La production d'eau d'érable est optimale lorsque les nuits sont sous le point de congélation et que le mercure tourne autour des 5 °C en journée.

Sirop d'érable: vers une saison bien ordinaire

Les érables de la région de Québec ont coulé et ils coulent encore... mais pas au rythme aussi effréné que l'année dernière. Les acériculteurs de la région ne s'attendent pas à une saison exceptionnelle, mais la qualité des produits de l'érable est toujours au rendez-vous.
«À moins d'un miracle», le printemps 2017 ne passera pas à l'histoire pour les bonnes raisons, confie le propriétaire de la cabane à sucre Chabot de Neuville, Mario Chabot. «Je ne suis pas certain si ça va continuer encore longtemps. Il n'y a pas de gel qui est prévu. Demain [dimanche], ça va couler! Mais pas cette semaine...», a-t-il expliqué en consultant les prévisions météorologiques pour la semaine qui s'en vient. La production d'eau d'érable est optimale lorsque les nuits sont sous le point de congélation et que le mercure tourne autour des 5 °C en journée.   
50 % de moins
Le son de cloche est assez similaire à l'Érablière du Lac-Beauport. Les températures des derniers jours ayant été très froides, les érables n'ont pas laissé couler une goutte. Selon Richard Lessard, acériculteur, il y a eu une vague de chaleur plus tôt durant l'hiver lors de laquelle les arbres ont commencé à produire de l'eau. Mais celle-ci n'a pas duré longtemps. M. Lessard s'attend à ce que la production diminue de l'ordre de 50 % par rapport à l'an dernier. 
Sur la rive sud de Québec, à l'Érablière du Cap, la production s'annonce un peu meilleure qu'ailleurs. «Ça va très bien. Comme c'est parti, ça va être une excellente saison. Au moment où on se parle, je ne suis pas inquiet», a indiqué le propriétaire, Jean-Paul Tardif.  
«J'ai appris à vivre avec les saisons», a raconté pour sa part M. Chabot. Celui qui dit se laisser mener par la météo ne se décourage pas de cette saison qui ne figurera pas à l'index des records de production. Mais si ce record est hors de portée, un autre sera atteint. «La frénésie est là pareil. On s'attend à battre des records [de fréquentation]», a rapporté l'acériculteur qui se réjouit que plusieurs familles viennent visiter sa cabane à sucre.
Avec Camille B. Vincent