La sécheresse et la pénurie de foin ont touché les producteurs laitiers, bovins, ovins, caprins et les éleveurs de chevaux.

Sécheresse 2018: Québec et Ottawa ajoutent 12 M $ pour compenser les pertes

SAINT-HYACINTHE, Qc — Québec et Ottawa allongent 12 millions $ de plus pour compenser les producteurs de foin à la suite de la sécheresse de l’été 2018, ce qui porte l’enveloppe totale de compensation à 60 millions $.

La région de Chaudière-Appalaches recevra pour sa part 1,5 million $, l’Abitibi-Témiscamingue 1,2 million $ et la Montérégie 705 000 $.

Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, s’est réjoui de cet effort gouvernemental, annoncé vendredi à Saint-Hyacinthe en Montérégie, parce qu’il tient compte de plusieurs coûts périphériques à la perte de récolte, tels que l’augmentation du prix attribuable à la rareté que les producteurs ont dû absorber et le coût du transport de foin.

M. Groleau a expliqué que, même si elles ne sont pas les plus grandes productrices de foin, les régions qui ont obtenu de plus importantes compensations ont subi davantage de pertes parce qu’elles n’avaient pas de substitut accessible localement pour remplacer le foin, notamment le maïs d’ensilage, qui est facilement disponible en Montérégie, par exemple.

La sécheresse et la pénurie de foin ont touché les producteurs laitiers, bovins, ovins, caprins et les éleveurs de chevaux.

En contrepartie, plusieurs coûts ne sont pas couverts et seront encaissés par les producteurs, par exemple le creusage de puits, le transport d’eau et la réduction de troupeaux par la vente d’animaux à un moment où les prix étaient dépréciés.

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, qui était présente à l’annonce avec son homologue québécois André Lamontagne, a reconnu que les gouvernements sont de plus en plus souvent confrontés à des événements météorologiques de plus en plus intenses et imprévus qui obligent des interventions de soutien au monde agricole.

Mme Bibeau estime qu’une réflexion s’impose afin de développer une vision à long terme pour faire face aux changements climatiques autrement que par des déboursés toujours plus importants pour compenser des pertes.

Elle a toutefois précisé qu’il faudra amasser des données durant un certain temps afin de pouvoir en arriver à planifier différemment la production agricole.