï Express, Tiki-Ming, Tutti Frutti et Valentine ont été de 544,2 millions $, en progression de 2%. Les ventes du réseau tiennent compte des ventes des franchisés.

Les acquisitions ont contrebalancé une incidence négative de 6,7 millions $ découlant des fluctuations des devises.

Au trimestre terminé le 30 novembre, 264 des restaurants exploités par le propriétaire au sud de la frontière ont vu leurs activités être perturbées au Texas et en Floride en raison des ouragans Harvey et Irma.

Cette performance trimestrielle a néanmoins répondu aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters, qui tablaient sur un profit par action de 65 cents et sur des ventes de 68,78 millions $.

Les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an - un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail - ont grimpé de 2,2% au Canada, mais se sont contractées de 0,1% aux États-Unis.

«Bien qu’il y ait du progrès au Canada, nous sommes déçus des tendances au sud de la frontière puisque nous anticipions une croissance à la suite de l’acquisition de Kahala», a souligné l’analyste Leon Aghazarian, de la Financière Banque Nationale, dans un rapport.

Annoncée en 2016, cette transaction estimée à 300 millions $ avait permis à MTY de mettre la main sur 2800 restaurants sous 18 marques dans 25 pays.

Elizabeth Johnston, de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, s’est également montrée prudente dans ses prévisions, soulignant dans une note que la concurrence s’accentuait au Canada et que la hausse du salaire minimum en Ontario - où le taux horaire est de 14 $ l’heure depuis janvier - pourrait donner certains maux de tête à MTY.

Cette province représente 14%des ventes du franchiseur québécois.

Pour l’exercice, MTY a vu ses profits nets décliner de 9%, à 49,5 millions $, ou 2,32 $ par action, ce que l’entreprise a attribué à une charge après impôt de 13,2 millions $ dans ses résultats. En excluant cet élément, la société estime que son bénéfice net aurait progressé de 20% en 2017.

Grâce aux acquisitions, le chiffre d’affaires a bondi de 44% pour atteindre 276 millions $.

À l’instar des autres sociétés présentes aux États-Unis, MTY profitera de l’entrée en vigueur de la réforme fiscale, qui abaisse à 21% le taux d’imposition des entreprises. L’entreprise prévoit économiser 29,2 millions $ cette année.

Lundi, les actionnaires de Groupe Imvescor - qui exploitait un réseau de 262 restaurants à la fin octobre - voteront sur l’offre de 248 millions $ en espèces et en actions proposée par MTY et qui a été dévoilée en décembre dernier.

Même si ADW Capital Partners, qui détient une participation de 14% dans Imvescor, a manifesté son opposition le 20 décembre dernier, des analystes financiers s’attendent à ce que la transaction se concrétise.

«Nous estimons que les chances ont augmenté de façon significative depuis la publication de la circulaire sur l’offre, a indiqué M. Aghazarian. Après la clôture de la transaction, prévue en mars, nous estimons que MTY continuera à prendre d’autres bouchées au Canada et aux États-Unis.»

En avalant Imvescor, MTY comptera plus de 5700 restaurants répartis sous 75 marques. Les ventes annuelles du réseau découlant de la combinaison des deux entreprises sont estimées à 2,9 milliards $.

À la Bourse de Toronto, l’action de MTY prenait 53 cents, ou 1,05%, pour se négocier à 50,93 $ en début de séance.