Travaillant chez Ronam depuis 14 ans et associée depuis 4 ans, Karine Bourque, la directrice du développement des affaires et de l’estimation, est aux premières loges de la croissance de l’entreprise de construction lévisienne.

Ronam: des McDo au complexe aquatique

Des restaurants McDonald’s de Québec et du Québec, l’agrandissement du garage du RTC, l’usine de Soprema, les sièges sociaux de Creaform et d’Eddyfi. Les projets de Ronam Constructions sont connus, mais l’entreprise lévisienne l’est beaucoup moins, du public du moins. Mais avec son dernier projet en lice et le plus imposant à ce jour, le complexe aquatique multifonctionnel de Lévis, on risque d’en entendre de plus en plus parler.

«Au début, un projet de 1 ou 2 millions, c’était le party dans le bureau!», rigole Karine Bourque, la directrice du développement des affaires et de l’estimation. «Maintenant, sans dénigrer les petits projets, c’est plus les 10 millions $ et plus qui vont créer un engouement.» 

Parmi les fidèles clients, McDonald’s, qui est là depuis les tous débuts, dit Mme Bourque. Elle indique que la multinationale a fait appel à eux pour la construction de restaurants dans la capitale, mais aussi ailleurs en province. Un partenaire qu’il fait toujours bon d’avoir comme référence.

Au fil du temps, les projets se sont faits de plus en plus importants. Et ces contrats de plus grande envergure apportent une visibilité accrue et de nouveaux clients à Ronam.

La croissance s’accélère

Puisqu’elle travaille au sein de l’entreprise fondée par Jacques Laflamme depuis 14 ans, dont 4 comme associée, Mme Bourque a été aux premières loges pour vivre son évolution. Il y a quelques années, M. Laflamme a décidé de faire de certains employés-clés ses actionnaires pour préparer tranquillement une relève. La croissance de l’entreprise fondée en 1990 s’est depuis fortement accélérée. «D’embarquer des nouveaux associés, ça crée un sentiment d’appartenance plus grand. On veut contribuer, pas juste pour l’argent, mais pour la fierté aussi», précise Mme Bourque.

Depuis cinq ans, les contrats sont passés à environ 50 millions $ par année à 80 millions $ l’an dernier. Et tout indique que ce sommet sera encore repoussé cette année. D’une dizaine de personnes travaillant dans les bureaux, ils sont maintenant le double, calcule Mme Bourque. 

Une quinzaine de contremaîtres — et donc une quinzaine de chantiers — sont au poste. Une vingtaine de menuisiers s’ajoutent à l’équipe du constructeur, qui fait par ailleurs appel à des sous-traitants.

Complexe aquatique de Lévis

Mme Bourque précise que le taux de rétention des employés est très bon au sein de Ronam. «On les implique beaucoup dans toutes les sphères de l’entreprise. On organise beaucoup d’activités qui réunissent les troupes.» La conciliation travail-famille reste aussi prioritaire.

Le projet de complexe aquatique multifonctionnel, que Ronam a obtenu en étant le plus bas soumissionnaire, à 24 millions $, rend l’équipe particulièrement fière. Comme ses bureaux sont à proximité, l’entreprise et les employés se sont sentis interpellés, puisqu’ils utiliseront eux-mêmes les services. 

«On sent une fierté parce qu’on sent qu’on contribue à la population de Lévis. […] Mon équipe d’estimation a vraiment mis beaucoup, beaucoup d’efforts et d’énergie sur cette soumission-là, parce que c’était vraiment un projet qui nous tenait à cœur.»

L’investissement total pour le complexe est de 35,5 millions $. Malgré l’échéancier serré, Ronam assure que le tout sera livré à temps, pour la mi-juin 2019.

Difficile de se battre contre les gros joueurs de l’industrie? «Au début, on aurait pensé que oui. Mais, dans les premiers contrats où on a compétitionné contre ces gros joueurs-là, c’était justement le RTC, Soprema et l’amphithéâtre [d’Edmundston], et les trois, on les a décrochés. [...] On est capable de les battre!»

Le siège social de Creaform
Centre de distribution de FedEx