Le Sentier des Caps, dans Charlevoix, offre un large éventail de possibilités, allant de sorties de quelques heures à plusieurs jours, où les panoramas du fleuve Saint-Laurent ne sont jamais bien loin.

Saint-Tite-des-Caps: pétition contre l'implantation d'une carrière

Des citoyens de Charlevoix et des élus ont déposé une pétition de 4000 noms, mercredi, à l'Assemblée nationale, pour demander au ministre des Ressources naturelles de déménager un projet de carrière situé à moins d'un kilomètre du Sentier des caps.
Ils soutiennent que son exploitation met en péril le développement récréotouristique du secteur. 
Le maire de Saint-Tite-des-Caps, Majella Pichette, avait expliqué en avril au Soleil que sa municipalité n'avait rien pu faire pour empêcher en 2013 le ministère des Ressources naturelles de délivrer les permis autorisant Les Entreprises Jacques Dufour de Baie-Saint-Paul à exploiter ce site. 
La Coalition Pour que le Québec ait meilleure mine croit que le ministre Pierre Arcand n'a d'autre choix que d'accéder à une demande qui fait l'unanimité. «La nouvelle mouture de la Loi sur les mines permet au ministre d'agir et de révoquer un bail dans le cas où c'est l'intérêt public qui est en jeu, et on pense que c'est le cas actuellement. On demande au ministre Arcand d'intervenir, d'user de son pouvoir discrétionnaire et de relocaliser le promoteur. Le promoteur est d'accord pour être relocalisé», argue Dominique Bernier.
M. Pichette rappelle que ce projet de carrière va à l'encontre de la volonté des élus régionaux. «Depuis 1972, il y a eu des résolutions de la MRC [environ huit] qui étaient contre la carrière, dont entre autres notre plan d'aménagement de la MRC.»
Appui de Khadir
Le député de Québec solidaire Amir Khadir s'est joint à la cause en déposant une motion. «J'espère avoir l'appui de l'ensemble des parlementaires. Nous voulons rappeler la réforme de la Loi sur les mines en 2013 dans le but de permettre aux MRC de délimiter leur territoire là où c'est incompatible avec l'activité. J'implore M. Arcand d'intervenir rapidement pour empêcher qu'on puisse commettre l'irréparable, c'est-à-dire déployer une activité minière incompatible avec la région.»