La mise en place du réseau de succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC) a coûté jusqu’à présent 7,2 millions $.

SQDC: une facture de 7,2 millions $

La mise en place du réseau de succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC) a coûté jusqu’à présent 7,2 millions $.

C’est ce qu’on peut lire dans le dernier rapport financier de la Société des alcools du Québec (SAQ), l’organisation qui a chapeauté le déploiement de la SQDC au cours des derniers mois.

Pour se rafraîchir la mémoire, la direction de la SQDC avait ouvert le 17 octobre dernier 12 points de vente à travers la province, dont trois dans la grande région de Québec. Le site Web de l’organisation avait également été lancé la même journée.

Depuis, les projets d’expansion de la société d’État sont sur la glace. La direction souhaite mieux connaître les directives du gouvernement de François Legault avant d’ouvrir de nouvelles boutiques.

Dans une demande d’accès à l’information, la direction de la SQDC mentionne au Soleil que les montants dévoilés dans les rapports financiers comprennent «les déboursés pour la mise sur pied du réseau de boutiques».

Avant le 31 mars dernier, la SAQ avait déjà injecté 1,8 million $ dans l’aventure. La facture a par la suite grimpé à 4 millions $ à la fin du premier trimestre 2018-2019. Aujourd’hui, elle atteint 7,2 millions $.

Ces montants sont comptabilisés à titre d’avance à la SQDC au poste «Comptes clients et autres débiteurs» dans les résultats financiers de la SAQ.

Pour l’heure, la SQDC refuse de dévoiler le montant des coûts d’aménagement par succursale soulignant qu’il s’agit d’une information de «nature commerciale dont la divulgation risquerait vraisemblablement de causer une perte à notre organisme».

La société d’État refuse également de fournir les détails financiers de son entente avec la firme Mediagrif pour la mise en place de la plateforme de commerce Orckestra.

Vendredi, la SAQ a dévoilé les résultats financiers de son deuxième trimestre qui s’est terminé le 15 septembre où le réseau a été perturbé à quelques reprises par des journées de grève déclenchées par les employés de magasins et de bureaux

La société d’État a engrangé des profits de 268,9 millions $, en hausse d’un pour cent par rapport à il y a un an. Les recettes de la SAQ se sont néanmoins contractées de 0,6 %, à 747,9 millions $.

Les revenus du réseau des succursales ainsi que des centres spécialisés ont été de 669,7 millions $, en recul de 0,5 % par rapport au deuxième trimestre de l’exercice précédent.

De leur côté, les charges trimestrielles de la SAQ ont décliné de 1,7 %, s’établissant à 112,5 millions $, ce qui, d’après la société d’État, témoigne d’efforts «continus mis en oeuvre afin d’améliorer l’efficacité».

Dans son rapport trimestriel, la SAQ n’évoque pas le conflit de travail avec ses quelque 5500 employés de magasins et de bureaux qui sont syndiqués. Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2017.

Le 28 septembre dernier, les syndiqués avaient voté à 96 % en faveur d’une banque de 18 journées de grève à être utilisées au moment jugé opportun par le syndicat. Les syndiqués de la SAQ avaient observé une journée de grève, jeudi. Avec La Presse canadienne