Roche passe le test de l'AMF

La firme de génie-conseil Roche a obtenu l'autorisation de l'Autorité des marchés financiers (AMF) requise pour conclure des contrats avec le gouvernement du Québec et les organismes publics québécois.
L'entreprise, dont le siège social est situé à Québec, en a fait l'annonce, mardi, par voie de communiqué. Contrairement à d'autres firmes soupçonnées de collusion et de corruption, Roche n'a jamais été sanctionnée par l'AMF bien que des pratiques douteuses aient été exposées devant la commission Charbonneau. L'organisme d'encadrement des marché financiers a toutefois mis près d'un an à étudier le dossier de Roche, déposé à la fin de 2013. Comme toujours, l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a été consultée. 
Marie-Christine St-Pierre, directrice des communications de Roche, fait valoir que des changements organisationnels ont été initiés dès l'été 2013 avec l'arrivée du nouveau président et chef de la direction, Alex Brisson. Des dirigeants ont dû quitter, des mécanismes de contrôle ont été ajoutés, un code d'éthique et de conduite a été imposé, un commissaire à l'éthique indépendant a été nommé. 
L'entreprise emploie actuellement 1300 personnes réparties dans une quarantaine de bureaux. C'est une centaine de moins qu'à pareille date l'an dernier. Roche a déjà compté près de 2000 employés. 
Cela fera bientôt deux ans que l'autorisation de l'AMF est nécessaire pour que des entreprises puissent obtenir ou renouveler des contrats publics au Québec. Tous les contrats de 5 millions $ ou plus sont désormais visés.