L’usine Sico de Beauport

SICO fermera son usine de production de Beauport

Le détaillant SICO fermera son usine de production de Beauport ainsi que son centre de distribution de Longueuil en septembre 2019. Environ 150 personnes se retrouveront sur le chômage.

«Encore une fois, nous sommes témoins d’une compagnie qui préfère engranger les profits pour ses actionnaires plutôt que de se soucier de la vie des travailleuses et des travailleurs qui ont fait la renommée de ce fleuron québécois», a indiqué Louis Bégin, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN). «Une décision d’entreprise que nous dénonçons. Nous allons rapidement rencontrer les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt et de l’usine de production afin de leur apporter toute l’aide nécessaire pour traverser ces moments difficiles», poursuit-il.

La direction a annoncé aux employés la mauvaise nouvelle, mercredi. Les opérations seront transférées du côté de l’Ontario, à Toronto, selon la CSN.

«Après Lowe’s qui ferme une trentaine de magasins RONA, après Bombardier qui supprime 2500 emplois au Québec, voilà SICO qui transfère sa production en Ontario. Décidément, les nouvelles au sujet de l’emploi québécois nous dépriment jour après jour», déplore le président de la CSN, Jacques Létourneau, qui demande au premier ministre du Québec, François Legault, d’agir rapidement «pour défendre l’emploi au Québec».

M. Legault a lui-même déjà siégé au conseil d’administration de SICO.

Environ 75 personnes travaillent actuellement à l’établissement de Beauport. Le fabricant de peinture appartient aujourd’hui à la compagnie américaine PPG.

Au printemps dernier, les employés de Beauport avaient fait la grève dans le cadre de la signature de leur nouvelle convention collective. 

Roméo Fillion et Marcel Deslauriers avaient fondé la compagnie en 1937, à Québec. 

Pour la petite histoire, en 2006, le fabricant québécois de peinture avait été vendu au groupe hollandais AkzoNobel pour 290 millions $. En 2012, l’entreprise est passée sous la gouverne de PPG dans une importante transaction de 1,05 milliard $US qui comprenait plusieurs marques de peintures.

Mercredi, la société mère a expliqué que ces fermetures s’inscrivaient «dans le cadre de ses efforts pour optimiser sa production manufacturière et sa capacité de distribution selon la demande des produits».

L’entreprise américaine s’est toutefois engagée à maintenir une «présence forte au Québec comme au Canada». En plus de ses diverses succursales québécoises, SICO détient des bureaux administratifs à Longueuil.

«Ces décisions, bien que difficiles, sont nécessaires pour demeurer compétitifs sur le marché», peut-on lire dans une déclaration de PPG.  Avec La Presse canadienne