SAQ: Couillard dit être en faveur d'une «certaine concurrence»

ST. ANDREWS — Sans remettre en doute l'existence de la Société des alcools du Québec (SAQ), le premier ministre Philippe Couillard se dit en faveur de permettre une «certaine concurrence» à la société d'État.

En mêlée de presse en marge d'un événement à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick, M. Couillard a affirmé être intéressé par le modèle français, où des petites entreprises privées vendent de l'alcool.

Selon lui, de tels commerces ne menaceraient pas la SAQ et ne mèneraient pas à la privatisation de cette société d'État.

L'attrait d'une telle concurrence serait de laisser le libre-choix aux consommateurs québécois, d'après le premier ministre Couillard.

Le gouvernement Couillard a annoncé à la fin du mois de mai qu'il avait commandé une étude pour déterminer le «modèle d'affaires le plus efficace» pour la SAQ. Le ministre des Finances, Carlos Leitao, avait expliqué que toutes les options seraient examinées, dont la privatisation complète ou partielle de la SAQ.

Le premier ministre Couillard s'est bien gardé d'utiliser le terme «privatisation», mais il a affirmé qu'il était en faveur d'une révision du modèle d'affaire de la société d'État.

«Moi, j'aime bien le choix pour les consommateurs en général», a-t-il expliqué.

La Coalition avenir Québec (CAQ), qui milite depuis des années pour mettre fin au monopole de la SAQ, a déploré que le premier ministre «s'approprie l'idée à quelques semaines des élections», après avoir «passé des mois à ridiculiser la CAQ».

«Les Québécois ne sont pas dupes et savent très bien que le Parti libéral ne s'est jamais soucié des consommateurs!», a écrit le porte-parole de la CAQ en matière de finances, François Bonnardel, dans une déclaration envoyée par courriel.