Le cofondateur et responsable de La Ruche, Jean-Sébastien Noël

Sociofinancement: la Ruche veut des idées pour Québec

On peut avoir de bonnes idées sans avoir la bosse des affaires. À l'inverse, on peut vouloir piloter un projet sans avoir eu d'éclair de génie. Alors qu'elle amorce sa deuxième année d'existence, la plateforme Web de sociofinancement La Ruche souhaite accroître la collaboration entre entrepreneurs et idéateurs.
«On veut mettre plus d'accent sur notre section idées. Elle existe sur la plateforme, mais elle n'est pas exploitée», a indiqué mardi le cofondateur et responsable de La Ruche, Jean-Sébastien Noël. 
Depuis un peu plus d'un an, le site de sociofinancement a permis à 33 projets de se réaliser à l'aide de 265 000 $ versés par 3500 contributeurs par Internet. Depuis cette compilation, le nombre de projets financés par le public a atteint 39.
Mais tous ceux qui ont une idée n'ont pas toujours envie de la mener à bien. Ces prochains mois, les responsables de La Ruche entendent mettre davantage en valeur une section du site qui permet aux gens de partager une idée, une forme de «brainstorm» collectif, en somme. 
L'idée pourra par la suite être reprise par des aspirants entrepreneurs et suivre le principe de La Ruche. 
Ce concept est simple : les entrepreneurs soumettent leur idée à un comité de La Ruche. Il peut s'agir de l'ouverture d'une boutique, de la mise en marché d'une invention, de l'organisation d'un événement culturel ou social ou de la production d'un livre, par exemple. 
Le projet est mis en ligne avec un objectif de financement et une date pour l'atteindre. Les internautes peuvent verser un don en échange d'une récompense et leur argent est débité seulement si le projet a atteint son objectif. 
Au-delà des espérances
Avec un bilan au-delà des espérances après une première année, La Ruche a prouvé sa pertinence, selon M. Noël. Ce type de financement montre, dit-il, que la population «est prête à se prendre en mains» et se donner la possibilité d'avoir son mot à dire dans les projets.
Pour les entreprises naissantes, La Ruche est aussi une bonne façon de sonder ce que les gens veulent en plus de créer un attachement à un projet régional. Tous les projets soumis à La Ruche doivent en effet avoir un impact sur la région de Québec. «Ça démocratise l'entrepreneuriat, illustre M. Noël. Les gens qui contribuent à un projet qui se réalise se disent : "Il y a un peu de moi là-dedans." C'est ça vivre en communauté.»
La première année de La Ruche en chiffres
33 projets réalisés
265 000 dollars en dons
3500 contributeurs
150 promoteurs rencontrés et encadrés par La Ruche
480 heures de bénévolat effectué par les ambassadeurs de La Ruche, un groupe de personnalités de Québec appelé les SM40 
Quelques projets financés
• La Fromagerie du Campus
• Lunettes Chic Choc
• Le mois du Papillon dansant (visites dansées en CHSLD)
• Un vidéoclip pour le groupe My Hidden Side
• La boutique La folle fourchette 
• Massothérapie Le Dauphin bleu