Le parc de la Chute-Montmorency
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Sépaq: la menace de grève repoussée aux vacances de la construction

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
La menace de grève qui planait sur les établissements de la Sépaq dès le congé de la Fête nationale est repoussée au moins jusqu’aux vacances de la construction, à la mi-juillet.

Les délégués concernés du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, qui se sont réunis toute la journée jeudi, ont en effet décidé de «donner une dernière chance» à la négociation, a expliqué vendredi en entrevue Christian Daigle, président général du SFPQ.

Les négociations en vue du renouvellement de la convention collective sont particulièrement laborieuses entre la direction de la Société des établissements de plein air du Québec et ses quelque 2200 travailleurs.

Ainsi, des journées de grève avaient été tenues dans plusieurs établissements et sites, l’été et l’automne derniers.

Une entente de principe était intervenue entre les parties, mais les membres l’avaient rejetée, en septembre dernier.

Les négociations avaient repris par la suite, avant d’être interrompues par la pandémie de coronavirus.

Le conflit s’était même retrouvé devant le Tribunal administratif du travail, après une plainte du syndicat critiquant des communications de l’employeur faites sur l’Intranet. Et le SFPQ avait gagné sa cause.

«On prend une chance»

Les délégués syndicaux ont donc décidé de relancer la négociation plutôt que de débrayer dès le congé de la Fête nationale, le 24 juin, ou de la Fête du Canada, le 1er juillet, comme il avait déjà été envisagé.

«On donne jusqu’au début juillet pour en arriver à une entente de principe. On prend une chance. On accorde un dernier blitz de négociation à l’employeur», a résumé M. Daigle.

La prochaine cible pour un éventuel débrayage serait donc les vacances de la construction. Celles-ci auront lieu cette année du 19 juillet au 1er août.

Les parties doivent maintenant s’entendre sur de nouvelles dates de négociations.

Ces travailleurs sont des préposés aux opérations terrain, des journaliers, des guides animateurs, des préposés à l’accueil, des gardes-parc.

M. Daigle rapporte que les salaires vont du salaire minimum jusqu’à une vingtaine de dollars l’heure, selon le poste. Si une grève venait à être déclenchée, le syndicat donnera un préavis de sept journées franches à l’employeur.

M. Daigle demeure optimiste quant à la reprise des négociations. «Aller à la table de négociations à reculons, ce n’est pas notre style. La table à dessin est ouverte pour nous autres.»

Il espère que le gouvernement Legault donnera davantage de moyens à la Sépaq, d’autant plus qu’il vient d’annoncer des millions de dollars en investissements pour relancer l’industrie touristique, pour atténuer les répercussions de la crise du coronavirus.