Souris Mini sur le point de se sortir de sa mauvaise passe

Les propriétaires de Souris Mini, Annie Bellavance et Steeve Beaudet, devraient présenter un plan de relance à leurs créanciers au plus tard le 22 juin.

«La restructuration va bon train», a indiqué au Soleil Mirella Pisciuneri de Richter Groupe Conseil.

Rappelons que le détaillant de vêtements, de meubles et d’accessoires pour les enfants de Québec s’était placé, le 1er décembre 2017, sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

La semaine dernière, Richter Groupe Conseil, le contrôleur désigné par le tribunal, s’est présenté devant la Cour supérieure pour obtenir une nouvelle prolongation du délai se terminant le 28 avril pour la présentation d’un plan de redressement aux créanciers. L’entreprise doit 20,7 millions $ à ces derniers, selon l’ensemble des réclamations déposées devant le tribunal.

La Cour supérieure a finalement accordé un nouveau délai jusqu’au 22 juin. «Tous les intervenants travaillent fort afin d’en venir à une conclusion rapide», a mentionné Mme Pisciuneri, en soulignant que les actionnaires fondateurs de Souris Mini, Annie Bellavance et Steeve Beaudet, en étaient venus à une «entente de principe» avec leurs partenaires financiers «pour injecter des fonds importants et permettre le redressement des affaires de la compagnie», a expliqué Mirella Pisciuneri. «Il s’agit là de bonnes nouvelles.»

Les tenants et les aboutissants de cette «entente de principe» ne peuvent être divulgués pour le moment.

Dans l’espoir de remettre l’entreprise sur les rails, la direction Souris Mini a fermé neuf boutiques jugées non performantes, a renégocié des baux avec des locateurs afin d’alléger son fardeau financier, a liquidé des inventaires de saisons antérieures et a procédé à l’abolition de plusieurs postes.

Au moment de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, Souris Mini faisait travailler environ 350 personnes, dont 255 dans ses 29 boutiques.