Risque de bulle immobilière à Vancouver et Toronto

La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a estimé mercredi que le marché immobilier des villes de Vancouver et Toronto comporte des signes inquiétants de bulle immobilière.
«Vancouver et Toronto montrent maintenant des signes élevés» d'une surchauffe du marché immobilier, selon cet organisme parapublic.
Ces signes «sont passés de modérés à élevés à Vancouver» avec une «combinaison de facteurs» comme la «surchauffe, l'accélération des prix et la surévaluation».
À Toronto, la SCHL a relevé «l'accélération des prix et la surévaluation» des logements.
L'étude de la SCHL vient confirmer les tensions sur les marchés immobiliers de ces deux métropoles où les autorités locales tentent de prendre des mesures pour freiner l'envolée des prix des logements.
La Colombie-Britannique  a annoncé lundi l'imposition d'une taxe de 15% pour l'achat d'un bien immobilier par des ressortissants étrangers et aux sociétés détenue majoritairement par des capitaux étrangers.
Entre-temps, la SCHL a noté que les marchés du logement d'Edmonton, de Winnipeg, de Hamilton, de Montréal et de Québec montraient des signes modérés de déséquilibres.
Les signes problématiques de la région d'Ottawa ont cependant diminué depuis la dernière évaluation de la SCHL.
L'agence a expliqué que les déséquilibres se produisent lorsque les indicateurs de la construction excessive, de la surévaluation, de la surchauffe et de l'accélération des prix s'écartent nettement de leurs moyennes historiques. Avec La Presse Canadienne