Jean-François Bergeron

SQDC: «un défi» pour maintenir le réseau de succursales

En raison de la rareté de certains produits, la Société québécoise du cannabis (SQDC) concède que ce sera «un défi» pour elle de maintenir son réseau de succursales.

«La SQDC travaille de concert avec ses fournisseurs afin de minimiser les impacts sur la clientèle», indique la direction, qui a dressé, mercredi, le bilan pour sa première semaine d’activités. «Mais dans l’état actuel des choses, le maintien en opération du réseau de succursales sera un défi».

La nouvelle société d’État rappelle que cette problématique touche l’ensemble de l’industrie canadienne. Elle prévoit d’ailleurs que les difficultés entourant l’approvisionnement perdureront durant plusieurs mois, et ce, pour l’ensemble de son offre.

Le 17 octobre dernier, la SQDC a ouvert douze succursales à travers la province en plus de lancer son site transactionnel. Au cours de la première journée, plus de 42 000 transactions en magasin et en ligne ont été effectuées et déjà plusieurs produits étaient en rupture de stock.

Initialement, environ 110 articles étaient disponibles sur www.SQDC.ca et le même nombre dans les magasins.

Pour les sept premiers jours de la légalisation du cannabis au Canada, la direction chiffre à 138 150 le nombre de transactions, soit 53 300 en ligne et 84 850 dans son réseau de magasins.

«À l’exception de la première journée, la demande est conforme aux prévisions faites par la SQDC», notent les responsables. «L’enjeu de la livraison des produits en succursale par les différents producteurs a cependant complexifié les premiers jours d’opération et restera problématique à court terme. Les commandes que prévoyait recevoir la SQDC auraient suffi à l’approvisionnement des succursales et des transactions en ligne. Les producteurs auront donc un travail colossal à effectuer pour structurer l’approvisionnement des points de vente de la SQDC», poursuivent-ils.

Au cours des derniers jours, le porte-parole de la SQDC, Mathieu Gaudreault, avait assuré au Soleil que la direction ne prévoyait pas revoir ses heures d’ouverture. L’organisation écartait aussi la possibilité de fermer temporairement des points de vente.

Quantité des produits

Dans son communiqué, la SQDC souhaite aussi rassurer les consommateurs au sujet du poids de certains produits. Au cours des derniers jours, plusieurs personnes sur les réseaux sociaux ont mentionné avoir reçu un produit avec un poids unitaire inférieur à celui indiqué sur l’emballage. La SQDC mentionne avoir informé ses fournisseurs de cette situation.

«La SQDC tient à s’assurer que les produits achetés par sa clientèle soient en tous points conformes à leurs attentes. La SQDC ne manipule en aucun cas les produits à l’intérieur de l’emballage et l’intégrité des marchandises est assurée par les producteurs. C’est pourquoi les contenants sont scellés et timbrés», précise la direction.
Bergeron, le patron

Bergeron, le patron

Coresponsable de la mise sur pied de la SQDC, Jean-François Bergeron devient le patron par intérim de la nouvelle société d’État.

M. Bergeron, qui occupait auparavant la chaise de vice-président à la chaîne d’approvisionnement à la Société des alcools du Québec (SAQ), collaborait depuis plusieurs mois avec l’ancien pdg de la SAQ, Alain Brunet, sur ce projet.

M. Brunet quittera ses fonctions au cours des prochains jours. Il avait déjà annoncé qu’il allait prendre sa retraite au mois de décembre. Il souhaitait mettre sur pied le réseau de succursales avant de quitter l’organisation.

La SQDC explique son départ plus tôt que prévu par le fait qu’il peut écouler ses vacances accumulées.