Chez Hydro-Québec, 257 postes ont été abolis depuis 2014. Il s’agit d’une diminution de 1,3 % du nombre de travailleurs.

Sociétés d'État: 1000 postes abolis depuis 2014

Afin d’alléger leur structure administrative, Loto-Québec, la Société des alcools du Québec (SAQ) et Hydro-Québec ont passé à la moulinette l’équivalent de près de 1000 postes depuis 2014, a constaté Le Soleil.

C’est ce qu’on peut lire dans différentes demandes d’accès à l’information. Il faut dire que lors de leur passage au pouvoir, les libéraux avaient demandé aux sociétés d’État de se serrer la ceinture et d’améliorer leur performance financière.

À la SAQ, le nombre d’employés est passé de 5499 travailleurs à 5160 paires de bras entre les exercices financiers 2014-2015 et 2017-2018. Ce qui a représenté une diminution de l’effectif de 6,2 %.

L’an dernier, l’équivalent de 118 postes à temps complet a été aboli. Et en 2016-2017, 179 personnes avaient été touchées par la restructuration.

«Nous tenons à préciser que la diminution des effectifs [au cours des dernières années] a été réalisée principalement parmi les postes administratifs», écrit la direction de la SAQ, précisant qu’aucune diminution de service n’a été effectuée à travers son réseau de succursales durant cette période.

Elle ajoute que ces abolitions de postes ont permis de générer des économies récurrentes de l’ordre de 30,7 millions $. Si on ajoute l’année financière 2013-2014 au calcul, alors que 58 postes avaient été rayés de la carte, les économies grimpent à 34,2 millions $ au cours des cinq dernières années.

«Cela s’inscrivait dans notre logique de saine gestion et d’efficience. Cette manoeuvre est aujourd’hui complétée. Il n’y a aucun plan similaire pour les prochains mois», indique au Soleil la porte-parole de la SAQ, Linda Bouchard. «Tous les secteurs [à l’administration] ont été un peu affectés par ces coupes. Nous avons révisé nos façons de travailler», poursuit-elle, précisant que certains postes ont été abolis à la suite de départs à la retraite.

Si on regarde maintenant du côté d’Hydro-Québec, ce sont 257 postes qui ont été abandonnés depuis 2014. Il s’agit d’une diminution du nombre de travailleurs de 1,3 %.

Dans sa réponse à notre demande d’accès à l’information, la société d’État mentionne ne pas détenir le montant des économies réalisées durant cette période grâce à ce ménage à l’interne.

Elle précise toutefois que depuis 2010, elle a réalisé des gains d’efficience qui représentent des économies d’environ 800 millions $. Elle ajoute avoir réduit ses effectifs de 3306 employés entre 2010 et 2017, passant de 23 092 à 19 786.

C’est sa division Distribution qui a été la plus lourdement affectée par ces coupures. Près de 1500 postes ont été supprimés.

Baisse de 5,7 %

Chez Loto-Québec, ce sont 359 postes à travers ses filiales ainsi qu’à son siège social qui sont disparus entre 2014 et 2017, selon des données fournies par la société d’État. Cette diminution du nombre de travailleurs de 5,7 % a permis de réaliser des économies sur la masse salariale de l’ordre de 33,6 millions $.

Il est important de rappeler qu’en 2014, Loto-Québec avait annoncé un plan d’optimisation touchant tous ses secteurs d’activités afin de revoir «en profondeur» ses méthodes de travail.

Pour les amateurs de chiffres, si on regarde à plus long terme, ce sont 711 postes que Loto-Québec a abolis depuis septembre 2012.

«Loto-Québec continue d’être vigilante et poursuit ses efforts de saine gestion et d’efficience en réduisant ainsi, lorsque possible, ses effectifs et en limitant la croissance de ses dépenses à 0,3 % annuellement», avait indiqué au mois d’octobre dernier le porte-parole, Patrice Lavoie.

Ce dernier assurait aussi qu’aucune autre vague importante de coupes n’était dans les plans.

Au 31 mars dernier, 5935 employés travaillaient pour cette société d’État.

Au total, ce sont 982 postes qui ont été abolis par la SAQ, Hydro-Québec et Loto-Québec.