SAQ: des bonis «inacceptables», selon le PQ

La «culture» des bonis de performance à la Société des alcools du Québec (SAQ) ne devrait pas exister, s'insurge le Parti québécois. Surtout que la société d'État est un «quasi-monopole».
Mercredi, Le Soleil avançait, selon des chiffres obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, que les bonis versés par la SAQ aux cadres et aux employés seront de l'ordre de 10,6 millions $, une hausse de 19,6 %, pour l'année financière 2016-2017. Il s'agit d'une somme record. Lors de l'exercice financier 2015-2016, environ 8,9 millions $ avaient été distribués aux travailleurs.
«Lorsque nous avons un organisme comme la SAQ, il faudrait se poser des questions sur les bonis. Lorsque vous avez dans un domaine d'affaires quatre entreprises indépendantes qui se font concurrence pour mettre leurs produits sur les tablettes, les dirigeants font des pieds et des mains pour être très créatifs. La SAQ, c'est un quasi-monopole. Ils n'ont pas ce défi à relever», indique André Villeneuve, porte-parole de l'opposition officielle pour la Société des alcools du Québec. Ce dernier déplore également le fait qu'il est impossible d'obtenir les comptes de dépenses des vice-présidents de la société d'État.
Pour le député de Berthier, la situation des bonis à la SAQ est quelque chose «d'inacceptable» qui doit être corrigée le plus rapidement possible. Il estime que le salaire des cadres de la haute direction est «plus que suffisant». En 2016-2017, les 10 cadres de la haute direction se sont partagé plus de 650 000 $ en bonis. Ensemble, ils ont touché comme salaire avec leurs bonis 3,1 millions $.
«Je pense que les Québécois ont ras-le-bol de cette culture des bonis. On demande au gouvernement de cesser cela», conclut M. Villeneuve, déplorant aussi les nombreuses coupes dans les rangs de la SAQ. Au cours des 15 derniers mois, plus de 280 postes ont été abolis à travers le réseau.