Fondé en 2013, Shareapass compte aujourd'hui près de 8000 membres.

Shareapass veut sortir des frontières du Québec

La plateforme Shareapass veut sortir de la province. Dès cet été, elle souhaite offrir aux consommateurs la possibilité de partager les laissez-passer du Bluesfest d'Ottawa.
Fondé en 2013, Shareapass compte aujourd'hui près de 8000 membres. L'entreprise de Québec offre ses services pour une dizaine d'événements, notamment le Festival d'été de Québec (FEQ), le festival d'humour ComediHa! et Web à Québec. Actuellement, sur son site Internet, sept événements sont «en période d'approbation» auprès des utilisateurs.
«Le Bluesfest [du 6 au 16 juillet 2017] est un événement possédant une formule similaire à celle du Festival d'été, soit sur plusieurs jours avec un seul laissez-passer. Notre objectif est que les gens puissent faire du partage», raconte le fondateur de la compagnie, Jonathan Parent. Ce dernier précise toutefois ne pas avoir discuté avec les responsables de ce festival. «Malheureusement, lorsqu'on parle d'économie de partage, il n'y a pas un discours médiatique très positif. Nous avons abandonné l'idée d'avoir une approche initiale», poursuit-il, notant que cette situation ne le ralentira pas dans ses démarches.
En 2016, la jeune compagnie a choisi de revoir quelque peu son modèle d'affaires. Aujourd'hui, Shareapass ne gère plus directement les échanges entre les personnes. L'entreprise détermine seulement le lieu. «À partir du moment où la réservation est confirmée, on met les utilisateurs en contact», explique l'homme d'affaires. Pour chaque transaction, la plateforme réclame une commission de 10 % au prêteur et le même pourcentage à l'utilisateur.
Après plusieurs discussions avec le FEQ, qui n'a jamais été chaud à l'idée du concept de Shareapass, la compagnie a décidé l'an dernier d'abandonner les pourparlers. En 2016, Shareapass avait permis durant le FEQ de réaliser 1644 partages, une hausse de 13 % par rapport à l'année précédente. 
Pour l'expansion vers l'Europe, M. Parent confie avoir mis le projet sur la glace. «Il faut d'abord être fort chez nous avant d'être fort ailleurs. Il faut avant tout convaincre les gens d'ici», conclut-il.