Au cours des dernières années, Dubuc Motors a présenté aux consommateurs deux prototypes de son modèle Tomahawk.

Saint-Augustin-de-Desmaures: Dubuc Motors investira 20 M$ pour son usine

C’est dans le Parc industriel de Saint-Augustin-de-Desmaures que l’entreprise Dubuc Motors installera son usine de production pour son véhicule Tomahawk. La facture devrait avoisiner les 20 millions $, a appris Le Soleil.

Joint jeudi, le cofondateur de la compagnie, Mario Dubuc a confirmé être en négociation pour plusieurs sites de plus de 100 000 pieds carrés entre autres. Il regarde pour devenir locataire ou pour construire son propre établissement. Il vise une entente au cours des prochains mois.

L’homme d’affaires espérait commencer la production de son véhicule électrique en 2018. En raison de différents processus de financement, l’échéancier a toutefois été repoussé en 2019. 

Rappelons que la compagnie enregistrée au Delaware avait obtenu des engagements financiers de l’ordre de 7 millions $US l’an dernier via la plateforme de sociofinancement StartEngine. Elle espérait obtenir une vingtaine de millions de dollars. 

Afin de financer le reste de son projet, la direction envisage maintenant de faire le saut à la Bourse de New York au cours des prochains mois.

250 véhicules

En 2019, pour la première année de production, Dubuc Motors espère livrer 250 véhicules. Environ 25 personnes seront embauchées. Ce nombre devrait grimper par la suite jusqu’à 100 travailleurs, selon les prévisions du constructeur.

«Pour nos installations à Québec, on parle d’un investissement de 20 millions $», indique au bout du fil M. Dubuc, pdg de Dubuc Motors. Ce dernier souhaite s’inspirer de la méthode de production de l’Alfa Romeo 4C pour réaliser son projet. 

«Nous voulons une usine à bas volume. Nos véhicules vont être assemblés à la main. Il n’y aura pas de robots. Cela va toujours rester des humains. On fait un véhicule à valeur ajoutée. Après chaque poste de travail, il va y avoir une inspection afin d’éviter les rappels», poursuit le résident de Saint-Augustin-de-Desmaures. 

C’est d’ailleurs en raison de son lien avec cette municipalité qu’il a choisi d’établir les pénates de sa nouvelle usine dans le Parc industriel François-Leclerc et non en Californie comme d’autres producteurs de véhicules électriques, comme Tesla.

«J’ai eu plusieurs offres pour mon usine, même pour la Californie», précise M. Dubuc. «Oui, c’est intéressant, mais ce que je veux, c’est pouvoir profiter du côté créatif et ingénieux des Québécois. Avec mon projet, je veux également créer des emplois pour les générations futures», poursuit celui qui ne craint pas la rareté de la main-d’œuvre.

Dans son carnet de commandes, Dubuc Motors avance avoir présentement plusieurs dizaines de demandes pour son véhicule. Des gens de l’Europe, de l’Asie, du Canada et des États-Unis. 

Au cours des dernières années, Dubuc Motors a présenté aux consommateurs deux prototypes de son modèle Tomahawk. Une nouvelle version sera dévoilée en 2019. Le prix du véhicule devrait varier entre 161 000 $CAN et 257 000 $CAN, dépendamment des options.

«Nous allons avoir un véhicule plus fini. Par exemple, il va avoir un châssis en fibre de carbone. Il va avoir quatre moteurs et 800 chevaux. L’accélération va être de 0 à 100 km/h en 2 secondes», fait valoir le grand patron, qui a cogné par le passé à plusieurs portes au Québec pour obtenir un soutien financier.

L’autonomie du véhicule devrait être de 595 kilomètres. L’objectif est de vendre le produit au Canada, mais également à l’international.