Scierie Leduc, qui appartient à Papiers White Birch, a souligné les difficultés de l'industrie du bois ainsi qu'un coût trop important pour moderniser ses installations pour expliquer sa décision.

Scierie Leduc fermera en octobre

La Scierie Leduc, située à Saint-Émile, fermera ses portes en octobre. Près de 75 travailleurs se retrouveront au chômage.
La direction a annoncé la mauvaise nouvelle aux employés le 26 août dernier. Pour expliquer sa décision, l'entreprise, qui appartient à Papiers White Birch, a souligné les difficultés de l'industrie du bois ainsi qu'un coût trop important pour moderniser ses installations.
«Ce qu'ils nous ont dit, c'est qu'ils font essentiellement du deux-par-trois de huit pieds et qu'aux États-Unis, la demande est actuellement pour du deux-par-trois de neuf pieds. Que l'usine n'est pas fonctionnelle pour faire ça et que l'investissement est trop majeur», explique au Soleil Christian Voyer, représentant à la Centrale des syndicats démocratiques, le syndicat des employés.
Ce n'est pas la première fois en près de 50 ans d'activité que cette entreprise ferme ses portes. Par le passé, souvent, des travailleurs se sont retrouvés au chômage durant quelques mois. Toutefois, cette fois-ci, la direction a indiqué au syndicat qu'il s'agissait d'une fermeture définitive. La scierie va cesser ses activités le 28 octobre.
M. Voyer affirme qu'aucune cellule d'aide n'a jusqu'à présent été mise en place afin de soutenir les gens dans leur démarche pour se trouver un nouveau travail. Le syndicat espère pouvoir rencontrer de nouveau l'employeur au cours des prochains jours.
«Nous évaluons actuellement avec les membres les options qui s'offrent à nous», note le représentant syndical. «Mais du côté de l'employeur, cela semble être définitif. Étant donné que ce que nous produisons vise surtout le marché américain, ç'a l'air qu'on n'a pas de chance de survie», poursuit-il, ajoutant que la fermeture est une surprise pour tous les employés. Qu'ils n'avaient pas constaté de diminution importante de la production.
«Ils sont sous le choc. Certains travaillent ici depuis le début de l'aventure. On ne s'attendait vraiment pas à ça», dit M. Voyer. «On se préparait à renouveler la convention collective cet automne. Nous n'avions eu aucun signe de l'employeur. Les gens sont touchés durement.»