La Commission a reçu plusieurs plaintes formulées par Gaétan Bussières, ex-dg de Sainte-Brigitte-de-Laval.

Sainte-Brigitte-de-Laval: la CRT se penchera sur la légalité du renvoi de Bussières

N'en déplaise à la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval, la Commission des relations du travail (CRT) n'a pas l'intention d'attendre le dénouement de la poursuite civile lancée contre l'ancien directeur général de la municipalité pour statuer sur la légalité de son congédiement.
La Commission a reçu plusieurs plaintes formulées par Gaétan Bussières, ex-dg de Sainte-Brigitte-de-Laval, et par Sylvain Déry, ancien directeur du service juridique et greffier. Tous deux contestent leur suspension et leur congédiement, survenus dans les mois suivant l'élection d'un nouveau conseil municipal. 
Ils soutiennent également avoir été victimes de harcèlement psychologique.
La Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval a demandé à la CRT de suspendre l'audition de ces plaintes le temps que soit entendu son propre recours en Cour supérieure, dans lequel elle réclame l'annulation d'ententes négociées par Gaétan Bussières et approuvées par Sylvain Déry ainsi que le remboursement par M. Bussières de 120 000 $ pour salaire versé en trop.
Sous le dernier conseil, le salaire de ce dernier a été augmenté à 125 000 $ par année. Son ultime contrat de travail prévoyait également une indemnité de départ d'un demi-million de dollars.
Dans une décision datée du 3 juillet et dont Le Soleil a obtenu copie, la commissaire Myriam Bédard rejette la demande. Après examen de la jurisprudence, elle conclut que la CRT jouit «clairement d'une compétence spécialisée et exclusive pour entendre l'ensemble des plaintes qui lui sont soumises» en vertu du Code du travail. Compétence qu'elle doit exercer «de façon diligente et efficace».
Tel un avertissement, la commissaire rappelle également que la Commission «doit déterminer si les décisions de suspendre et de destituer prises par la Ville sont non seulement exemptes de motifs arbitraires, discriminatoires ou déraisonnables, mais si elles sont par ailleurs sages, opportunes, judicieuses et non précipitées».
«La validité de certaines décisions ou contrats constitue un élément parmi tous ceux qui devront être pris en compte», ajoute-t-elle.