Sabotage Studio présente son jeu Sea of Stars [VIDÉO]

Fort de son premier succès avec The Messenger en 2018, Sabotage Studio récidive dans un univers non loin de celui qui lui a valu des honneurs à l’international. Pour les deux prochaines années, l’équipe de Québec planche sur Sea of Stars, son second projet de jeu vidéo.

Pas de hasard, tout était orchestré pour que le visuel de Sea of Stars voie le jour à l’équinoxe de printemps. Une pure référence aux astres, fil conducteur de l’histoire de ce deuxième jeu produit par la boîte de Québec.

La présentation du jeu Sea of Stars, qui devait avoir lieu lors de l’événement annuel Game Developers Conference à San Francisco s’est déroulée par visioconférence en raison de la crise de la COVID-19.

En entrevue au Soleil quelques jours avant l’annonce, les créateurs ne cachaient pas leur fébrilité dans leurs locaux de la rue Saint-Joseph. Même si Sea of Stars ne doit paraître qu’en 2022, déjà l’engouement est fort, soutient Thierry Boulanger, président et directeur créatif chez Sabotage. 

«C’est une confirmation avec nos fans, affirme-t-il. Les gens sont déçus qu’il reste encore deux ans, mais je leur promets qu’en temps et lieu, ce sera agréable. On ne fait aucun compromis sur la qualité», ajoute celui qui confirme que son équipe de 16 artisans est à pied d’œuvre pour mener à terme le projet.

Avec un retour dans le temps par rapport à The Messenger, mais évoluant toujours dans le même univers, la seconde production promet d’émouvoir les gamers, selon M. Boulanger. «Notre méthode est définie. C’est une création qui nous touche beaucoup et qui va appeler les gens à être surpris, à pleurer, à rire et à être émerveillés.»

Tracer la voie

Après tout, se souvient-il, c’est cette qualité qui a fait la marque de commerce du petit studio de Québec dans les dernières années. Grâce au travail de huit employés au départ, Sabotage a conquis des amateurs de jeux vidéo partout dans le monde avec The Messenger, sa première production rétro de ninja en deux dimensions, en hommage aux graphiques des années 1990. 

Martin Brouard et Thierry Boulanger ont fondé Sabotage en 2016. Sur la photo, en 2018 lors du lancement de leur grand succès <em>The Messenger</em>.

«Notre première propriété intellectuelle a amené beaucoup de liberté à notre équipe. Au début, on a eu besoin de convaincre les gens de s’attarder à ce qu’on leur proposait. Maintenant, on a les moyens de prendre notre temps pour tisser ce monde fantastique et tant qu’à y aller, on y va all in», planifie Thierry Boulanger. 

À travers le succès qui lui a permis de paver la voie vers l’international, Sabotage n’oublie pas ses racines et réaffirme son attachement avec la Vieille-Capitale. «Certains sont convaincus que la ville de Québec n’a pas rapport à l’international et ça me blesse, déplore M. Boulanger. Si ça peut au moins donner l’exemple à d’autres et leur prouver que ça fonctionne, ce sera ça.»

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